Quentin Rushenguziminega: trois penalties au fond!

Quentin Rushenguziminega: trois penalties au fond!

« Stade-Lausanne, trois penalties. Terre Sainte, deux buts. » Le speaker du Centre sportif des Rojalets n’a pas manqué d’humour, au coup de sifflet final, au moment de prendre congé de tous les spectateurs présents à Coppet samedi. Oui, ce sont bien les visiteurs qui se sont imposés 2-3, grâce à un triplé sur penalty de leur buteur en série Quentin Rushenguzimega. Deux fois à gauche, une fois à droite, le compte est bon, Terre Sainte était coulé.

« QR19 », expulsé en fin de match, manquera le choc face à Yverdon

« QR19 » a donc inscrit ses 11e, 12e et 13e buts de la saison, après 11 journées, mais n’est pas le meilleur buteur de la 1re ligue. Le nom du numéro 1? Ridge Munsy (Kriens), ancien buteur du LS et d’YS. Rushenguziminega pourra-t-il se rapprocher de lui lors du prochain match face à Yverdon, samedi à Vidy? La réponse est non, puisque l’attaquant du SLO s’est fait expulser à la 90e pour avoir écopé de son deuxième carton jaune pour anti-jeu! Les deux fois, « Rushen » a juste poussé le ballon alors qu’une faute avait été sifflée et M. Stocker n’a montré aucune clémence, alors qu’il avait été plutôt sympathique jusque-là. La loi, c’est la loi, et personne ne peut nier que Rushenguziminega aurait dû laisser ces ballons tranquilles, mais disons qu’on comprend mal qu’il ait reçu le carton rouge sur ce coup-là, alors que Yohann Lacroix a lui été épargné sur le troisième penalty. M. Stocker a sans doute pensé que cela aurait fait trop de siffler trois penalties contre une équipe et d’en expulser le gardien en plus… Bref, un arbitrage fort peu cohérent à notre avis, mais on est convaincu que la commission des arbitres de 1re ligue n’en a pas grand-chose à faire et elle a sans doute bien raison. Bref.

Stade devait réagir

Stade s’est donc imposé à Coppet, mais n’a pas livré son meilleur match de la saison, et de loin. Privé de Brice Ngindu (blessé), ainsi que de Luca Micheli et Florian Gudit (suspendus), Andrea Binotto est en proie à quelque soucis de contingent ces derniers temps. Samedi, cela allait un peu mieux, puisqu’il pouvait se payer le luxe de laisser deux joueurs de la qualité de Nicolas Tebib et Bionic Luyeye sur le banc au coup d’envoi, mais cela n’a pas toujours été aussi facile ces derniers temps. Stade restait d’ailleurs sur deux résultats négatifs à domicile: une élimination en Coupe de Suisse face à Meyrin et un match nul en championnat face à Fribourg. Autant dire que la victoire était une obligation.

L’USTS? Un championnat en rapport avec ses moyens

De son côté, Terre Sainte a rangé ses ambitions au placard, voulant simplement se sauver de la relégation en préparant l’avenir. La faiblesse de Martigny, Monthey et, pour l’instant, Meyrin, sert ses intérêts et ses quatre points d’avance sur la barre ne sont pas immérités, loin de là. L’USTS réalise un championnat en rapport avec ses moyens, n’ayant réalisé qu’un seul exploit, en allant gagner à Bavois. Sinon? Deux victoires face à Meyrin et Martigny, ce qui a eu pour effet de prendre une certaine distance bienvenue par rapport à ces deux adversaires directs. Clairement, l’USTS n’avait pas fait de ce match face à Stade-Lausanne une priorité, même si, techniquement, recevoir le néo-promu pouvait laisser penser qu’un bon résultat était possible.

Deux penalties pour commencer

Mais le SLO est un néo-promu qui a de l’allure (une seule défaite en championnat cette saison, face à Azzurri) et qui allait le prouver d’entrée. Une merveille d’ouverture de Stevo Gasic parvenait à Quentin Rushenguziminega, qui se faisait crocheter par Yohann Lacroix. Penalty logique et impeccablement transformé, avec l’aide du poteau (6e). Le deuxième penalty? Douze minutes plus tard, en raison d’une faute (litigieuse) de Julien Golay sur Andreas Soos, qui avait eu le temps d’armer son tir avant de se faire faucher. Clairement, ce penalty-là est le plus discutable des trois, et de loin. Mais le spécialiste ne se posait pas la question et le transformait de l’autre côté. 0-2.

