«Il y a une part d’inconnue, mais surtout d’excitation»

«Il y a une part d’inconnue, mais surtout d’excitation»

Quelques semaines à peine après la promotion en 2e ligue inter, le FC Echichens est de retour sur les terrains. Son président Manuel Choffat se réjouit de cette nouvelle aventure, qui débutera dimanche à 15h avec la réception de Grünstern. Conscient que la force de son groupe a été sa solidarité et son état d’esprit, le staff a décidé de faire confiance à l’équipe en place. Un seul départ est ainsi à signaler, celui de Giorgo Degola en Espagne.

 

Président, on y est, plus que quelques jours…

Oui, on se réjouit beaucoup. La trêve a été courte après les finales, et là, on y est. Pour nos jeunes, c’est génial de découvrir cette 2e ligue inter. Même pour moi! Il y a une part d’inconnue, mais surtout d’excitation. Alain Gendron et notre nouveau directeur technique Mario Fontana ont l’expérience de ce niveau et on compte sur eux pour nous montrer la voie.

Justement, Echichens a grandi en coulisses cet été, avec l’engagement de Mario Fontana. C’est une manière de dire que la 2e ligue inter ne vous fait pas peur?

Non, pas vraiment. On aurait eu envie d’engager Mario même si on était restés en 2e ligue. Ce n’est pas à moi d’assumer la tâche de directeur technique. Je préfère laisser cette fonction à des gens qui connaissent bien le football. Engager Mario, c’était une opportunité suite à son départ de Pully et cela témoigne d’une volonté de construire le club, de fortifier ses structures. Promotion ou pas.

La 2e ligue inter, c’est un meilleur niveau, mais c’est aussi plus d’argent à dépenser. De ce côté-là, pas de mauvaise surprise?

C’est vrai que c’est plus cher, bien sûr. Pour être très clair, on n’a pas encore complètement bouclé le budget, mais on va y arriver. Je n’ai pas trop de soucis de ce côté-là. Je n’en ai d’aucun côté, d’ailleurs! Pour l’instant, on est vraiment dans la découverte et l’envie de bien faire.

Vous allez voyager en bus?

Trois fois. Au Locle, à Lyss et à Grünstern. Sinon, on fera tout en voiture.

On a peu entendu parler de vous ces dernières semaines. Pas de gros coup sur le marché des transferts, rien…

On a été actifs, quand même. Mais c’est sûr qu’on n’a pas voulu tout chambouler. Nous n’avons qu’un départ, celui de Giorgio Degola. Il va dans une Nike Academy, à Malaga. Une jolie opportunité pour lui.

Et des arrivées?

Oui, nous avons renforcé le contingent, mais, de nouveau, sans tout bouleverser. Nous estimions, les gens qui connaissent bien le football et moi, qu’il aurait été faux de tout changer. Ce groupe a obtenu sa montée grâce à ses valeurs de solidarité et son état d’esprit. Cela aurait été une erreur de tout changer. On a eu quelques joueurs en test, même avant les finales, qui étaient d’un très bon niveau. Mais Alain a décidé de ne pas les prendre, car l’équilibre est le plus important à nos yeux. Si on voit qu’il ne pourra peut-être pas s’intégrer chez nous, alors tant pis.

Alors, le nom des renforts?

Deux jeunes venus de Renens. Le latéral gauche et capitaine Luis Salgado, qui a été impressionnant en préparation. Il aura une carte à jouer, tout comme l’attaquant Christopher Cibran. Il est passé par Team Vaud, on le connaît bien. Un gros potentiel.

Ensuite?

On continue les duo-packs, avec deux joueurs de Prilly. Mathieu Gendron, fils de notre entraîneur, intègre le contingent cet été, tout comme Nicolas Danizan, milieu de terrain très technique.

Il y a également Kevine Azombo, arrivé d’Echallens. Cela fait cinq.

Oui, vous l’avez déjà annoncé. Il se remet gentiment de ses soucis physiques, on espère qu’il sera opérationnel le plus rapidement possible. Le sixième nom, c’est Eric Bebyack, qui arrive de Vernier. Et enfin, nous accueillons deux jeunes venus de Team Vaud. Pour les avoir vus en préparation, je peux vous assurer qu’ils sont déjà compétitifs.

Et vous retrouvez votre duo d’attaque avec Armel Kazangba et Ali Ramdane. Les deux hommes ont longtemps été blessés.

Oui, c’est un plus. Eux connaissent bien ce niveau et même celui d’au-dessus. Leur expérience et leurs qualités vont nous être utiles et ils seront servis par nos jeunes, comme Gaëtan Girardet et Fabrice De Benedictis. Pour eux aussi, c’est parfait qu’on soit montés. Ils ont une occasion de progresser et de montrer leur potentiel un cran plus haut. Après, comme je vous l’ai dit, Alain Gendron a estimé que l’équipe en place avait tout pour bien faire et je lui fais confiance. Il connaît ce niveau, il sait où on va. Bon, il a eu Stade-Lausanne où l’objectif était de monter. Là, c’est différent. Je lui ai juste demandé de ne pas descendre (rires).

Est-ce que vous allez tout faire pour rester à ce niveau? C’est-à-dire que si vous êtes en danger à Noël, vous seriez prêt à des immenses efforts?

Je comprends bien votre question (sourires). Je ne mettrai jamais le club en danger de manière intentionnelle, c’est ma première réponse. Il y a 18 mois, à Noël, on était relégables et on a fait un effort. Disons qu’on peut envisager faire la même chose si ça tournait mal, mais je suis persuadé que cette équipe va en étonner beaucoup.

A ce point-là?

On verra bien dimanche si on en prend six, vous pourrez effacer cette question et surtout ma réponse! Non, sérieusement, je suis très confiant. On a un début de championnat pas facile, puisqu’on ira à Bulle avant de recevoir La Sarraz-Eclépens dans un derby génial. On se réjouit de recevoir Jean-Philippe Karlen, qui est très apprécié ici. C’est un vrai Echichannais, il a joué ici! Quand j’étais jeune, j’allais le voir à Kriens, c’était une idole. Jouer La Sarraz, c’est parfait, ce sera un beau dimanche. On aime aussi beaucoup leurs dirigeants, Jean-Jacques Borgeaud en tête. Vraiment, cette saison s’annonce bien. Mais de nouveau, il va falloir faire des points pour que cet enthousiasme et cette euphorie restent en place le plus longtemps possible.

Vous pensez déjà à après-demain?

Oui. Notre modèle, il est clair. On veut s’établir en 2e ligue inter pour offrir aux jeunes de la région l’occasion de jouer à ce niveau-là. Quand Gaëtan Girardet va partir, parce qu’il sera l’un des meilleurs joueurs de 2e ligue inter, il faut que son successeur soit prêt. C’est ça, mon idée. Un club que j’aime bien et auquel on peut s’identifier dans l’esprit, c’est Thierrens. On n’a pas vocation à jouer la tête en 2e ligue inter, mais si on travaille bien, on peut y rester et y jouer un rôle utile pour la région.

Categories: 2e ligue inter

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