Trois questions à… Patrick Isabella

Trois questions à… Patrick Isabella

Le FC Renens a obtenu la victoire qu’il lui manquait pour assurer son maintien en 2e ligue inter. En battant Signal Bernex mardi soir (6-2, doublé de Christophe Meoli, triplé d’Hakim Khadrouche et but d’Armel Kazangba), les hommes de Patrick Isabella ne peuvent plus être rejoints et vont donc tranquillement terminer une saison agitée en coulisses. Le président Alfonso Forgione va s’en aller, tout comme Patrick Isabella, à la recherche d’un nouveau défi. Il peut donc partir la tête haute, fier du travail accompli: le FC Renens sera toujours en 2e inter l’an prochain.

Patrick Isabella, une belle victoire pour terminer et assurer le maintien, cela peut être perçu comme un soulagement, non?

Oui, c’est le bon mot. Ce deuxième tour n’a pas été facile à gérer, avec tous les aspects extra-sportifs. On a perdu beaucoup de joueurs à la pause hivernale, mais on a su faire les points qu’il fallait. Il faut féliciter les joueurs, qui ont fait les efforts nécessaires, dans des conditions pas idéales pour eux.

Et les matches renvoyés ne vous ont pas aidés! Là, vous devez jouer quatre matches à la maison en dix jours!

C’est sûr! Et avant, on a joué deux matches en un mois… Cela ne nous a pas permis de trouver notre rythme, mais les joueurs ont été admirables. Ils ont vraiment donné leur maximum, ce qui nous a permis de nous sauver.

Quel est votre avenir? On a cru entendre que vous quitteriez Renens au terme de cette saison…

Oui, c’est vrai, je l’ai annoncé aux joueurs et au comité. J’étais venu ici en 2e ligue, par amitié pour le président Alfonso Forgione. Il a annoncé sa démission pour la fin de la saison, et j’ai décidé de m’en aller aussi. Je suis arrivé au maximum de ce que je pouvais faire ici, il n’y pas les moyens pour aller plus haut, en tous les cas aujourd’hui. Mon but aujourd’hui? Retrouver une équipe de 1re ligue. J’ai besoin d’un challenge. A Malley, en dix-huit mois, j’ai atteint deux fois les finales de promotion en Challenge League, j’ai prouvé pouvoir faire du bon boulot. J’ai eu des contacts avec Yverdon Sport, mais ils ont choisi une autre option (Adrian Kunz, Ndlr). J’ai deux-trois contacts dans le football vaudois, mais il est encore un peu tôt pour en parler. Laissons le championnat se terminer, et on en saura plus.