«Si on se met à la hauteur de leur état d’esprit, on sera très très forts»

«Si on se met à la hauteur de leur état d’esprit, on sera très très forts»

Vagner Gomes et l’AF LUC-Dorigny sont prêts pour affronter Genolier-Begnins! Interview du coach des Lausannois, à la veille de la finale de la Coupe vaudoise, le premier moment fort de la saison dans le football amateur vaudois.

Coach, dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures de cette finale tellement attendue?

Ca va… ça va! On est confiants, je sens bien l’équipe, même si on est fatigués avec l’enchaînement des matches. Mais pas d’excuse, surtout. La Coupe, c’est le grand objectif de la saison. Le président et le comité m’ont donné cette mission: aller en finale et gagner.

Plus que le championnat?

L’objectif, c’est uniquement la Coupe. Cette compétition est vraiment magnifique, avec la Coupe de Suisse au bout en récompense. Donc, la réponse est claire, on se concentre à fond sur cette finale.

Si on vous dit qu’il est difficile de dégager un favori clair, vous êtes d’accord?

Complètement. Pour moi, c’est 50/50, vraiment. Déjà, c’est une finale, avec tout ce que cela comporte. Oui, on a chacun le même nombre de chances de gagner au départ.

Pourtant, Genolier-Begnins vous a battu cette saison, chez vous en plus…

Oui, mais c’était un match comme ça, qui n’aura aucune incidence sur la finale de dimanche. Ils ont marqué sur contre et sur coup de pied arrêté, je ne considère pas qu’ils nous ont mis vraiment en difficulté.

Pardon, mais si vous prenez un but sur coup-franc dimanche, vous aurez perdu quand même, non?

Evidemment, et cela fait partie de leurs armes. Ce que je veux vous dire, c’est que cette défaite du premier tour ne veut pas dire que l’on perdra ce dimanche. On n’a pas spécialement de solutions à trouver face à eux, simplement de jouer notre jeu.

Une solution à trouver, c’est quand même bloquer Julien Jemmely, non?

Non.

Comment ça, non?

Il va jouer comme il sait le faire et je lui souhaite un bon match. En ce qui me concerne, je crains plus le collectif et le groupe entier. La force de Genolier-Begnins, elle est là. Donc je vais dire à mon groupe de se concentrer là-dessus plutôt que sur tel ou tel joueur.

Mais arrêtez… On vous connaît par coeur, vous avez visionné des vidéos de Genolier, et vous allez mettre au point une tactique pour contrer Julien Jemmely, c’est tellement évident! Marquage à deux? Couverture alternée?

Vous me connaissez très mal et vous me décevez. On va jouer comme d’habitude.

Pas de plan anti-Jemmely, donc?

Mais c’est vous qui me parlez de lui depuis deux minutes, moi je n’ai même pas dit son nom!

Vous êtes allé voir le terrain à Cossonay? Vous vous attendez à quoi?

C’est un grand terrain, je me suis renseigné. A quoi je m’attends? A beaucoup de monde venu de Genolier, c’est sûr, et à une belle ambiance!

Il y aura du monde pour vous supporter?

J’espère quand même. On a mis des affiches à l’Université, on a parlé un peu autour de nous. Mais évidemment qu’il y aura plus de monde qui va supporter Genolier-Begnins.

Vous pensez que cela peut jouer un rôle? 

Non, pas à ce niveau, je pense. Il seront 500 ou 1000 et ça va faire une atmosphère sympa. Mais cela n’aura aucune incidence sur le résultat, ce n’est pas le public de Benfica ou de Galatasaray quand même (rires).

Avez-vous prévu quelque chose de spécial pour cette finale?

Dans quel sens?

Réveil musculaire le matin, repas à midi…

Ah! Non, pas du tout. On s’est entraînés vendredi soir et on se verra dimanche à Dorigny, deux heures avant le match. On ne va pas changer les habitudes en se mettant une pression supplémentaire. Par contre, on aura un maillot spécial et une ou deux surprises à dévoiler.

Et après? Vous avez réservé un restaurant? Un étage complet au MAD?

Ah ben si on gagne, on va passer une belle soirée, oui! Là encore, c’est une surprise, mais j’ai déjà une idée. Il est évidemment exclu que j’en parle, c’est uniquement si on gagne. Si on perd, c’est chacun à la maison et on regarde le film du dimanche soir à la télévision.

Bon, à part ça, C’est vraiment cela que vous craignez chez Genolier, leur jeu collectif?

Non, pas vraiment leur jeu. Si on parle de circulation de balle, de jouer ensemble, je pense qu’on n’a besoin d’avoir peur de personne. Ce qui m’impressionne chez eux, c’est leur état d’esprit. Là, ils partent avec un vrai avantage sur nous. Mais sur un match, dans la solidarité et dans l’envie, on peut se hisser à leur niveau sur ce plan-là. Et je vais vous dire une chose: si on se met à hauteur de leur état d’esprit dimanche, alors on sera très très forts.

Le parcours en finale

Premier tour

Saint-Sulpice (3e ligue) – LUC-Dorigny 2-4

32e

Porto Lausanne (3e ligue) – LUC-Dorigny (2-3)

16e

LUC-Dorigny – Bursins-Rolle-Perroy (2e ligue) 3-0

8e

LUC-Dorigny – Boveresses (4e ligue) 6-2

Quarts

Crissier (2e ligue) – LUC-Dorigny 0-6

Demis

Aigle II (3e ligue) – LUC-Dorigny 2-5

Categories: Coupe vaudoise

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