Tombés les armes à la main, avec honneur

Tombés les armes à la main, avec honneur

Autant la Tchéquie, vainqueur final de cette poule à 4, que la Serbie étaient de belles équipes, dont le niveau en Suisse les situerait toutes deux en 1re ligue, autant ces Bulgares n’avaient rien de féroce. Une 2e ligue, et encore, pas une bonne. Et pourtant, il s’agit du seul match que la sélection ACVF aura perdu lors de sa semaine en Serbie! Un résultat étrange, qui condamne la Suisse à la plus mauvaise place du groupe, la quatrième et dernière, alors qu’il y avait de quoi aller chercher la première ou en tout cas la deuxième. Le football peut être cruel: lundi, il l’a été.

Des occasions à foison en première mi-temps

L’équipe de Jean-Daniel « Tonton » Tharin et Jean-Philippe Karlen devait s’imposer par trois ou quatre buts d’écart et espérer un match nul entre Serbes et Tchèques pour passer. Alors, les joueurs ont tout donné d’entrée, se créant quatre chances nettes de buts, malheureusement sans concrétiser. Aleksandar Ristic, trois fois, et Nelson Longo, une fois, auraient pu inscrire le 1-0 qui aurait peut-être tout changé, sauf le résultat de l’autre match. Au final, il n’y a aucun regret à avoir en ce lundi, puisque les Tchèques se sont imposés face aux Serbes. Même une victoire suisse par 10-0 n’aurait rien changé à l’affaire: éliminés, ils l’auraient été de toute façon, les Helvètes. Mais que cette dernière place est vilaine et injuste…

Les Bulgares ont plongé, l’arbitre aussi

On se permet d’écrire cela, car les Bulgares n’ont absolument rien montré lundi, à part une certaine abnégation. Déjà éliminés au coup d’envoi, les Bulgares n’ont pas cherché à se faire plaisir et à jouer au football, mais ont pourri un match pourtant parti sur de bonnes bases. Alors que la Suisse monopolisait le ballon, tournant autour d’un adversaire dépassé, les Bulgares ont commencé à crier sur chaque contact, à couiner sur chaque duel. Et monsieur l’arbitre a plongé, distribuant jaune sur jaune aux Helvètes, puis un rouge à Jason Brunet, auteur d’un pied en avant réel mais absolument pas dangereux (30e). Une expulsion incroyable, mais qui n’a pas empêché les Suisses d’aller de l’avant, sans parvenir à ouvrir la score. Même à 11 contre 10, les Bulgares n’ont pas cherché à jouer.

A 9 contre 10, cela devenait compliqué

Alors, la 55e minute a bien failli être celle de la délivrance. Nelson Longo, une nouvelle fois admirable de volonté, est allé obtenir un penalty, doublé de l’expulsion du gardien, pour une faute de dernier recours. Arbesjan Lekiqi inscrivait joliment le penalty du 1-0. A 10 contre 10, avec un but d’avance, l’opération « trois buts de plus » redevenait une possibilité bien réelle! Hélas, les Bulgares ont pu égaliser sur un corner direct qui a surpris tout le monde, puis se sont retrouvés à 10 contre 9 suite à l’expulsion très sévère de Mikael Duperret. Pourquoi trop sévère? Parce que la faute à mi-terrain était anodine, que le Bulgare a crié comme personne, et qu’en se relevant, voyant le carton rouge brandi, il a souri de la manière la plus insupportable qui soit à Duperret, qui lui a fait savoir, dans toutes les langues du monde, ce qu’il pensait de son attitude. A 10 contre 9, sur un grand terrain, la victoire devenait très compliquée, malgré tout le coeur montré par cette épatante équipe suisse. Pour l’anecdote, mais surtout pour passer devant au classement, les Bulgares ont inscrit le 1-2 sur un centre dévié par Stéphane Varela dans ses propres buts… Fini, 1-2, et un sentiment d’injustice pour la sélection de l’ACVF, qui aura été moins roublarde et moins maline que son homologue bulgare. On va appeler cela l’expérience.

