« Se qualifier pour la Coupe du monde, un objectif »

« Se qualifier pour la Coupe du monde, un objectif »

Caroline Abbé et l’équipe de Suisse féminine seront à Nyon ce samedi (14h30), pour un match amical très attendu face à la redoutable Norvège. Qualifiées pour l’Euro 2013 (qui se disputera en juillet, en Suède), les Scandinaves ne seront pas à Colovray pour rigoler… mais les Suissesses non plus! Le 16 avril aura en effet lieu le tirage au sort, toujours à Nyon, des groupes de qualification pour la Coupe du monde 2015, au Canada. Ce match contre la Norvège doit permettre à l’équipe de Martina Voss-Tecklenburg de bien préparer ses qualifications. Objectif Vancouver et Montréal!

Un stade plein, samedi, pour voir cette équipe suisse, si rare en terres romandes? L’entrée est libre pour les places debout (voir affiche, à gauche). Lara Dickenmann, la vraie star de cette équipe (buteur en finale de la Ligue des Champions 2011, déjà auteur de sept goals cette saison sous le maillot de l’OL), sera bel et bien présente à Colovray, tout comme Caroline Abbé (deuxième rang, quatrième depuis la gauche), une des seules Romandes de l’effectif, qui se réjouit donc de jouer « à la maison », elle qui joue depuis l’été 2011 au SC Freiburg, en Bundesliga. La Genevoise, qui a gagné deux fois la Coupe suisse avec Yverdon, se réjouit de cette rencontre et évoque ses ambitions.

Caroline, on imagine que vous êtes heureuse d’entendre parler un peu français…

Oui, c’est sûr que ça m’a fait du bien, c’était bizarre d’entendre une langue connue à l’hôtel (rires)! Bon, là, avec l’équipe nationale et mon club, mon allemand est devenu « flüssig ». Mon allemand… et mon suisse-allemand (rires)! Plus sérieusement, je suis bien sûr très heureuse d’être de retour en Romandie avec l’Equipe suisse. La dernière fois, c’était contre le Kazakhstan à Fribourg, il y a trois ans. J’espère que le stade sera plein, cela incitera les responsables de l’ASF à programmer encore plus de matches par ici.

Ce match doit vous servir de préparation pour les qualifications à la Coupe du monde. Aller au Canada, est-ce un rêve ou un objectif?

Un objectif, clairement! Cela dépendra bien sûr du tirage. Si on pouvait éviter l’Allemagne… Cela fait plusieurs fois que l’on tombe dans leur groupe, cela rend tout de suite la qualification plus difficile. Mais avec l’équipe qu’on a, notre homogénéité, oui, on peut y arriver. Attendons déjà le tirage…

Est-ce facile pour vous de vous intégrer dans cette équipe? Vous n’êtes que deux ou trois Romandes…

Bon, cela fait plusieurs années que nous y sommes. Personnellement, avec les sélections de jeunes, cela fait dix ans que je viens aux rassemblements de l’équipe nationale. Au début, bien sûr que c’est compliqué, on ne parle pas la langue. Mais là, tout va bien, l’ambiance est vraiment bonne. On est un bon groupe, sur le terrain et en dehors et je crois que cela se ressent. Cela est aussi dû aux bons résultats, on ne va pas le cacher, mais il se passe quelque chose de sympa dans cette équipe actuellement. Et la nouvelle génération arrive, elle nous fait du bien!

Ces jeunes qui poussent derrière, en quoi sont-elles différentes de vous, les « anciennes »?

Beaucoup d’entre elles sont passées par le centre de formation d’Huttwil. Elles sont au point tactiquement, techniquement… Et, surtout, elles doivent prouver! Nous, on est là depuis des années, et on voit arriver ces jeunes qui en veulent. C’est bon pour tout le monde.

A titre personnel, vous sentez-vous bien au SC Freiburg?

Oui, je viens d’ailleurs de prolonger d’une année, jusqu’en juin 2014. J’aime ce championnat, où tout le monde peut battre tout le monde. Notre objectif est de terminer sur le podium. C’est un championnat au jeu assez physique, qui me convient bien. Et la Bundesliga est vraiment ouverte, pas comme en France, où les équipes de tête sont imbattables. Réussir avec Freiburg est un joli challenge. Et j’aime les challenges (sourire).