Stade-Lausanne-Ouchy n’a pas trouvé la solution au Kleinfeld

Stade-Lausanne-Ouchy n’a pas trouvé la solution au Kleinfeld

Aller chercher une qualification au Kleinfeld, voilà un défi à la hauteur de la belle saison du SLO. Cette marche, la toute dernière, les hommes d’Andrea Binotto n’ont pas réussi à la gravir. Elle était trop haute, trop inaccessible. Ce n’est pas que Kriens était imbattable, loin de là. Mais chez eux, devant 1800 spectateurs déchaînés, les Lucernois ne pouvaient pas perdre. Pas dans ce stade tout en vert, dans une vraie ambiance de finales. Dans ce Kleinfeld qui est un vrai stade de football et qui abrite des passionnés fiers de leur club, il aurait fallu que Stade soit très fort et même plus fort que ça. Les Lausannois ne l’ont pas été et, quelque part, c’est logique.

Stade est tombé sur plus fort, pas sur beaucoup plus fort

Si Quentin Rushenguziminega, expulsé au match aller, avait été là? Stade aurait eu une chance, peut-être, mais personne ne le saura jamais. Le fait est que samedi, le SLO n’a pas réussi à se créer de véritable occasion, de celle qui « doivent » finir au fond. Il y a eu des possibilités, bien sûr, et même quelques frissons dans l’arrière-garde lucernoise, mais bien trop peu au final, pour avoir véritablement des regrets. Stade est tombé sur plus fort que lui, mais pas sur beaucoup plus fort que lui. C’est frustrant, forcément, mais il n’y a pas de quoi passer un mauvais été.

Une première période équilibrée

Il suffit juste de rappeler une évidence: Andrea Binotto et ses hommes sont néo-promus cette saison, tandis que Kriens arrivait dans le même temps, justement, de cette Promotion League qu’il va retrouver dès les prochaines semaines. Mais l’écart, pardon, n’avait rien d’infâmant en ce samedi. Après le sublime 2-2 du match aller mercredi (lire ici), les débats ont été plus tendus au Kleinfeld. La première période? Equilibrée, sans réelle occasion de chaque côté. Mais après la pause, Kriens, porté par son enthousiaste public, a poussé et mis le feu un quart d’heure dans la défense stadiste. Les Lausannois ont frôlé le pire à trois reprises, avant de reprendre un peu le dessus.

Les Lucernois ont reculé dès la 70e

Pourquoi? Parce que Kriens a commencé à calculer, aux alentours de la 70e, et à se dire qu’à force de trop presser, Brice Ngindu allait bien réussir à leur planter un contre dans les gencives. Positionné sur l’aile droite (Andreas Soos en pointe), Ngindu a réussi une ou deux percées dont il a le secret, mais jamais il n’a pu aller au bout. Il y avait du solide en face et le pauvre Soos, isolé en pointe, avait deux défenseurs grands comme le Mont Pilate à côté de lui. Offensivement, Stade a été trop pauvre samedi, mais on voit mal qui aurait pu venir imposer sa loi dans ce Kleinfeld un peu intimidant. Dans le jeu, on l’a déjà dit mercredi, Stade n’avait rien à envier aux Lucernois. Mais ce samedi, ils auraient pu jouer 30 minutes de plus, voire 60, qu’on n’est pas sûrs qu’ils auraient marqué une fois. C’est au contraire Kriens, à la 88e, qui a définitivement clos l’affaire, s’imposant 1-0 grâce à une réussite de Dejan Sorgic.

Meilleure équipe vaudoise de 1re ligue, sans contestation

Fin du rêve et d’une belle saison pour les Stadistes, vainqueurs du groupe 1, et qui ont réussi leurs finales, même sans aller au bout. La meilleure équipe vaudoise de 1re ligue 2014/201, c’est bien Stade-Lausanne-Ouchy. Et si on leur avait dit cela il y a douze mois, aux Stadistes, ils l’auraient accueilli avec le sourire. Ils se remettront de cette déception et de ce match au Kleinfeld.

Kriens, un vrai club de tradition

De l’autre côté, on ne peut s’empêcher d’être heureux pour Kriens, ce vrai club de tradition, qui mérite de retrouver l’élite du football suisse, ou son antichambre, la Promotion League. Une heure après le coup de sifflet final, ils étaient encore largement plus d’un millier à chanter leur « Super SC Kriens » à grand renfort d’Eichhof. Tous vêtus de vert, les « Krienser » ont montré une belle image du football populaire. On ne va pas le cacher: on aurait préféré que Stade monte, et on était là pour ça. Mais voir ce peuple vert communier ainsi atténue un peu notre déception parce que, franchement, c’était beau à voir. Cela ne consolera pas les Stadistes, qui doivent être déçus, mais ils ont au moins le mérite d’être tombés face à une magnifique équipe et un club qui l’est tout autant.

Les hommes du match

Matheus Fungilo a été pour le SLO, travaillant comme à son habitude au milieu. Il a réussi un bon match et une belle saison. Sinon? Luca Micheli a été appelé à la dernière minute pour occuper la place de latéral droit délaissée par Axel Danner (victime d’une infection au pied). Il s’est mis dans le rythme de suite.

SC Kriens – FC Stade-Lausanne-Ouchy 1-0 (0-0)

Match aller 2-2

Buts: 88e Sorgic 1-0.

Arbitres: M. Alain Bieri, assisté de M. Mirco Bürgi et de M. Silvan Sele.

Kriens: Osigwe; Walker, Fischer, Hasanaj, Fanger; Kablan, Pekas (48e Gjidoda), Wiget (20e Stojanov), Sorgic, Guto; Selmani (87e Fäh).

Entraîneur: Marinko Jurendic

SLO: Enrico; Micheli, Le Neün, Geiser, Rego; Fungilo, Gudit (75e Demiri); Ngindu, Ruchat (56e Gomis), Gasic (53e Gashi); Soos.

Entraîneur: Andrea Binotto

Kleinfeld, 1800 spectateurs. 86e, expulsion de Bedri Gashi (coup de coude).

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