Une expérience à renouveler?

Alors, le bilan de ce voyage en Serbie? Disons qu’il est sportivement mitigé, avec cette dernière place qui n’a tenu à rien, à un but pris avec deux joueurs expulsés. En fait, cette semaine s’est jouée sur des détails, c’est tout et c’est déjà énorme. Le point fort restera bien sûr ce match face à la Serbie, une sélection de très haut niveau, et ce fabuleux retour dans les dernières minutes. La cohésion et l’état d’esprit de ce groupe ont renversé des montagnes, mais ces joueurs ne s’attendaient pas à autant de vice, car c’est le mot, de la part des Bulgares. Ils préfèrent le combat franc et sincère, comme face aux Tchèques et aux Serbes, deux matches nuls de très bon niveau face à des sélections redoutables et admirables dans leur état d’esprit. Le tour final se fera donc sans les Suisses, mais on se réjouit déjà des qualifications pour 2017. Ce sera en 2016. Avec la Suisse? Avec le canton de Vaud? Il est trop tôt pour en parler, mais pas forcément pour y penser.

 

 

Le bilan de footvaud.ch

 

Les gardiens

Olivier Glauser

Excellent lors du premier match face aux Tchèques, lors duquel il sauve un point, il a également été très bon face aux Serbes. Remplaçant pour le dernier match. Il a vraiment assuré, prouvant qu’il est sans aucune contestation possible l’un de meilleurs gardiens de 2e ligue et cela depuis des années. Sa seule relative faiblesse est le jeu au pied, mais sur sa ligne il est excellent et il n’a pas hésité à sortir dans les airs cette semaine.

Nicolas "Le Jaguar" Jaccard (photo: T. Guillemin)

Nicolas « Le Jaguar » Jaccard (photo: T. Guillemin)

Nicolas Jaccard

Il n’a pas eu de chance lundi. Un corner qui tape devant lui pour le 1-1 et un centre dévié par un défenseur dans ses buts pour le 1-2. Sinon? Les Bulgares l’ont testé en fin de match, où il a pu réaliser un superbe arrêt sur une frappe à seize mètres, mais il n’a pas vraiment eu d’autres occasions de s’illustrer. Un match frustrant, mais il n’a rien à se reprocher, que ce soit sportivement ou au niveau de l’état d’esprit. Lui et Glauser ont passé une semaine à s’entraider, sans aucune animosité évidemment. Cela semble normal, mais ça ne l’est pas toujours.

Les défenseurs

Stéphane Varela

Il a été excellent. A 20 ans, il a montré pourquoi il avait été titulaire en 1re ligue à 17 ans, avec le FC Baulmes. Son calme et sa maturité ont impressionné, sans même parler de son goût pour les duels. Si l’on faisait un classement des joueurs de champ de cette sélection lors de cette semaine, il serait dans les trois premiers, sans aucune discussion possible. Il a relancé plutôt correctement, même s’il a une marge de progression dans ce domaine. Solide comme quoi? Un roc, bien sûr, qui a disputé les trois matches en entier.

Arbesjan Lekiqi

Il a joué 270 minutes de très haut niveau, ne décevant jamais. On l’avait trouvé très bon contre les Tchèques et les Serbes, et un tout petit peu moins contre les Bulgares, peut-être. Mais il a marqué le penalty du 1-0 et, globalement, il a livré une prestation convaincante. Latéral droit pour les deux premiers matches, gauche pour le troisième, il a plus qu’assuré. Lui aussi a joué tout les matches dans leur intégralité. Il est le seul avec Stéphane Varela à avoir accompli cet exploit. On le connaissait évidemment déjà, mais il nous a bluffé par sa classe et son efficacité défensive. Pour nous, le meilleur joueur du tournoi côté suisse.

