Thomas Castella a toujours une longueur d’avance

Thomas Castella a toujours une longueur d’avance

Le gardien fribourgeois du Lausanne-Sport, âgé de 22 ans, a commencé le deuxième tour comme le premier: en tant que titulaire. Dimanche, après le match nul face à Xamax (1-1) et un point qualifié de « bon » par à peu près tout le monde du côté du LS, il s’est arrêté un instant pour commenter cette partie, mais aussi la concurrence de Dany Da Silva, son numéro 2. Interview.

Thomas, êtes-vous d’accord avec votre entraîneur Fabio Celestini, qui estime que vous avez pris un bon point aujourd’hui?

Oui, c’est un bon point, franchement. On veut toujours gagner, c’est clair, mais il faut aussi de temps en temps accepter que ce ne soit pas le cas. Alors, oui, ce match nul n’est pas mauvais à prendre. Surtout que Xamax est solide! Ils n’ont pas encore perdu en 2016, cela veut dire quelque chose.

Le penalty est justifié, selon vous?

Pour être honnête, je n’ai pas bien vu, mais j’ai entendu beaucoup de monde estimer qu’il était très sévère. Pietro Di Nardo a bien joué le coup, semble-t-il. Bon, voilà, je vous dis ce que j’ai entendu, mais comme je vous l’ai dit, je suivais le ballon, donc je n’ai pas vraiment vu ce qui s’était passé.

Et vous avez eu la force de revenir, ce qui est plutôt bon signe…

Exactement. On avait perdu deux fois contre eux et cette fois, on a réussi à aller chercher le match nul. Comme je vous l’ai dit, on espérait mieux, mais on n’a pas fait un grand match aujourd’hui. Le terrain était moins bon que d’habitude et je pense que ça nous a quand même empêchés de développer notre jeu.

A quel point?

C’était surtout flagrant en première période à mon avis. On aime bien jouer depuis derrière et là, on a perdu des ballons inhabituels, ce qui nous a mis en difficulté. On était moins bien que d’habitude et cela s’est vu. On a été fébriles sur ces pertes de balles rapides, ce qui nous arrive rarement.

Et on s’attendait aussi à un peu mieux en fin de match, à 11 contre 10…

Et vous avez raison. On a manqué de jus, de tranchant. Ce n’est évidemment pas une question d’envie, mais on avait les jambes lourdes après tous ces efforts. On a souvent fait la différence en toute fin de match. Pas cette fois. Tant pis.

Vous prenez un nouveau point d’avance sur Wil, ce n’est pas rien.

Oui, surtout qu’ils n’ont de loin pas encore gagné à Chiasso lundi. C’est un déplacement compliqué pour eux.

Vous regardez quand même leurs résultats, alors… 

Bien sûr qu’on suit ce qu’ils font (sourire). On se concentre sur nous, mais c’est normal de suivre les résultats de nos concurrents, quand même.

A titre personnel, vous êtes content de vos prestations depuis la reprise?

Je dirais que c’est correct. Franchement, je n’ai pas beaucoup de boulot, mais c’est justement important de rester concentré et d’être bon quand il le faut. Je n’ai pas énormément d’arrêts à faire, donc c’est difficile pour moi de vous dire que je suis excellent (rires).

Il y a cet arrêt face à Wil, juste après la mi-temps, sur ce coup de tête de Jocelyn Roux… Vu des tribunes, il était très spectaculaire. Et vous, comment l’avez-vous vécu?

Ah oui, c’est un joli arrêt. Il n’était vraiment pas facile à faire, j’en suis assez content. Et c’est vrai qu’il était important. Je n’aime pas trop l’expression « tournant du match », mais c’et vrai qu’ils seraient revenus à 1-1, donc c’était mieux de le faire!

Vous avez été placé en situation de concurrence avec Dany Da Silva, ce qui n’était pas le cas en début de saison. A l’été 2015, la hiérarchie a été clairement définie: vous étiez le numéro 1. Maintenant, vous l’êtes toujours, mais vous avez un peu plus de pression, non?

C’est sûr que la situation a changé. Dany est arrivé en cours de saison et il fait de bons matches à l’automne. Les cartes ont été redistribuées cet hiver et c’est vrai que je n’étais pas assuré d’être titulaire. J’ai commencé cette année 2016 dans les buts et je crois que mes prestations ont été correctes, comme je viens de vous le dire, mais j’ai bien conscience d’avoir une concurrence plus accrue désormais.

Vous le ressentez vraiment?

Ah, mais complètement. Je sais que chaque match que je joue peut être le dernier, même si ce n’est pas ce que je me répète tous les jours. C’est à moi d’être bon, tout simplement. En tout cas, ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a absolument aucun problème avec Dany. C’est un super type et un très bon gardien, j’ai du plaisir à le côtoyer et à m’entraîner avec lui.

Tiens, pour conclure, où en êtes-vous de vos études d’économie en gestion d’entreprise?

J’ai réussi d’importants examens cet hiver et j’espère avoir mon Bachelor cet été. Après, il sera temps de me diriger vers le Master. Mais une chose après l’autre (rires).

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