Umberto Galeno: «On vise une place dans les cinq premiers»

Umberto Galeno: «On vise une place dans les cinq premiers»

On va commencer par rendre hommage à Jean-Yves Bonnard. Après deux journées de championnat, l’entraîneur du FC Vallorbe-Ballaigues nous avait prévenu: « Vous verrez, le FC Vallée de Joux sera très fort. Je les vois bien se mêler à la lutte pour les finales. » Erkan Ozcan, le technicien de Bosna, était du même avis, après avoir pourtant gagné… 8-1 contre l’équipe d’Umberto Galeno! Il nous avait déclaré, il y a quelques semaines, que la Vallée serait un sérieux concurrent (lire ici) dans ce groupe 3 pourtant très compétitif en haut de classement.

Dans notre esprit, les Combiers semblaient pourtant un cran en dessous de Vallorbe-Ballaigues, bien sûr, mais aussi de Bosna et Porto Lausanne. Pour tout dire, ils semblaient sur le même plan que le FC Venoge et le FC Valmont, condamnés à se battre pour une 4e place honorifique. Mais, après neuf journées, c’est bien le FC Vallée de Joux qui se trouve en position de finaliste, deux points devant Bosna et Porto. Alors, la Vallée, parti pour y rester et aller jusqu’en finale au mois de juin? On a posé la question à Umberto Galeno, son entraîneur depuis le mois de juin.

Umberto, jusqu’où peut aller votre FC Vallée de Joux?

Je ne sais pas… Ce qui est sûr, c’est que nous sommes contents de notre début de saison, mais il ne sert à rien de s’enflammer. Vous savez, ceux qui parlent beaucoup sont en général ceux qui chutent depuis le plus haut.

On vous a bien fixé un objectif, quand vous êtes arrivé, non?

On m’a demandé de faire mieux que l’année passée. La Vallée avait terminé 7e. Donc voilà, disons que l’objectif est de terminer dans les cinq premiers, ce serait bien. Après, si vous posez la question aux joueurs, ils vont vous répondre qu’ils veulent disputer les finales et ils ont bien raison! Même moi, au fond, j’aimerais bien y aller et amener ce club en 2e ligue. Mais de nouveau, ce n’est pas moi que vous piégerez au jeu de l’interview. Vous n’aurez pas de déclaration fracassante de ma part (rires)!

Aujourd’hui, vous êtes deuxièmes, c’est un fait, pas une déclaration fumeuse. Cela vous surprend?

Bon, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en venant ici. Mais c’est sûr que j’ai un bon groupe, avec de super joueurs.

Yassine El-Aazaoui, Ibrahim Kallo…

Ce sont les deux noms qui viennent spontanément, mais je citerais aussi Arif Acikgoz, vraiment un très bon footballeur. Si on parle de talent pur, alors il ne faut pas oublier Carlos Roca Roig, le jeune Espagnol, qui revient bien. Mais sincèrement, je sais que ça fait un peu bateau à dire ou à entendre, mais j’ai surtout la chance d’avoir un très bon groupe.

Un exemple?

Pas plus tard que samedi dernier, sur le terrain de La Sarraz-Eclépens II. On gagne 2-4 à la mi-temps et deux joueurs se sont expulser. Yassine, justement, et Ivan De Biase. On a joué quasiment toute la deuxième période à 10, puis vingt minutes à 9… et on n’a pas pris de but! La rencontre a fini à 2-4 et cela montre la solidarité de ce groupe. Il y a vraiment un bel état d’esprit. Vous, le journaliste, vous voulez mettre des joueurs en avant, c’est normal, mais je vous dis que la force de La Vallée, c’est son groupe. Vous voulez une autre preuve?

On vous écoute.

On tourne à 90% de présence aux entraînements. Ca aussi, c’est extrêmement motivant pour moi! Un gars comme Arif, il fait une heure de voiture pour venir s’entraîner, ce n’est pas rien. Cela montre l’ambiance qu’il y a. Après, je ne suis pas fou, je sais bien que ça vient aussi des résultats.

Votre message a l’air de passer en tout cas..

Oui, je crois. Pour le moment, je dois dire que ça se passe bien. J’ai été bien accueilli et comme je vous l’ai dit, on peut travailler à l’entraînement, donc ça me convient. Bon, pour l’instant, les terrains sont encore bons, mais je redoute la neige. Je pense que la préparation ne sera pas forcément optimale au printemps, mais on s’adaptera.

La Vallée de Joux, c’est quand même un endroit spécial, non?

Comment ça?

La mentalité, le fait d’être un peu à l’écart… C’est facile de se faire accepter pour vous, qui avez une grande expérience du football « citadin », entre Lausanne et Genève?

Mais oui! C’est vrai qu’il y a un peu moins d’exubérance à La Vallée qu’à Genève, par exemple. Il y a une certaine réserve, mais ça me convient bien. Le président est quelqu’un de très sympathique, qui aime bien tout savoir. Alors, on échange pas mal, sauf quand il veut me parler de la composition d’équipe. Là, je lui dis: « Non, ça c’est mon domaine (rires)! » Je rigole, ça se passe très bien.

C’est lui qui vous a convaincu de venir à La Vallée de Joux cet été?

Oui. J’avais trois propositions. Tout d’abord, un club pas loin de Lausanne, qui me voulait pour sa deuxième équipe, en 3e ligue. J’ai hésité, je n’étais pas loin de leur dire oui. Ensuite, un club de La Côte, qui m’offrait ses A Inter, mais j’avais envie d’entraîner des actifs. Pour moi, c’était clair, c’était non. Et, donc, La Vallée. J’ai fini par opter pour cette option, car diriger une première équipe me plaisait un tout petit peu plus. Et, finalement, je ne suis pas si loin de la maison. J’ai mon magasin de sport à Genève, donc les trajets jusqu’à la Vallée sont longs en fin d’après-midi. Mais le soir, je rentre facilement chez moi à Marchissy, en passant par Le Brassus. Et je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix, vu ce que j’ai trouvé ici. Les installations sont top, l’équipe motivée et bonne. C’est parfait.

Pour combien de temps vous êtes-vous engagé?

Une année.

Vous allez faire le point bientôt?

On le fait toutes les semaines (rires)!

Vous vous imaginez rester?

Pourquoi pas? Je suis ouvert à tout, mais ce n’est pas vraiment le moment de déjà y penser. Il faudra tout prendre en compte, mes contraintes professionnelles, l’envie du groupe, la mienne, les offres que je reçois (rires)… Si le Real Madrid m’appelle, vous pouvez déjà écrire que j’y vais (rires). Non, plus sérieusement, nous sommes en octobre, ça ne sert à rien d’en parler.

La préparation d’hiver, vous l’appréhendez un peu?

Oui, comme je vous l’ai dit avant, mais j’ai trouvé une parade, qui permettra de joindre l’utile à l’agréable.

Laquelle?

J’ai inscrit le club au championnat suisse de futstal! J’adore ce sport et il nous permettra de bien nous préparer. On commence en 1re ligue et on fera un tournus avec les joueurs. Je ne force personne, ce sera en marge de la préparation, mais je suis convaincu qu’il s’agit d’une bonne chose, à tous les niveaux. On pourra se faire plaisir tout en continuant à se voir et en entretenant le physique.

Categories: 3e ligue

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*