Henrique De Amorim

Que dire? Il avait été le meilleur joueur de champ du premier match et le moins bon du deuxième, provoquant le penalty du 1-0 et se faisant expulser pour une faute aussi grossière qu’inutile. Logiquement suspendu pour la troisième partie, il a eu le mérite de ne rien lâcher au sein du groupe, restant positif lors des entraînements. Ce garçon a d’énormes qualités, mais a parfois des sautes de concentration qui lui sont préjudiciables et font du tort à l’équipe. Mais quand il est à fond dans son match, pardon, mais quel phénomène! Il pourrait jouer largement plus haut que la 2e ligue inter s’il arrivait à être constant. Il a encore le temps d’y arriver, mais il doit se dépêcher.

Guillaume Salvi

Lui aussi a un potentiel, mais il doit, comme Henrique, travailler sur ses points faibles pour progresser et arriver à jouer plus haut. Si un attaquant a une faiblesse, cela ne se voit pas, il peut compenser par d’autres qualités, mais un défenseur doit être irréprochable dans tous les domaines. Lui est excellent au duel et dans le placement, deux domaines dans lesquels il excelle, mais il doit être plus efficace défensivement et mieux sentir les moments où il doit relancer court et ceux où il doit allonger. Il fait parfois les mauvais choix, ce qui occulte le fait qu’il fasse très souvent les bons. Sur cette semaine, on pourrait lui mettre une note d’ensemble de 8 ou 9, mais trois minutes d’égarement par match lui ramènent sa note virtuelle à 6.

Steven Bonzon

On a tout aimé chez lui. Son jeu, son attitude, son état d’esprit. Remplaçant au premier match, il entre et ne convertit pas l’occasion du 0-1 à la 89e. Il ne dit rien et travaille à l’entraînement. Toujours sur le banc au deuxième match, il entre et se montre décisif, fracassant tout en douze minutes et offrant quasiment à lui tout seul un point inespéré à la Suisse. A l’entraînement, il est toujours à fond et gagne sa place pour le troisième match, comme latéral droit. Il a été bon, voire très bon, que ce soit à 11, 10 ou 9. Exemplaire.

 

Les milieux de terrain

Elmedin Hasanovic

Bon, lui, c’est clair. On avait une très haute estime de ce joueur avant le tournoi et on sort de cette semaine renforcé dans notre conviction: cet homme-là est un patron, un leader qu’on suivrait sur chaque terrain. Il n’aboie pas, il ne commande pas, il incite simplement à le suivre grâce à sa personnalité et à sa classe. La Sarraz doit tout faire pour le garder et continuer à construire autour de lui. Il est né pour être le patron de n’importe quel milieu de terrain.

Jason Brunet

Remplaçant lors du premier match, titulaire et excellent lors du deuxième, expulsé après 30 minutes lors du troisième: cela s’appelle marquer les esprits. Il a les défauts des ses qualités et il doit progresser pour chasser ces gestes qui déplaisent aux arbitres et qui lui coûtent un carton, au minimum, par match. Il est très engagé, il laisse traîner le pied, il harcèle le porteur du ballon, et tout cela conduit parfois à un excès d’agressivité. Etre face à lui est un enfer: il ne lâche jamais rien. Mais les arbitres n’hésitent jamais à sanctionner les milieux défensifs qui mettent la semelle… Le jour où il arrivera à être tout aussi insupportable pour le porteur du ballon en ne prenant aucun carton, il sera un atout majeur en 2e ligue inter.

Léonard Loba

90 minutes lors du premier match, autant lors du troisième et laissé au repos au milieu. Il a été très discret dans le jeu, ne prenant pas de risques et ne perdant que très peu de ballons. Il a énormément couru, s’est montré disponible et très bon dans le jeu horizontal. A Prilly, il trouve parfois de la verticalité, ce qui n’a pas été le cas en Serbie, mais il est évidemment plus facile d’y arriver en 2e ligue. Même à 9, il a tenu bon au milieu, rendant deux copies très propres. A noter qu’il a joué mardi dernier en Coupe vaudoise, le jour avant de partir en Serbie, et qu’il rejoue face à Chavornay jeudi, deux jours après être rentré!

