Trois questions à Mickael Castejon

Trois questions à Mickael Castejon

Le gardien de Stade-Lausanne-Ouchy (2e inter) repart pour une saison à Vidy, malgré la déception de l’an dernier et de nombreuses offres reçues à l’intersaison. Juste après la défaite face à Yverdon (1-0, but de Juan Rodriguez), l’ancien gardien de Baulmes et du LS a accepté de répondre à nos questions.

Mickael Castejon, pourquoi être resté au SLO cette année?

Par respect pour le président, M. Charles Berney. Il m’a tendu la main à des moments où j’en avais besoin, et je ne parle pas seulement d’argent. Il m’avait donné un bon de sortie, pourtant. Il m’a clairement dit que je pouvais aller discuter avec d’autres clubs. Et j’ai eu des téléphones, de Challenge League, de 1re ligue, notamment de clubs qui viennent de monter… J’aurais pu y aller, c’est sûr, mais j’ai réfléchi. Et j’ai décidé de refaire une saison ici. Bien sûr que j’ai hésité, j’aurais aimé connaître un nouveau challenge, mais j’ai pris ma décision et je n’en changerai pas: je suis à Stade cette saison. Et nous avons un très bon entraîneur, Andrea Binotto. Cela a compté également dans ma décision, mais la raison principale, c’est le respect et la reconnaissance que j’ai pour M. Berney.

Comment sentez-vous le championnat à venir? Avez-vous digéré la déception de l’an dernier?

Ouh là… C’était dur à encaisser. On a perdu trois points sur le tapis vert, et le match important contre les Azzurri, on aurait déjà dû mener de trois longueurs à la mi-temps… Il nous a manqué de l’expérience dans les moments-clés. C’est la philosophie ici, beaucoup de jeunes joueurs et quelques éléments plus expérimentés. On ne va pas se plaindre, c’est comme ça ici, mais c’est vrai qu’un peu plus de maturité nous aurait sans doute permis de passer l’épaule. Juste pour dire, on a fini la saison avec 59 points en 26 matches, et seulement 22 buts encaissés. La 2e ligue inter nous a même écrit pour nous dire que c’était historique d’avoir effectué 14 blanchissages. Apparemment, ce n’était jamais arrivé. Et pourtant, on ne monte pas. C’est frustrant.

L’objectif cette année? L’arrivée de l’attaquant d’Echallens Quentin Rushenguziminega va-t-elle vous pemettre d’enfin accrocher la promotion?

Monter. Cela a été annoncé, c’est dit, c’est officiel. On aura des concurrents, attention! Signal Bernex monte une grosse équipe, notamment. Nous, on a pu garder la majorité de l’effectif et c’est vrai que l’arrivée de Quentin va nous faire du bien offensivement. C’est un super-joueur et un super-mec. Et l’an passé, on dominait tout le temps, mais on n’arrivait jamais à concrétiser. Cette année, on compte sur lui pour en claquer quelques-uns!

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