Thierrens a choisi Benoît Pythoud

Thierrens a choisi Benoît Pythoud

Il va y avoir du changement à Thierrens, après le départ de Patrick Muller (lire ici). Son successeur n’a ni le même caractère ni les mêmes idées et les joueurs du FCT doivent s’attendre à un discours différent. Le choix, assumé par le président Maurice Séchaud, a un but avoué: faciliter l’intégration de jeunes éléments. « Il faut saluer le travail de Patrick Muller, qui a amené Thierrens à ces deux belles positions finales, c’est la première chose. Il a décidé de partir pour des raisons qui lui sont propres, comme vous l’avez bien écrit. Maintenant, on avait plusieurs candidats, et on a choisi Benoît Pythoud. Les joueurs l’apprécient, je crois, et beaucoup m’en ont parlé en bien », continue le président du FCT, lequel a annoncé officiellement ce choix à l’équipe mercredi soir.

Trois relégations en trois ans: oui, mais…

Ancien entraîneur d’Echallens II et de Team Vaud, Benoît Pythoud sort de trois saisons compliquées, lors desquelles les victoires ont été aussi rares que les défaites à domicile du FC Thierrens. Avec Yverdon Sport (Promotion League) et Malley (2e ligue inter, puis 2e ligue), il a été relégué trois fois en trois ans, mais nos lecteurs savent bien que sa part de responsabilité, si elle ne peut pas être nulle, n’est pas maximale non plus. Les trois fois, il n’avait pas l’effectif pour espérer mieux et a eu le mérite de rester à chaque fois jusqu’à la fin de l’aventure. Il n’est pas un homme qui abandonne le navire et ces valeurs-là plaisent dans le Jorat.

Thierrens pense déjà à l’après-demain

Reste que le défi est grand et que Benoît Pythoud lui-même l’admet bien volontiers: « Prendre la suite de Patrick Muller ne sera pas facile. Il a fait du super boulot ». Il ne lui sera pas forcément demandé de faire aussi bien (3e), mais surtout, on l’a dit, d’intégrer au maximum de jeunes joueurs tout en gardant une compétitivité maximale. Thierrens s’inquiète en effet un peu du long terme, lorsque ses cadors que sont Jérôme Ruch, Nelson Longo, Renaud Freymond et Guillaume Pasche arrêteront. Il y a déjà de très bons joueurs derrière, comme Jonathan Roder et Thibaud Chevalley par exemple, mais penser à après-demain n’est pas forcément une mauvaise chose. A ce titre, l’arrivée de Benoît Pythoud s’inscrit dans une certaine logique.

A noter que Luigi Saporito, ancien entraîneur de Saint-Sulpice et d’Epalinges II, prendra en main l’ES Malley dès le début de la saison prochaine.

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