Trois questions à Andrea Binotto

Trois questions à Andrea Binotto

En battant Signal Bernex 4-0 (doublé de Quentin Rushenguziminega et buts d’Andreas Soos et de Nicolas Tebib) lors de la première journée du championnat de 2e ligue inter, Stade Lausanne a envoyé un signal fort au reste du championnat. Andrea Binotto et ses hommes ne seront pas là pour rigoler cette saison. Après avoir terminé deux années de suite à la deuxième place, les Stadistes veulent faire mieux. « Et pour faire mieux, il n’y a pas beaucoup de place », sourit leur entraîneur.

Petite parenthèse, déjà, samedi, avec le déplacement à Kreuzlingen (2e inter) pour le compte des 1/32e de finales de la Coupe suisse. La qualification est jouable, et nous en parlerons tout prochainement dans une présentation générale des matches des clubs vaudois qualifiés.

Andrea Binotto, vous attendiez-vous à gagner aussi largement pour ce match de reprise?

Non, mais on ne va pas s’en plaindre. Ce n’est qu’un match, attention, et on sait qu’il manquait des joueurs à Signal Bernex. C’est le début de saison, les effectifs ne sont pas encore en place, mais c’est le cas partout. Ce résultat est cependant à prendre avec les réserves nécessaires d’un match de reprise.

Quand même, beaucoup de monde présente Signal comme votre principal rival pour la première place…

Qui dit cela? Il y a Signal, peut-être, mais il y aussi Servette M21, et je n’oublie pas Collex-Bossy et Perly-Certoux du côté de Genève… Et Sierre ne sera pas facile à battre. Il y a beaucoup d’équipes qui peuvent jouer le haut du classement. On en fait partie, bien sûr. Mais il ne sert à rien de parler des objectifs aujourd’hui, si tôt dans la saison. Si vous me posez la question, bien sûr que je vous réponds qu’on veut progresser par rapport à la saison dernière. Le groupe est en place, on se connaît. Finir troisième ou quatrième, ce serait une déception, c’est clair, mais, de nouveau, il ne sert pas à grand chose de parler.

Vous l’avez dit, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais on a l’impression que l’arrivée de Quentin Rushenguziminega vous a apporté la percussion et l’efficacité qui vous manquaient l’an dernière. Partagez-vous ce constat?

Oui. Non seulement il a marqué deux buts ce week-end, mais il a été précieux dans le jeu. Avec lui devant, on peut développer encore plus nos actions, il est bon dans les relais. Il nous offre davantage de possibilités. Il a encore un peu de déchet devant le but, mais c’est normal. Il a eu quelques occasions qu’il n’a pas converties, mais il se les est créées. On sait qu’avec lui, on aura plus de chances de buts, et plus de buts. Mais le danger est peut-être de trop se reposer sur lui, justement. On le voit parfois, lorsqu’un joueur manque, une équipe ne sait plus jouer. Et il est délicat de tout miser sur un élément. Il peut se blesser ou avoir une mauvaise passe… Et à ce moment-là, on fait quoi? On doit être capables de gagner sans lui, et on doit travailler pour avoir les solutions offensives même s’il n’est pas là.