«Trois montées en Promotion League, je crois que personne ne l’a fait»

«Trois montées en Promotion League, je crois que personne ne l’a fait»

Azzurri 90 a un nouveau renfort! Nordyn Jaggi a 24 ans et veut retrouver le fil d’une carrière interrompue ces derniers mois. Le Fribourgeois a été repéré très tôt par Grasshopper, en 2008. Il avait alors 17 ans et Murat Yakin, lui-même, avait décelé un sacré potentiel chez ce joueur. A Zurich, il a évolué avec les M18 et les M21 des Sauterelles, sans forcer les portes de la première. De là, il est parti à Breitenrain, puis à Köniz, avant de redescendre de trois échelons en 2014, d’abord à Langenthal, puis à Morat (2e ligue fribourgeoise). Ses ennuis de santé sont derrière lui et désormais, il ne vise plus qu’une chose: retrouver son meilleur niveau et flamber avec Azzurri. Interview avec un jeune homme posé, mais encore ambitieux.

 

Nordyn, pourquoi Azzurri? Jouer au niveau régional, cela ne vous plaisait plus?

Azzurri, c’était le choix idéal pour moi, tout simplement. C’est vrai que depuis mon départ de Köniz, j’ai découvert le football purement amateur, en 2e ligue fribourgeoise, mais je suis très content de revenir à un niveau supérieur. Vous savez, je suis un grand consommateur de football, je m’intéresse à tout de très près.

Ah oui?

Comme tous les joueurs de foot, non? Enfin, je crois! Je suis vraiment tout, de la Promotion League à la 2e ou 3e ligue, je connais toutes les équipes. Cela fait longtemps que j’entends parler d’Azzurri, j’ai suivi leurs montées successives. Je connais tout leur parcours.

Donc vous avez vu qu’ils attendent de monter depuis deux ans…

Oui, bien sûr, et j’ai tout de suite compris en parlant avec le président qu’il fallait obtenir la montée en Promotion League. C’est une priorité, il me l’a bien fait sentir, et ça m’a plu. Et une fois qu’on sera en Promotion League, il sait déjà qu’il veut encore monter d’un échelon. Faire partie de ce projet, c’est excitant. Surtout que j’ai un objectif personnel très clair!

Lequel?

Je suis quasiment sûr qu’aucun joueur n’est monté trois fois en Promotion League! Et comme j’ai déjà deux montées à mon actif, à Breitenrain et à Köniz, je vise le hat-trick. Ce serait une sacrée fierté pour moi.

C’est vrai qu’on oublie que vous n’avez que 24 ans…

J’ai quand même déjà une petite expérience, oui. Je me sens jeune, mais en même temps, j’ai des choses à apporter de ce point de vue-là. Je crois que c’est aussi ce qui a plu à M. D’Attoli.

Vous connaissez déjà des joueurs à Azzurri?

Je connais bien Marco Gabriele, depuis que l’on a été ensemble à l’Académie de l’ASF, à Payerne. On ne s’est pas revus depuis, et je me réjouis de le retrouver. Et puis, il y a aussi Flavio Cassara, qui vient d’arriver. On vient de la même région, on se côtoie très souvent. Sinon, je connais évidemment les joueurs de réputation, comme Luca Scalisi par exemple, mais je ne les ai encore jamais rencontrés.

Au fait, pourquoi avoir quitté Köniz en 2014? Vous étiez un titulaire indiscutable en Promotion League, quand vous n’étiez pas blessé évidemment, et, tout d’un coup, on vous retrouve à Morat!

J’ai eu des ennuis de santé, qui m’ont fait prendre du recul. C’est tout, et c’est vrai que j’ai dû redescendre de quelques crans, mais là, je suis à 100%. Les problèmes sont derrière moi, je suis en grande forme.

Ces derniers temps, vous étiez plutôt un joueur offensif, non?

Seulement ces derniers mois, en fait. A Morat, on peut dire que je jouais en soutien de l’attaquant, mais je suis surtout un joueur polyvalent. A Köniz, je jouais latéral droit et je peux aussi jouer comme milieu récupérateur.

Ah oui! Polyvalent, c’est le bon mot, alors!

Si vous voulez (rires).

Tiens, on y pense, à Morat, il y a Karim Diarra, l’ancien attaquant de Gland, non? Il va bien?

Oui, il a marqué pas mal de fois, c’est un super joueur. Je jouais pas trop loin de lui, justement.

Tiens, encore une chose, vous avez été champion de Suisse de futsal avec Minerva, non?

Oui, deux fois! J’ai même joué les premiers tours de l’UEFA Fustal Cup, l’équivalent de la Champions League, mais j’ai dû arrêter lorsque j’étais à Köniz. Mon contrat ne me le permettait pas.

Vous allez recommencer?

Non, je ne pense pas que ce soit à l’ordre du jour. Peut-être à l’avenir, mais là, je ne pense qu’à Azzurri! Mes blessures sont vraiment derrières, il me reste juste à retrouver le rythme de la 1re ligue, mais je ne me fais pas trop de souci. Je suis le programme d’entraînement que m’a préparé Carl Tchikaya et je serai prêt à la mi-janvier pour la reprise du championnat.

Categories: 1re ligue, Interviews

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*