Yannis Tafer, impact immédiat

Yannis Tafer, impact immédiat

Cela s’appelle réussir ses débuts, tout simplement. Yannis Tafer a déjà conquis le bouillant public de l’AFG-Arena, qui lui a réservé une ovation dimanche, lors de sa sortie à quelques minutes de la fin face au FC Sion. Le Grenoblois avait auparavant inscrit le 2-0 d’une jolie balle piquée au dessus de Dany Da Silva. Son sixième but de la saison, déjà, qui en fait le meilleur buteur saint-gallois. Pas mal pour un joueur arrivé cet été chez les Brodeurs, quelques semaines après la relégation du LS. « J’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation, mais je suis satisfait de mes chiffres. Six buts, c’est bien », estime le Français de 23 ans. D’autant plus qu’il a ajouté quatre assists à ce total, en 13 matches seulement. Du bon travail, surtout qu’il ne joue pas en pointe.

Placé dans le couloir par Jeff Saibene

Dimanche, face à Sion, il a en effet évolué couloir droit dans le 4-1-4-1 imaginé par son entraîneur Jeff Saibene. Comme depuis le début de saison, en fait, même s’il espérait venir à Saint-Gall en tant qu’avant-centre. La concurrence avec Albert Bunjaku, Goran Karanovic et Dzengis Cavusevic a en effet contraint son entraîneur à le décaler sur le côté. Yannis Tafer ne s’en est jamais caché, il préfère l’axe, mais il a littéralement explosé depuis qu’il joue sur le couloir. La qualité de son pied gauche lui permet de rentrer dans le terrain et de s’y montrer dangereux. Son entente technique avec Marco Mathys saute aux yeux, comme sur le 2-0 dimanche. La balle en profondeur du milieu de terrain international était une merveille, que Tafer a parfaitement conclue. Comme un rappel de ses qualités de finisseur, ce qu’il préfère dans le football. Il est un attaquant de surface, quelqu’un qui sent les coups et c’est tout à l’honneur de Jeff Saibene d’avoir décelé chez lui des qualités d’homme de couloir, que le Français, c’est vrai, avait déjà démontrés en partie à Lausanne.

Enfin une certaine constance?

« Sincèrement, je suis en confiance, je me sens super-bien. Saint-Gall est une équipe solidaire et très soudée », explique l’ancien attaquant de l’OL. Lui apporte cette touche de folie dont le public raffole, ainsi qu’une certaine aisance sur coup de pied arrêté, notamment sur corner. Stéphane Besle (2 buts) et Daniele Russo (3 buts), les deux tours de la défense saint-galloise, adorent recevoir ces ballons brossés. Le Français semble, de plus, avoir trouvé une certaine constance. Son manque d’implication, parfois, pouvait irriter le public de La Pontaise. A Saint-Gall, il ne se bas pas (encore?) sur chaque ballon et il ne sera évidemment jamais le « nouveau Benzema » comme l’avait surnommé à tort la presse française. Mais à 23 ans, il a encore largement le temps de relancer sa carrière. Reste une chose, encore. « Laquelle? », s’inquiète-t-il. L’allemand, non? « Ah ça, vous avez raison, j’en suis encore loin! », rigole-t-il alors, lui qui n’a joué que dans des clubs francophones (Lyon, Toulouse et Lausanne). Il a le temps, encore, étant sous contrat jusqu’en 2017.

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