« Une équipe vaudoise sera promue en Challenge League »

« Une équipe vaudoise sera promue en Challenge League »

A quelques heures de la reprise du championnat de Promotion League, Vartan Sirmakes, président du Stade Nyonnais et nouvel investisseur du Stade Lausanne, a accepté de répondre à nos questions avec sincérité. Extraits.

Vartan Sirmakes, président du Stade Nyonnais

Vartan Sirmakes, président du Stade Nyonnais au siège de Franck Muller à Genthod.

Bonjour, merci de nous accueillir, pouvez-vous nous donner votre sentiment après ces derniers jours quelque peu mouvementés?

C’est simple, je suis venu donner un coup de main au club, sans arrière-pensées. Que préférez-vous que je fasse? Que je laisse couler le club, qu’il fasse faillite et que 650 juniors se retrouvent sur le flanc, Non, je ne marche pas comme ça. En revanche, certaines personnes auraient préféré qu’il disparaisse, vu qu’ils critiquent notre décision d’aider le Stade Lausanne. Maintenant, il est sauvé et nous avons une certitude, une seule, une équipe vaudoise sera en Challenge League! Si SLO se retirait, Bellinzone se serait mêlé à la lutte. Le scénario aurait été différent. Les Tessinois n’ont que quatre unités de retard. Heureusement, on n’en est pas arrivé là… Le combat pour la promotion sera uniquement vaudois. Ça me réjouit, ça vous réjouit et ça réjouira tout le canton dans moins de quatre mois.

Apparemment, il y avait trois solutions pour « sauver » le SLO, une à l’interne, une avec INEOS et finalement un investissement de votre part. La dernière a été choisie, pourquoi?

Car, il n’y en avait pas d’autre. J’ai d’abord voulu éviter de mettre mon nom, mais les circonstances ont fait que ça s’est terminé ainsi. C’est comme ça et maintenant on va régler la deuxième partie du championnat sur le terrain.

Avez-vous pris des décisions pour l’ex-club de Resul Sahingöz?

Non, du tout, j’ai juste exigé que la politique des jeunes soit différente. Il est primordial pour un club de séparer le budget de la première équipe et la pyramide juniors. Dorénavant c’est fait et ça rassure tout le monde.

Je laisse Andrea Binotto, Anthony Braizat et John Dragani s’expliquer entre eux.

L’ambitieux Yverdon a critiqué votre intervention (« Je préfère ne pas monter dans ces conditions »). Qu’en pensez-vous?

Je respecte ce club et son président. Je comprends sa réaction à chaud. Mais je tiens à rappeler que les transferts de Mobulu et Fargues se sont très bien passés et que Nyon ne s’est pas opposé à leur départ. Je préfère ne rien dire de plus. La suite va se jouer sur le terrain. Je laisse Andrea Binotto, Anthony Braizat et John Dragani s’expliquer entre eux.

Lundi 4 mars, c’est la date butoir pour l’envoi de la licence, êtes-vous confiant?

(sourire) Oui, mais on ne sait jamais. L’UEFA a investi 2,5 millions de francs pour améliorer notre infrastructure. Nous allons, par exemple, avoir l’un des meilleurs éclairages parmi les équipes de Challenge League. Tout devrait bien aller pour Nyon, on verra la réponse. On a fait un très gros travail avec l’UEFA et la ville pour arriver à nos fins et dans environ deux mois la lumière sera en place.

Revenons au foot, au vrai, samedi débute le championnat de Promotion League, quel est votre regard sur le mercato de Nyon?

On a peut-être perdu deux de nos meilleurs éléments (NDLR: Fargues et Mobulu partis à Yverdon), mais nous avons engagé des meilleurs (rires). Tiago Escorza est un très bon joueur, qui fera du bien à l’animation offensive. Aurélien Chappuis est un excellent milieu, il nous a fait beaucoup de mal quand il jouait avec Yverdon. Nsiala (Wohlen), est aussi un homme très intéressant. Le gardien Thürkauf (La Chaux-de-Fonds) est un jeune très prometteur au même titre que Jonathan Grossrieder (Team Vaud M21).

Est-ce qu’Ibrahim Tall qui n’a pas évolué souvent lors du premier tour est remis?

Oui et il est très en forme (rires).

Un lion blessé est toujours imprévisible

Est-ce que vous pensez que ces 11 points sont rattrapables?

Ça va être dur, très dur… On fera le bilan après les 3-4 premiers matchs. Est-ce que Stade Lausanne va être encore plus dangereux? Un lion blessé est toujours imprévisible. Tout est possible durant cette deuxième partie. Si, Yverdon et Nyon gagnent contre le leader, il n’a théoriquement plus que cinq unités d’avance.

Mais pour cela il faut tout rafler, ou presque!

Est-ce qu’une équipe a déjà remporté 13 matchs consécutifs en Promotion League? (rires). Ça va être intéressant et passionnant et comme je l’ai dit auparavant, nous avons une seule certitude, le promu en Challenge League sera un Vaudois.

Les formations nyonnaises se portent à merveille. La « deux » est en bonne position (2e du groupe 1 de 2e ligue). Suivez-vous également l’équipe?

Oui, bien sûr, nous sommes attentifs à ses résultats. Ce que j’aime, c’est la jeunesse de cette formation. En plus, elle joue un très beau football dirigé par un homme de Nyon, Yannick Tachet. Il est très jeune (NDLR: 27 ans). C’est bien pour notre club et nous serions ravis qu’elle monte d’un cran, mais il n’y a pas de pression. Nous voudrions surtout que la « deux » remporte la Coupe vaudoise!

En quarts de finale, il y a une affiche intéressante, la connaissez-vous?

(Intervention de Varujan Symonov, directeur sportif): Oui, il s’agit d’un match qui opposera Stade Lausanne à Stade Nyonnais (éclat de rire)!

On se réjouit déjà d’assister à cette rencontre! Dernière question, qu’avez-vous à dire à nos lecteurs qui s’inquiètent de la situation?

Je n’ai rien à défendre, j’ai juste aidé un club à ne pas partir en faillite. J’essaie de le sauver. C’est légitime de ma part. Si Stade Lausanne n’existait plus, ça aurait sali le football, une fois de plus, et je ne veux pas voir ça, une nouvelle fois.

(Crédit photo de couverture: Pierre Maillard)

Auteur

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*