Trois questions à… Marco Simone

Trois questions à… Marco Simone

Le Lausanne-Sport s’est rendu pour la troisième année à Leysin pour un « camp d’oxygénation » hivernal de trois jours. Marco Simone et Henri Atamaniuk découvraient la station vaudoise, et ont apprécié. « On a inventé un sport avec l’équipe ce matin. Un mélange de balai, de foot et de hockey, c’était sympa », a rigolé l’Italien. Ses joueurs ont eux aussi apprécié l’intermède. Ils ont en effet passablement souffert cet hiver, au cours d’une préparation physique très poussée, laquelle les a vus s’entraîner parfois… trois fois par jour! Henri Atmamaniuk précise: « Depuis que nous sommes arrivés, nous avons vu une nette amélioration de l’équipe. Marco a su leur redonner une certaine confiance, et nous avons bien travaillé physiquement et techniquement. Le moral va mieux. »

Marco Simone, quel bien vous fait ce stage à Leysin?

C’est très bien d’être ici, vraiment très bien. On peut se retrouver entre nous, mais on n’oublie pas de travailler physiquement. Mercredi, c’était le jour où les joueurs pouvaient s’amuser. Mais mardi, on a fait une grande sortie en raquettes, et on en aura une de trois heures jeudi. Les bonnes choses qu’ils ont mangé mercredi, ils vont les payer là (rires).

Allez-vous dégager une équipe-type au style « commando » ou allez-vous concerner le plus de monde possible? Il y a deux écoles…

Tout le monde aura sa chance. C’est ça, ma philosophie. Il n’y a pas d’équipe-type, ce sont les meilleurs qui joueront, c’est tout. Avoir 11 joueurs sûrs de jouer? Ce n’est pas pour moi. On va fonctionner comme on a fonctionné depuis qu’on est arrivés. Je ne fais aucune différence entre les jeunes et les anciens. Si j’estime qu’un joueur est le plus à même d’apporter à l’équipe, c’est lui qui sera sur le terrain. Si c’est un jeune, il apportera ses qualités, et cela n’enlève rien aux qualités de « l’ancien ». Ce n’est pas une question de mérite, car tous méritent de jouer. Depuis que je suis arrivé, je n’ai vu personne tricher. Mais il y en a qui n’ont pas joué, ou peu, parce que j’ai estimé que d’autres étaient plus performants à ce moment-là.

Pourquoi n’avoir organisé qu’un match amical, perdu face au Mont? Sion, par exemple, en a une demi-douzaine…

Sion, pour vous, c’est une référence? Pas pour moi. Vous m’auriez dit Bâle, j’aurais mieux compris… La préparation d’hiver est très courte, je ne vois pas l’intérêt de faire six matches amicaux, avec le temps de récupération nécessaire. En été, oui, ça m’intéresse plus. Mais là, je pense qu’il est mieux de préparer des séances poussées plutôt que de disputer des matches amicaux. Si je prends l’exemple du match face au Mont, on a dû faire appel à neuf joueurs des M21 qui avaient joué le jour d’avant. C’est un peu faussé, et ce n’est pas une référence. On doit travailler physiquement, car l’équipe en a besoin. Sion avait peut-être fait ce travail l’été dernier et n’en a pas besoin. Nous, oui, on en a besoin. C’est un choix, et je l’assume.

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