Stade-Lausanne doit mieux gérer les matches, c’est une nécessité

Stade-Lausanne lancé sur la voie du succès? Non. On l’a dit, les Lausannois n’étaient pas souverains en ce samedi et ont beaucoup trop reculé, même avec cet avantage de deux buts. L’USTS a commencé à mieux jouer, et le Stade a déjoué. Le 1-2 d’Arnaud Golay, un peu chanceux à la réception d’un coup de pied arrêté, illustrait le fait que Terre Sainte n’allait rien lâcher et surtout que la marge de progression du Stade-Lausanne était bel et bien dans la gestion des matches. A 0-2, sur terrain adverse, les équipes ambitieuses ne prennent plus aucun risque et se contentent de gérer ce score. Stade, pour l’instant, ne sait pas le faire et se crée des difficultés inutiles, permettant à ses adversaires de revenir dans le match. Cela a encore été le cas samedi.

L’entrée de Nicolas Tebib a été décisive

Car Terre Sainte, on l’a compris, ne s’est pas contenté de revenir dans le match, mais a carrément égalisé, à l’heure de jeu, par Mohamed Rabhi (5e but de la saison). A 2-2, Stade-Lausanne recommençait à se montrer dangereux, sous l’impulsion de Nicolas Tebib, dont l’entrée a fait énormément de bien. Enfin, le jeu de Stade devenait plus fluide et les occasions recommençaient à venir. Andreas Soos passait tout près du 2-3 (tir trop croisé, 61e) et Tebib lui-même inquiétait Lacroix sur coup-franc (72e). Le 2-3 allait d’ailleurs venir des pieds de Tebib, qui résistait à la charge d’un défenseur, mais pas à celle de Lacroix, qui le mettait à terre. La suite? On la connaît: Rushenguziminega, impeccable. 2-3, score final, même si l’USTS passait tout près de l’égalisation grâce notamment à des belles frappes de Rabhi (83e) et Nikravesh (84e) et à une dernière action brûlante, mais mal concrétisée, dans les arrêts de jeu. Clairement, Stade-Lausanne a eu chaud et Terre Sainte peut se dire qu’il y avait mieux à faire que de sortir de ce match avec aucun point.

Ce qui aura donc fait la différence? Trois penalties. Encore fallait-il les obtenir. Et les marquer…

Les hommes du match

Du côté de l’USTS, Arnaud Golay a été solide en défense centrale. Yann Fontolliet suspendu, il a assuré et a même marqué le but de l’espoir. Fort.

Gros match de Dilhan Karac sur le côté droit de la défense. Il a percuté, amené du danger et n’a pas oublié d’être intransigeant. Grosse performance de sa part. Pour la deuxième nomination, on aurait pu citer Julien Ruchat, très bon à mi-terrain, mais la logique nous a poussé vers Quentin Rushenguzminega. Un triplé sur penalty, ce n’est quand même pas commun, et il a eu, de plus, le mérite de provoquer le premier. Seul point noir, son expulsion, largement évitable.

Les prochains rendez-vous

Le SLO accueille Yverdon Sport (4e), samedi 1er novembre à Vidy, à 17h. Chaud! Même jour, même heure, l’USTS devra aller chercher trois points à Monthey (12e). Si Paul-Henri Pilloud et ses coéquipiers gagnent ce match, ils feront, déjà, un immense pas vers le maintien.

US Terre Sainte – FC Stade-Lausanne-Ouchy 2-3 (1-2)

Buts: 6e et 18e Rushenguziminega, pens. 0-2; 23e A. Golay 1-2; 57e Rabhi 2-2; 80e Rushenguziminega, pen. 2-3.

Arbitres: M. Stocker, assisté de M. Sönmez et de M. Hirzel.

USTS: Lacroix; Nikravesh, Bovet, A. Golay (86e Whibley), J. Golay; Granjon (76e F. Albii), Ammar, Pilloud; Rabhi, A. Albii, Bryand (76e Bajrami).

Entraîneur: Patrick Duval.

SLO: Enrico; Karac, Geiser, Le Neün, Danner; Ukic (56e Tebib), Fungilo; Soos (88e Luyeye), Ruchat, Gasic (87e Badibanga); Rushenguziminega.

Entraîneur: Andrea Binotto.

Centre sportif des Rojalets, Coppet. Expulsion de Rushenguziminega (90e, deuxième carton pour anti-jeu).

Categories: 1re ligue

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