Yverdon retrouve une place de finaliste

Yverdon retrouve une place de finaliste

L’US Terre Sainte s’annonçait un adversaire très coriace au Stade Municipal samedi. Les hommes de Patrick Duval ont besoin de points et espéraient bien en ramener au moins un de leur déplacement. Ce qu’ils ont obtenu au final? Rien, sinon une défaite 3-0 qui les garde tout près de la barre, d’autant que Meyrin a eu la très mauvaise idée de battre Echallens. L’USTS, comme la saison dernière, devra sans doute lutter jusqu’au bout.

Il ne reste que quatre matches

Car oui, la saison de 1re ligue touche gentiment à sa fin, déjà. Dans quatre matches, tout le monde sera en vacances. Tout le monde? Sauf les deux ou trois équipes du groupe 1 qui auront la chance d’aller disputer les finales de promotion face à des équipes comme Kriens, Cham, Zoug ou Wettswil-Bonstetten. Il y aura quoi qu’il arrive du très solide en face, on en est persuadés. La bonne nouvelle dans le Nord vaudois? Yverdon, qui avait pris un peu de retard ces dernières semaines, est désormais complètement de retour dans la course. Ce soir, les Yverdonnois sont la huitième et dernière équipe qualifiée, un point devant Gossau, actuel « moins bon troisième ». Pour rappel, les équipes M21 sont hors-course, raison pour laquelle YS est finaliste en étant quatrième.

Yverdon est repassé devant Bavois ce soir

On ne va pas revenir sur le départ de Vittorio Bevilacqua, dont tous les aspects ont déjà été évoqués ici. Reste que depuis l’arrivée de Philippe Demarque, YS a obtenu deux bons nuls à l’extérieur (Azzurri et Fribourg) et deux succès convaincants à la maison (Martigny et Terre Sainte). Mieux, les Yverdonnois sont passés ce soir devant Bavois, l’équipe même qui les avait giflés lors du dernier match de Vittorio Bevilacqua (6-2). Comme quoi, en football… Pour rappel, au premier tour, Yverdon avait terminé invaincu après avoir perdu contre Bavois, enchaînant 6 victoires et 4 nuls pour terminer l’année 2014. Même scénario ce printemps, avec un entraîneur différent? Philippe Demarque, avec huit points en quatre matches, est bien parti pour, en tout cas.

Les quatre dernières parties? YS va recevoir Meyrin et Stade-Lausanne et doit encore se déplacer à Team Vaud et à Monthey. Avec deux victoires et deux nuls, soit exactement la série qu’ils viennent d’accomplir, les Yverdonnois ont de très grandes chances d’être en finale.

Trois buts samedi, inscrits par trois attaquants

Samedi, au Stade Municipal, Yverdon a débuté en 4-2-3-1, avec un trio offensif composé de Juan Manuel Parapar, Edin Becirovic et Matias Chavarria. Les buts? L’Argentin a ouvert la marque, avant que Becirovic n’inscrive sur penalty sa 13e réussite de la saison. Le 3-0 a été inscrit par Dereck Isabella, entré en jeu auparavant. Yverdon a donc soigné ses stats offensives et défensives et profité des défaites d’Echallens et de Bavois, ses deux voisins, pour retrouver une place de finaliste qu’il entend bien garder jusqu’à la fin.

Mario Di Pietrantonio a le choix

Reste une question, laquelle, a priori, ne sera pas tranchée tout de suite: qui sera sur le banc d’Yverdon la saison prochaine? Beaucoup de techniciens, y compris venant d’autres cantons, se sont proposés à Mario Di Pietrantonio. D’autres ont été approchés par le président d’Yverdon ou son entourage. Le banc d’Yverdon attire beaucoup de monde, mais aujourd’hui, Philippe Demarque est assis dessus et personne ne lui a dit qu’il n’y serait plus en juillet. A-t-il une longueur d’avance dans l’esprit de Mario Di Pietrantonio? On n’a pas parlé avec le président d’YS récemment et on ne se permettra pas de penser à sa place.

Philippe Demarque n’hésite pas à faire des choix forts

Reste que le Marseillais est toujours invaincu et qu’il n’hésite pas à prendre des choix forts, lesquels, s’ils ne plaisent pas à tout le monde, ont le mérite de redistribuer les cartes. En quatre matches, ce formateur a déjà sorti deux fois un joueur avant la mi-temps! Eros Pitronaci en a fait les frais à Azzurri, tout comme Ange Nsilu à Fribourg. L’ancien buteur du Mont n’a d’ailleurs pas débuté ce samedi, pas plus que Marco Gabriele, et Anthony Ciavardini a disparu du onze de départ dès l’arrivée de Philippe Demarque. Cela s’appelle ne pas hésiter à se rendre impopulaire. Et comme tous les entraîneurs du monde, tant qu’il gagne, il a raison.

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