"Misko" Bozic (photo: T. Guillemin)

« Misko » Bozic (photo: T. Guillemin)

Aleksandar Bozic

« Misko » est entré lors des deux premiers matches, se montrant immédiatement dangereux, et a été titularisé lors du dernier dans un rôle inhabituel, celui de couloir droit. Il a été parfait dans l’état d’esprit, se mettant tout de suite au service du collectif. A Chavornay, le jeu tourne autour de lui, ce qui était logiquement moins le cas ici, mais il a démontré de belles choses, rendant admiratifs ses coéquipiers par la qualité de ses longues balles. Ses changements de jeu de 50 mètres ont impressionné beaucoup de ses collègues, qui n’ont malheureusement pas toujours su les convertir. Très bon.

Jérôme Ruch

Titularisé couloir droit lors des deux premiers matches, à gauche lors du dernier, il est sorti à chaque fois en cours de jeu, victime de crampes ou de coups. La preuve, s’il en fallait une, qu’il ne calcule jamais ses efforts et donne tout du moment qu’il est sur le terrain. Si on devait faire une sélection, il serait le joueur que l’on prendrait immédiatement, juste après Elmedin Hasanovic peut-être. Pourquoi? Parce qu’on sait que non seulement il ne trichera pas, mais surtout qu’il donnera jusqu’à la dernière goutte de son sang et de sa sueur. Pas pour lui, pour le collectif. Un guerrier inarrêtable qui, lorsqu’il est moins en réussite offensivement, serait prêt à mourir sur le terrain pour que son adversaire ne passe pas.

Dylan Martini

On va avouer quelque chose: avant de partir en Serbie, on avait un peu l’image d’un joueur très doué, mais plus tourné vers lui-même que vers le collectif. Quelle claque on a pris en le découvrant de plus près! A 20 ans, il est tout le contraire de ce qu’il peut renvoyer parfois: il est altruiste, généreux, fonceur et tourné vers le collectif. Quelle activité sur son côté, quelle rage! Les ballons n’arrivent pas? Il défend comme un fou, va les chercher en bas et prend ses responsabilités. Contre les Serbes, il centre parfaitement pour le 1-2 et inscrit le 2-2 sur penalty. Dans un groupe, il est précieux par sa bonne humeur et son humilité, en plus de ses immenses qualités footballistiques. La vraie découverte, pour nous, cette semaine. La prochaine fois que quelqu’un dit que les jeunes sont trop prétentieux et pas assez respectueux de leurs aînés, on lui envoie volontiers celui-là.

Robin Chabod

Il a joué quinze minutes face à la Bulgarie. Trop peu pour être jugé, surtout qu’il a été blessé en milieu de tournoi, partant à l’hôpital pour un coup qui n’a heureusement révélé aucune fracture. A lui de s’imposer avec Champvent, désormais, pour continuer à progresser et espérer, qui sait, une nouvelle sélection dans le ças où il y en aurait une.

Sacha Clément

La valeur sûre. Partout où il joue, il est bon. Lui aussi, de par son parcours et sa longévité à Champvent, a parfaitement mérité cette sélection. A 34 ans, il ne revivra sans doute pas pareille aventure et il en a profité à fond durant la semaine. Un coéquipier modèle qui a été le premier à encourager les plus jeunes et à leur taper sur l’épaule lorsqu’il voyait sur la feuille de match qu’ils étaient titulaires et pas lui. Un modèle pour tous les footballeurs de ce canton, lui qui a amené le FC Champvent de la 4e à la 2e ligue au fil des années. Il n’était pas tout seul? C’est vrai, mais il était devant.

