Trois questions à Sébastien Le Neün

Trois questions à Sébastien Le Neün

Sébastien Le Neün (26 ans) est arrivé à l’été 2013 au Stade de Copet. Ce défenseur intransigeant s’est tout de suite adapté et a gagné sans délai sa place dans le onze de base. Formé à Laval, il a ensuite fréquenté divers clubs de CFA ou CFA 2 (Viry Chatillon, Malesherbes, Maccabi Paris, Alfortville) avant de découvrir la Suisse.

Samedi, jour de la reprise du championnat de 2e ligue inter, le numéro 4 veveysan était bien titulaire lors de la réception d’UGS. Les joueurs d’Ugo Raczynski se sont imposés 2-0 devant un joli public, grâce à des buts de Jonathan Caeiro (reprise dans les seize mètres) et à un superbe solo de Mickaël Dogbé, en fin de match. Couplée à la défaite de Stade-Lausanne-Ouchy à Signal-Bernex (1-0), cette victoire permet à Vevey de revenir à… un point du leader, qui doit se déplacer dans deux semaines à Copet, le samedi 22 mars! Un match qui sent déjà la poudre… Croisé à la sortie du terrain quelques secondes après le succès face à UGS, Sébastien Le Neün l’attend en tout cas avec impatience.

Sébastien Le Neün, un succès mérité pour Vevey ce soir, non?

Oui, je crois. On a souffert au début, ils nous ont pressés haut. On n’était vraiment pas bien dans le match. Peut-être qu’on les a sous-estimés un peu, je ne sais pas… On s’est dits qu’il fallait rester compact, et très solides derrière. On sait qu’offensivement, on peut faire la différence à tout moment. Vous l’avez vu ce soir: Jonathan Caeiro marque, et il est remplacé par Mickaël Dogbé… qui marque aussi! Et c’est tout le temps comme ça. Donc on sait que si derrière on fait ce qu’il faut, on aura les possibilités d’aller gagner. Si on veut réussir quelque chose dans ce championnat, ça passera par le fait d’être costauds en défense.

« Réussir quelque chose », ça veut dire aller chercher la première place?

Ca veut dire rester le plus longtemps possible au contact de Stade-Lausanne (sourire). Ils viennent ici dans deux semaines, et on attend ce match avec impatience, surtout après le 7-2 de l’aller. Celui-là, je l’ai en travers de la gorge, et je vous assure qu’il a du mal à passer auprès de tout le monde. Après, non, dans le vestiaire, on ne parle pas de promotion. Mais on a envie de rester tout près. Pour voir… Avant de recevoir Stade, il faut déjà aller à Perly-Certoux le week-end prochain. Et je peux déjà vous dire que ce ne sera pas facile là-bas.

À titre personnel, il s’agit de votre première expérience hors de France. La Suisse, vous aimez?

Oui, je me sens bien ici. Je suis arrivé à Vevey par l’intermédiaire de Mickaël Dogbé. J’aurais pu aller plus tôt en National, à Fréjus, mais je me suis blessé et cela ne s’est pas fait. J’ai choisi de venir ici, et je ne le regrette pas. J’ai un travail qui me plaît, je me sens bien dans la vie et sur le terrain. « Micka » et moi, on savait qu’on arrivait dans un collectif qui tournait bien, qui venait d’obtenir la montée. La pire erreur qu’on aurait pu faire, c’était d’arriver en terrain conquis. On est venus, on a essayé de s’adapter au jeu de nos coéquipiers, et on avait la volonté de ne pas faire trop de bruit. C’est comme ça qu’on s’adapte, en tout cas à mon avis. Tout le monde a facilité notre intégration, et je peux dire que je me sens très bien ici. Le jeu est moins rude qu’en France. J’ai joué dans la région parisienne, et je peux vous dire que les duels sont plus disputés qu’ici, ça c’est clair. Mais ici, ça joue bien, ça pose le ballon.

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