Trois questions à… Manuel Gonzalez

Trois questions à… Manuel Gonzalez

Le FC Renens n’est pas largué, en 2e inter. Même après l’été très agité du club du Censuy, et le départ de son président-mécène Alfonso Forgione, le FCR tient la route en 2e inter. Le jeune effectif de Manuel Gonzalez a énormément de mérite et ne lâche rien. Avec sept points, soit le même nombre que le FC Vernier, premier non-relégable, le maintien est un objectif réalisable. Le dernier match, un nul 3-3 sur le terrain de Dardania Lausanne, s’est révélé particulièrement encourageant. Même si les Renannais menaient 1-3 à un quart d’heure de la fin… Les trois derniers matches avant la trêve sont abordables: Vernier ce vendredi au Censuy, Plan-les-Ouates et Collex-Bossy. Six ou sept points? C’est jouable. Mais une partie du pari est déjà gagné: Renens n’est pas largué, contrairement à l’ES Malley, qui semble déjà condamné à la relégation.

Manuel Gonzalez, ce point est-il bon à prendre ou y a-t-il un peu de déception chez vous?

C’est toujours la même chose: avant le match, j’aurais signé pour un point. Mais quand on voit ce qui s’est passé pendant les 90 minutes… Oui, il y a un petit regret, mais je sais que c’est un bon résultat de faire match nul à Dardania. Nous nous sommes bien battus, on a un gros état d’esprit. Depuis le match contre UGS, en Coupe suisse, j’ai décidé de faire jouer un peu plus les jeunes. Et ils me le rendent bien. On a battu UGS, et on a fait des points en championnat. Alors bien sûr, les joueurs d’expérience sont là, ce sont eux qui portent l’équipe. Je pense à Burak Demircan, dont le retour nous fait du bien, mais aussi à Toumi Trabelsi et à Nelson Teixeira, même s’il est un peu moins bien ces temps. Les « anciens » assurent, mais les jeunes ont beaucoup progressé. Le travail que l’on a fait depuis l’été paie. J’en étais convaincu: on jouait bien, mais on manquait d’un peu de réussite, d’un peu de concentration… Et là, les points rentrent. Cela prouve que l’on est dans le juste.

Au début de championnat, vous étiez condamnés d’avance aux yeux de beaucoup de monde. On entendait volontiers que Malley et vous étiez condamnés. Pensez-vous que le regard des gens ait changé?

J’ai entendu la même chose que vous, bien sûr. Et pour l’instant, on est encore sous la barre. Mais nous ne sommes pas ridicules et je n’entends personne rire. On a perdu à la dernière minute à Stade-Lausanne, où pas mal de monde a pris des claques. On a eu tous les cadors au début, mais on n’a rien lâché. Là, il nous reste trois matches jusqu’à la trêve. Autant vous dire qu’on les aborde avec les crocs. Après, ce qui m’importe, c’est de garder tout le monde. On a un jeune comme Onur Yildiz, qui est en train d’exploser. Il a marqué les trois buts contre Dardania… Est-ce qu’on va pouvoir le garder? Et Toumi Trabelsi, va-t-il rester? On l’espère. On fait tout pour leur donner envie.

A ce sujet, où en est la situation financière de votre club?

C’est compliqué, encore et toujours. Il n’y a pas eu de miracle depuis le mois d’août… Mais on essaie d’en faire abstraction. Et je crois pouvoir dire qu’on y arrive. Les gars sont là trois fois par semaine, et on est presque toujours vingt à l’entraînement. C’est ce qui nous permet d’y croire! Chaque week-end, je dois me priver de trois joueurs, car la feuille de match est trop petite! Leur état d’esprit est exceptionnel, je me permets de le dire. Je suis persuadé qu’on va se sauver. On va se battre jusqu’à la fin, mais on progresse, on prend des points. On va s’accrocher.