Fabien Aymon & Guillaume Pasche

Il fallait 18 noms dans la sélection définitive, une fois sur place. Les Suisses étant venus à 20, pour pallier à toute blessure, et Jean-Daniel Tharin a donc dû demander à deux joueurs de ne faire que les entraînements. Dès le mardi soir, Fabien Aymon et Guillaume Pasche savaient qu’ils seraient les deux « surnuméraires » et ils ont bluffé tout le monde par leur réaction. Une demi-heure de déception, c’est tout, et tout le reste à fond. Ils ont passé une semaine à s’entraîner aussi fort que les 18 sélectionnés, étant souvent les meilleurs aux entraînements. Pasche a même fait office de « préparateur physique », préparant les échauffements de match et a également été efficace comme « aide-soigneur » de Lianel « Doc » Lauper. « Tonton » a dû prendre une décision extrêmement difficile, mais les deux hommes ne lui en ont pas tenu rigueur. Si deux hommes méritent d’être mis en avant, il s’agit bien de ces deux-là. Pas un état d’âme, que ce soit en public ou en privé, pas un éclat de voix et un rôle ultra-important. Chapeau, messieurs.

 

Les attaquants

Aleksandar Ristic

Il a marqué le premier but de la sélection suisse et le seul dans le jeu. Lui aussi a été parfait dans l’état d’esprit, ne laissant transparaître aucune amertume de ne pas être titulaire lors des deux premiers matches. Il a été récompensé par une titularisation lors du troisième, se procurant plusieurs grosses occasions et combinant bien avec Nelson Longo. Il a manqué de réussite et est ensuite passé en milieu défensif quelques minutes, puis sur le côté gauche, sans rechigner un seul instant. Un vrai joueur de collectif. On lui fixe maintenant un défi personnel et on veut le voir y arriver, parce qu’on sait qu’il en est capable: on lui donne déjà rendez-vous en juin pour lui remettre le trophée du meilleur buteur de 2e ligue. Albino Bencivenga et Salvatore Barbaro sont à 9 réussites, lui en est à 3. Un chiffre? On veut qu’il en mette 30 cette saison. Pas un de moins.

Nelson Longo

Nelson Longo n'a peur de rien et surtout pas de se faire mal (photo: T. Guillemin)

Nelson Longo n’a peur de rien et surtout pas de se faire mal (photo: T. Guillemin)

Le buteur du FC Thierrens est une machine. Avec quatre points de suture sur l’arrière du crâne, il est allé au duel à chaque instant. A l’entraînement dimanche, il est même allé tacler le mur, alors qu’il avait un bandage sur le crâne et qu’il sortait d’une heure à l’hôpital le jour d’avant! Et le pire, c’est qu’on a bien cru que le mur allait tomber avant lui… Pendant un match, un troupeau de boeufs entrerait sur le terrain qu’il les assommerait un à un et on n’est même pas sûr d’exagérer. Quand il court, la terre tremble, et les adversaires aussi. Le terme « avant-centre de combat » a été inventé pour lui. Enorme dans l’impact, il a souffert dans le jeu, ce qui est logique, seul en pointe. Lors du dernier match, associé à Ristic, il a enfin pu trouver de l’appui.

Mikael Duperret

Un match titulaire comme attaquant, un au repos et un titulaire en défense centrale! Le capitaine de la sélection a une fois de plus prouvé sa polyvalence et son sens du sacrifice. Le matin du match, il nous déclarait être prêt à bouffer le gazon et à aller inscrire quatre buts aux Bulgares. Une heure après, il apprenait qu’il jouait derrière, mais a montré la même rage. Son expulsion est très sévère et il a été un grand motivateur tout au long de la semaine. Il déteste perdre, même aux entraînements, et l’a montré. Très déçu lundi soir, comme tous.

 

Les entraîneurs

Jean-Daniel Tharin et Jean-Philippe Karlen

Si la cohésion d’équipe et l’ambiance ont été si bonnes, c’est grâce à eux. Ils ont fait le choix de partir avec des joueurs qu’ils connaissaient et on a déjà dit tout le bien que l’on pensait de cette manière de faire. Cette équipe a été admirable de volonté et de combativité, répondant présent dans les duels. On l’a dit, on le répète: il nous semble qu’il était impossible, ou en tous les cas très compliqué, de faire mieux. Les deux hommes sont, de plus, extrêmement complémentaires. « Tonton » est un motivateur vraiment hors catégorie et, concernant le football en lui-même, personne dans ce canton n’est mieux armé que « Charly » Karlen pour en parler.

Categories: Divers