Théo Reymond poursuit sa progression

Théo Reymond poursuit sa progression

Les espoirs du FC Sion ont réussi l’exploit d’aller s’imposer (2-3) à Bâle, face aux redoutables M21 du FCB, samedi dernier en Promotion League. Le rapport avec le football vaudois? La titularisation de Théo Reymond, dans ce poste de numéro 6 qu’il affectionne. « Ca fait du bien, oui! En plus, j’ai l’impression d’avoir fait un bon match, avec un assist pour Edimilson Fernandes. Là, on vient de faire plusieurs matches amicaux, en plus de cette rencontre à Bâle, et j’ai donc pu enchaîner les parties. C’est parfait pour moi, c’est ce qu’il me fallait. » Si le jeune Grandsonnois insiste sur l’importance de ce match face aux espoirs bâlois, c’est qu’il s’agissait de son premier de la saison comme titulaire avec les M21. Le premier d’une série en matches officiels? « J’espère bien, oui. Après, je sais que la concurrence est énorme et que je dois l’accepter. »

S’il se montre aussi fataliste, c’est qu’il sait qu’à Sion, les places sont chères, que ce soit avec les Espoirs ou avec la première équipe. S’entraîne-t-il déjà avec les pros de temps en temps? « Non, pas du tout. Je suis en deuxième année avec les M21, je n’ai que 19 ans. J’ai encore des choses à prouver et c’est normal que les joueurs plus âgés passent avant moi. Daniel Follonier, âgé d’exactement une année de plus que lui, vient d’entrer en jeu à Zurich. La voie à suivre? « Oui, forcément, mais pour l’instant, je n’y pense pas. De toute façon, il y a énormément de monde à ma place, de grands joueurs. De nouveau, je le répète, je dois faire mes preuves avec les M21. » Une humilité non feinte, que l’on avait déjà perçue lors de notre première rencontre avec lui, il y a un peu plus d’une année (lire ici). Ce jeune homme sait où il veut aller, mais n’en parle pas. Il le sait: trop en dire peut desservir.

« Améliorer l’impact physique »

Pour le voir s’exprimer, c’est sur le terrain que ça se passe. Et autant le dire, il a énormément progressé depuis son arrivée en Valais, lui qui avait été repéré lorsqu’il jouait à Yverdon Sport. « Oui, je sens que je défends mieux. Avant, je ne récupérais aucun ballon. Là, je commence à en gratter pas mal. Mais je dois m’améliorer sur plein de points, en particulier sur l’impact physique. » Espagnol de par sa maman, il a le physique des milieux de terrain de la Roja et apprécie particulièrement le style de jeu en vigueur à Barcelone. Son style? Récupération, distribution, altruisme et collectif. Des qualités qui séduisent de plus en plus Michel Decastel, l’entraîneur des M21, qui l’a donc titularisé à Bâle.

Deux entraînements par jour

« Monté » des M18 à l’été 2013, il a vécu une saison quasiment blanche avec les M21 en Promotion League. « J’ai été passablement blessé, mais là, c’est derrière moi. » Il espère donc enchaîner les matches, mais sait bien que rien n’est acquis. Signe d’indépendance, il habite désormais non plus à la Porte d’Octodure, mais a trouvé un appartement dans un village des environs… ce qui ne l’empêche pas de bosser comme un fou. Au programme, deux entraînements quotidiens avec le FC Sion, avec le seul lundi comme jour de repos. En Promotion League, on joue le samedi. Le dimanche est donc consacré à l’entraînement matinal, avant que tout le monde n’ait quartier libre jusqu’au mardi matin. Ce jour de repos est le bienvenu, puisque les charges sont lourdes. Les jeunes, quelque part c’est logique, s’entraînent plus que les pros. Il faut bien cela pour espérer atteindre l’objectif que chacun s’est fixé en arrivant à Tourbillon: le professionnalisme.

Une progression linéaire et constante

Alors, Théo Reymond va-t-il y arriver? Son contrat est renouvelé régulièrement, chaque été, et il poursuit sa progression. Celle-ci est linéaire. Pour l’instant, il a gagné la Coupe de Suisse M18, et a intégré les M21, où il espère s’imposer. L’étape suivante, tout le monde la connaît. Il n’y est pas encore, mais il est sur la route. Et rien ne l’en fera dévier.

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