«Un vieux pointu à la 90e ira très bien aussi!»

«Un vieux pointu à la 90e ira très bien aussi!»

Ettore Carro a manqué le premier match des finales face à Echichens (2-2 à l’aller), s’étant blessé au mauvais moment. Le capitaine de Concordia en est évidemment fâché et espère revenir pour le match retour. Après avoir passé la semaine aux cours d’entraîneurs, il se verrait en effet bien être de la partie dimanche… et pourquoi pas en être le héros!

Arrivé voilà huit ans à Concordia, le milieu de terrain de 32 ans n’avait jamais connu les finales, Concordia assurant son maintien chaque saison, sans jamais se trouver vraiment tout près des premières places. Dans le détail, depuis la remontée en 2e ligue à l’été 2003? 7e, 6e, 7e, 8e, 4e, 10e, 7e, 10e, 5e, 6e et 12e.

Au capitaine la parole, à quelques heures de ce match retour, dimanche à 16h au Grand-Record.

Ettore, allez-vous pouvoir jouer dimanche?

Je ne sais pas encore, pour être sincère. Je vais faire les derniers tests avant le match, mais j’espère bien être de la partie, oui. Après, ce sera à l’entraîneur de faire son choix. Il y a un groupe à respecter et j’ai beau en être le capitaine, j’ai été blessé ces derniers jours et peut-être qu’il va estimer qu’un autre, qui a pu travailler comme il faut pendant ce temps, sera plus utile dans le groupe. Et, bien sûr, je respecterais ce choix, même si j’ai très envie d’être concerné par cette finale.

Vous l’êtes quand même, non? Au premier match, vous étiez à 100% avec l’équipe, on se trompe?

Ah non, vous avez raison. C’est clair que je vis assez mal cette situation, ce sont les premières finales de Concordia et je ne peux pas être sur le terrain. En pus, mon frère Massimiliano a également été blessé, et c’est frustrant de ne pas pouvoir partager cette belle expérience. Mais après, comme vous le dites, il y a le cas personnel, mais il y a surtout  l’équipe. Je soutiens l’équipe à fond, je viens même à l’heure des rendez-vous, j’essaie de jouer au mieux mon rôle de capitaine. Je suis là, c’est sûr.

Vous avez toujours été là, dans les bons et les mauvais moments, d’ailleurs…

C’est fou quand même, quand on y pense… On a fait des belles saisons, d’autres moins belles, mais on a failli couler il y a douze mois! On était au bord du gouffre avant ce match de barrage contre Donneloye et là, exactement une année après, on est aux portes de la 2e ligue inter!

Ce qui a changé pendant ces douze mois?

On a jeté les bases de cette réussite à l’hiver 2014, il y a dix-huit mois. On a recréé quelque chose autour de l’arrivée de Marcos Carballo et ce match de barrage nous a encore plus unis. Il s’est passé quelque chose là-bas. Le groupe a vécu quelque chose de fort et le contingent s’est petit à petit étoffé, avec le retour d’anciens et l’arrivée de nouveaux joueurs. Vous savez le moment qui m’a presque le plus plu?

On vous écoute.

Il s’agit de cet hiver. De bons joueurs nous ont rejoint, et on s’est retrouvé à 24 ou 25 à l’entraînement, tous capables d’aller chercher une place de titulaire. Là, je me suis dit qu’il fallait faire un peu attention, que ce qu’on avait construit pouvait être en danger. Mais c’est tout le contraire qui s’est passé! Il y avait plus de concurrence, mais on a eu encore plus de cohésion! Alors forcément, les victoires ont aidé, mais il n’y a pas que ça. Il y a vraiment quelque chose de fort à Concordia en ce moment.

Ce qui explique que vous soyez en finale en ayant une équipe certes de qualité, mais pas exceptionnelle individuellement?

Complètement. Ce n’est pas du tout injuste de dire que c’est notre cohésion qui nous a amené là. On a des bons joueurs, attention, mais sans cet esprit de groupe, vous ne seriez pas en train de m’interviewer avant le match retour des finales.

Un club comme Concordia, sans argent, peut-il se maintenir en 2e ligue inter?

Alors ça, c’est une grande question! Je dirais que oui, justement avec cet esprit de groupe et cette cohésion sur le terrain. Se maintenir, c’est possible, mais c’est sûr que ce serait difficile. Le niveau est plus élevé, je ne vous apprends rien, mais je pense qu’en jouant de la même manière, avec le même coeur, on serait compliqués à jouer. Après, il faudrait peut-être amener une ou deux pièces-maîtresses, des joueurs habitués à ce niveau.  Mais bon, je pense qu’il est encore un peu tôt pour que vous me posiez cette question. On a un match à jouer avant d’y penser, je ne sais pas si vous vous rappelez (rires).

Justement, avez-vous un petit regret avec ce 2-2 de l’aller? Vous meniez 2-1, vous étiez un joueur de plus…

Forcément un peu, sur le moment. On avait l’avantage, on était passés devant et là, on s’est bloqués. Je ne sais pas si c’était la peur de gagner, mais je dois dire bravo à Echichens, qui a su rester groupé alors qu’ils étaient en position défavorable. Nous, j’ai de la peine à l’expliquer, mais on a eu peur d’aller inscrire le 3-1, je ne sais pas. Mais je vous rassure, on l’a vite évacué. Là, on n’a qu’une seule chose en tête: gagner dimanche.

C’est plus facile dans la tête?

Mais oui, pas besoin de faire de calculs. On va aborder ce match comme une finale. Il n’y a jamais eu de match aller, vous comprenez? On a un match de 90 minutes, peut-être de 120, et il faut le gagner. C’est tout. Et croyez-moi, ça, on l’a bien compris!

Vous allez attaquer comme des fous d’entrée?

Je pense qu’il faudra être patients. On ne sait pas comment ce match va tourner, mais il va durer 90 minutes ou plus. Si on marque le but vainqueur à la 90e, ça m’ira très bien.

Une reprise de volée sous la latte d’Ettore Carro, entré en jeu un peu avant?

Je signe tout de suite! Non, en fait, je peux même viser moins haut: un vieux pointu à la 90e ira très bien aussi!

 

FC Echichens – FC Concordia, dimanche 21 juin à 16h au Grand-Record

Match retour des finales de promotion en 2e ligue inter (aller: 2-2)

 

Categories: 2e ligue

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