«On sera à 200%», promet Valérie Gillioz

«On sera à 200%», promet Valérie Gillioz

La saison d’Yverdon Féminin n’a rien d’une promenade. Pour cause, les filles de Daniel Monney occupent actuellement la 9e place, c’est-à-dire la première place de relégable et devront probablement lutter jusqu’à la dernière journée pour sauver leur peau en Ligue Nationale A. Le rayon de soleil dans la saison Yverdonnoise vient toutefois de la Coupe de Suisse, où, après avoir éliminé le FC Staad en quart (lire ici), les Nord-Vaudoises se sont vues octroyer l’opportunité de défier le grand FC Zurich, leader du championnat et équipe habituée à la Champions League. Ces mêmes Zurichoises qui n’ont égaré que deux points sur les 45 à prendre durant de cet exercice, en plus de n’avoir encaissé que 5 buts.

Le dernier face à face? Une cinglante défaite 4-0 le 20 février dernier, dans des conditions, toutefois, très compliquées.
La tâche s’annonce donc ardue à souhait pour Yverdon Féminin, mais ne semble pas impressionner sa milieu de terrain, Valérie Gillioz, qui espère bien être rétablie d’ici là pour se joindre à la lutte pour une place en finale avec ses couleurs. À trois jours d’un affrontement qui pourrait bien constituer l’embellie attendue de son équipe cette saison, la Valaisanne nous livre ses impressions et nous dit tout sur cette avant-dernière marche avant le trophée. Coup d’envoi lundi à 14h30 au Stade Municipal.

 

Valérie, lundi vous recevrez Zurich, la meilleure équipe de Suisse. À quel point croyez-vous en vos chances de victoire?

On y croit à fond! Sur un match, tout est réalisable. De toute façon, personne ne nous voyait arriver aussi loin dans la compétition, donc nous n’avons rien à perdre, ou plutôt tout à gagner. On parle souvent de magie de la Coupe, on espère bien qu’elle opérera. Il n’y a pas à avoir peur d’elles, il faudra simplement jouer le coup à fond.

La clé du match, où se trouvera-t-elle? Que faudra-t-il absolument réussir pour avoir une chance?

Je pense qu’il nous faudra être solidaires, unies les unes aux autres. C’est ce qui nous a, parfois, fait défaut cette saison. Cette envie d’aider nos coéquipières quel qu’en soit le prix. On en aura vraiment besoin. La clé du match, elle se trouve là.

Et le fait de jouer à domicile dans tout ça?

C’est toujours un plus de pouvoir recevoir, on se réjouit de jouer à la maison.

Ce week-end, vous vous êtes inclinées 4-0 face à Bâle. On imagine que ce n’est pas le top pour préparer un match comme celui-ci…

Effectivement, on ne vit pas nos heures les plus faciles en championnat. On a également beaucoup de jeunes joueuses qui n’ont pas encore énormément d’expérience et, par conséquent, l’habitude de se relever de ces lourdes défaites. Le match de lundi sera cependant bien différent de celui face à Bâle.

En parlant de championnat, vous avez obtenu un bon point face à YB samedi dernier, non?

Un bon point? Certainement pas! On en a surtout perdu deux lorsqu’elles ont égalisé à la 93e minute. En plus, c’est durant ce match que je me suis luxée l’épaule en tombant… Avec tout ça, notre situation reste compliquée, mais on y croit vraiment. On mérite notre place en Ligue A!

Ce qui explique que vous n’ayez pas joué contre Bâle… Vous ne serez donc pas de la partie pour la demi-finale?

Pour le moment, rien n’est décidé. On choisira lundi avec l’entraîneur selon les douleurs que je ressentirai à ce moment. Mais j’espère vraiment pouvoir être présente.

Pour conclure, vous nous confirmez que vous allez jouer le coup à fond lundi, sans arrière pensées par rapport au championnat, pour décrocher votre place en finale?

Absolument, on sera à 200%! Comme on l’a dit et répété, la Coupe de Suisse, c’est un bonus. Dans nos têtes, on a clairement séparé la Coupe et le championnat, qui n’ont rien à voir. En plus, la plupart de nos jeunes joueuses n’ont pas encore eu l’occasion de jouer une demi de Coupe de Suisse, raison de plus pour bien faire.

Une interview réalisée par Florian Vaney

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