Vittorio Bevilacqua aura le choix

Vittorio Bevilacqua aura le choix

On a trouvé Vittorio Bevilacqua très calme lors de la défaite des siens face à Burnley (1re division anglaise) vendredi soir à Colovray. Alors, forcément, on lui a posé la question, juste après le match. Alors, coach, plus de coup de gueule depuis le bord de la touche? Comme d’habitude, la réponse a été parfaite. « C’est juste que je suis un peu malade, j’ai mal à la gorge. Mais vous m’auriez vu hier contre le Sporting, c’était le vrai Bevilacqua. J’ai gueulé en français, en italien et en allemand », a rigolé l’Italien du nord. On est rassuré: Vittorio Bevilacqua va bien.

L’entraînement en début de soirée, avec énormément d’exigence

Tout se passe très bien, d’ailleurs, depuis son arrivée au Stade Nyonnais il y a quelques semaines. Le seul souci? « Les kilomètres. Mais bon, je me suis arrangé au boulot à Yverdon, je peux finir à 16h tous les jours. » Sinon, oui, tout va très bien. Les Nyonnais s’entraînent désormais en début de soirée, mais cela n’empêche pas la qualité. De toute façon, avec « Bevi », tout est clair: celui qui n’est pas à 100% a meilleur temps de rester à la maison. Après une année sans entraîner, Vittorio Bevilacqua est en forme et sait exactement ce qu’il veut.

Le dispositif est clair: ce sera un 4-4-2

Son dispositif tactique? Pas de place au doute, ce sera un 4-4-2 en losange. A Yverdon, le technicien aimait le 4-3-3, mais il avait des ailiers de qualité, comme Khaled Gourmi par exemple. Là, à Nyon, après avoir observé l’effectif, il a décrété que ce serait le 4-4-2 et on peut lui faire confiance: il va être cohérent jusqu’au bout. « Je ne fais rien d’autre que m’adapter au contingent. Là, on a Stipe Simunac et Karim Chentouf devant. Les deux ne peuvent pas jouer sur les côtés. Alors, je fais quoi? Je joue avec une seule pointe et cela veut dire qu’ils ne peuvent jamais jouer ensemble? Je ne suis pas fou, hey… ». Alors, il y aura deux attaquants, un numéro 10 (Besnik Salihaj, Alexandre Valente, Ruben Fernandez, Jordan Dalla Vecchia, Quentin Gaillard?), un numéro 6 et deux milieux relayeurs.

Ibrahima Camara suspendu pour débuter

Pour le poste de milieu défensif, Ibrahima Camara est en pole position, mais l’Ivoirien est sous le coup d’une suspension de quatre matches. Pas l’idéal pour débuter le championnat… Son entraîneur a plusieurs idées pour le remplacer lors de ce début de compétition, dont Xavier Hochstrasser, qui a joué la deuxième période face à Burnley à ce poste. Sinon, Oliver Maric sera peut-être prié de monter d’un cran durant le premier mois de compétition. Une chose est sûre: Vittorio Bevilacqua sait où il va avec son 4-4-2 et on est sûr d’une chose: son Stade Nyonnais sera prêt le 3 août face à Bavois.

Difficile de se situer face à des équipes de première division

« C’est bien joli de dire ça, je vous remercie, mais pour l’instant, on ne gagne pas un match! », grince « Bevi ». C’est vrai, Nyon a partagé l’enjeu avec Sion M21 (1-1), puis s’est incliné face au Sporting Portugal (1-3) et face à Burnley (1-3). Mais, forcément, ces deux défaites face à des équipes de première division n’ont rien d’inquiétant, en tout cas vu de l’extérieur. A chaque fois, Nyon a réalisé une bonne mi-temps et même réussi à marquer, tout en se créant des occasions. Face à Burnley, en plus, le Stade a encaissé ses buts sur des erreurs individuelles, pas en étant dépassé par la vitesse du néo-promu en Premier League. Difficile de se situer, donc, face à des équipes de niveau très supérieur. Alors, les deux tests face à Naters, vendredi 22, puis face à Servette M21, mercredi 27, permettront d’en savoir plus sur le potentiel des Nyonnais avant de recevoir Bavois le 3 août pour le premier match de Promotion League.

Attention au nombre de joueurs étrangers

Tiens, au fait, Vittorio Bevilacqua est-il content du recrutement? La réponse ne se fait pas attendre, c’est oui. « Les deux derniers arrivés, Xavier Hochstrasser et Valérian Boillat, c’est parfait. Ils ne sont pas encore en grande forme, mais ça va venir vite. Ce sont les deux recrues que j’attendais », glisse l’Italien. Parmi les petits soucis, le grand nombre de joueurs non formés en Suisse déjà sous contrat. En Promotion League, ils peuvent être cinq au maximum en même temps sur le terrain. Or, le Stade Nyonnais en compte huit actuellement et d’autres sont en test. « Là, il faut faire attention… La semaine, on va tous s’entraîner normalement, mais c’est déjà clair: le vendredi soir ou le samedi matin, il va falloir faire un choix », glisse Vittorio Bevilacqua, bien conscient du problème.

Un contingent très homogène

Mais il y a un très gros point positif: tous les postes sont doublés, ce qui a permis au Stade Nyonnais de présenter deux équipes différentes à la pause face à Burnley, sans que le niveau de jeu n’évolue drastiquement. En clair? Vittorio Bevilacqua aura du choix, beaucoup de choix, au moment de composer son onze de départ. Lui qui aime travailler avec des effectifs restreints, de 20 joueurs par exemple, a à disposition un contingent très homogène, avec des joueurs de niveau sensiblement égal.

Hervé Epitaux pourrait s’engager bientôt

L’effectif du Stade Nyonnais semble donc équilibré et, surtout, il ne devrait plus bouger. Le seul mouvement attendu? Peut-être la signature en prêt d’Hervé Epitaux, latéral droit neuchâtelois ayant joué à Xamax et à La Chaux-de-Fonds. « Ce n’est pas encore fait, mais c’est en discussion », confirme Vittorio Bevilacqua. Sinon? Le président Vartan Sirmakes propose des joueurs arméniens en test, lesquels ont une belle expérience dans leur pays. Ils seront revus lors des prochains entraînements et des prochains matches.

« Ce que je veux? Etre dans les trois premiers à Noël »

Le Stade Nyonnais prépare donc tranquillement sa nouvelle saison, très loin des turbulences de la saison dernière à la même époque. La situation est apaisée et l’ambition est tout simplement de faire le meilleur championnat possible, sans objectif officiel. De toute façon, Vittorio Bevilacqua n’a besoin de personne pour se mettre la pression. « Ce que je veux, moi? Etre dans les trois premiers à Noël, c’est clair », glisse « Bevi ». Quand on lui suggère que ça ferait un bon titre à notre article, il éclate de rire: « Et voilà, vous allez me faire des problèmes… Allez, daï, écrivez comme vous voulez, ça m’est égal! ». C’est bon, on a retrouvé Vittorio Bevilacqua, exactement comme on l’avait quitté.

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