«Pas le niveau pour conduire une Ferrari»

«Pas le niveau pour conduire une Ferrari»

L’article de La Côte de mardi, signé Pierre-Albert Chapuisat, est particulièrement dévastateur pour Jean-François Gerzner. Intitulé « Coups d’éclat et coup de sang au Laviau », l’article met clairement en cause la gestion et la communication « désastreuses » de Jean-François Gerzner, évoquant ses « délires » et ses « pitreries » suite au match de dimanche entre son FC Saint-Sulpice et Italian Nyon (4-4). Les détails? « JFG » aurait, preuve photo à l’appui, invectivé son entraîneur en plein match, les deux hommes se lançant des noms fleuris. Gabet Chapuisat n’a en général pas peur de dire ce qu’il pense et les lecteurs du quotidien ont pu constater qu’il n’avait pas non plus peur de l’écrire. Le contenu étant réservé aux abonnés, nous ne copierons évidemment pas l’entier de l’article, respectant la politique de « La Côte » en la matière.

Jean-François Gerzner n’est évidemment pas un inconnu pour nos lecteurs non plus. Président du FC SSS depuis quelques mois, il communique beaucoup sur les réseaux sociaux, se posant publiquement des questions concernant son club et invitant ses amis à y répondre. Avec nous, il passe du chaud au froid, communiquant beaucoup par message, pouvant se montrer très amical et sympathique et, disons, beaucoup moins, d’une minute à l’autre. Nous l’avons contacté mercredi, afin qu’il s’explique sur les récents événements survenus à Saint-Sulpice. Il a accepté de répondre à nos questions.

Jean-François Gerzner, on doit avouer qu’on s’y perd entre toutes les informations contradictoires. La semaine dernière, vous nous annonciez votre départ du club, que vous avez d’ailleurs communiqué officiellement à certains de vos collègues présidents. Et aujourd’hui, vous semblez déterminé à rester. Aidez-nous à y voir clair…

Je vous écoute et répondrai à toutes vos questions.

Avez-vous licencié Jean-Michel Perret?

Oui.

Pourquoi?

Comment vous expliquer? Il n’arrive pas à conduire une Ferrari. Il n’en a pas le niveau. Il n’est pas assez bon pour cette équipe, c’est tout. Les résultats me donnent raison, nous ne sommes pas dans les premières places, alors qu’il a l’effectif pour. Et largement!

Qui est le nouvel entraîneur?

Pour le moment, et pour retrouver un peu le calme, nous avons une solution interne.

Qui?

Je ne donnerai pas de noms pour le moment.

Remzi Maliqi?

Pas de nom. L’équipe a besoin de calme et veut maintenant arrêter d’être sur les réseaux sociaux et dans les articles. Nous devons enfin pouvoir travailler dans la sérénité. Ce qui s’est passé ce dimanche a donné encore plus d’envie à l’équipe.

Comment cela?

Les gars veulent faire taire les critiques et sont unis derrière leur président, moi. Les joueurs n’aiment pas que leur président soit attaqué.

Confirmez-vous le départ de cinq joueurs suite aux événements de dimanche?

Vous êtes plus au courant que moi… Actuellement, j’ai trois départs de la première équipe, mais ils restent au club. Ils vont renforcer la II de Blaise Jotterand. Maintenant, nous voulons faire monter cette deuxième équipe. C’est un mal pour un bien. Comme je vous l’ai dit, l’équipe est plus motivée aujourd’hui.

Estimez-vous avoir fait des erreurs de communication?

Oui, mais vous savez, j’avais déjà dit il y a environ dix jours que les entraînements n’étaient pas au top. Les joueurs, qui sont venus de plus haut, méritaient mieux.

Quelles sont vos relations avec le FC Le Mont?

Très bonnes. Ce sont les mêmes relations que j’ai avec Sion ou Lausanne. Je préfère ne pas rentrer dans ce sujet. Je suis président d’un club, le FC Saint-Sulpice.

Avez-vous été approché par Le Mont pour occuper un rôle au sein du comité?

Je vous le répète, je ne vais pas vous répondre sur ce sujet.

Que pensez-vous de l’image donné dernièrement, notamment médiatiquement?

Il s’agit d’une mauvaise image, certes. Mais ce n’est pas dû aux articles parus ces jours sur La Côte, mais plutôt à la mise en ligne, sur Facebook, du dernier article… par un joueur de la I.

Pouvez-vous nous dire…

Non, stop, c’est fini. C’est ma dernière interview, que ce soit pour vous ou quelqu’un d’autre. Je répondrai à Noël aux journalistes, mais jusque-là, c’est fini. Maintenant, je demande à tout le monde de laisser travailler l’équipe pour que nous puissions atteindre les finales.

Categories: 3e ligue

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