Olivier Glauser garde la Suisse dans le tournoi

Olivier Glauser garde la Suisse dans le tournoi

Frustrant, c’est le mot. C’est vrai, les Tchèques ont dominé la majeure partie du match, se créant quelques occasions qui avaient le poids d’un but, mais la Suisse aurait tout pu gagner à la 89e, lorsque Steven Bonzon s’est présenté seul face au gardien tchèque, ne cadrant pas sa frappe du gauche sur un service parfait d’Aleksandar Bozic. A quelques centimètres pères, Jean-Daniel Tharin aurait pu avoir réalisé un coaching parfait, ses deux remplaçants étant tout près de lui apporter les trois points. Il n’en aura rien été et la sélection de l’ACVF s’en est sortie avec un point, celui du 0-0, pour son entrée dans le tournoi face aux Tchèques. Samedi, ce sont les Serbes, vainqueurs de leur premier match 3-0 face aux Bulgares, qui se présenteront face à la sélection vaudoise. Il faudra absolument gagner, ou en tout cas ne pas perdre, pour continuer à espérer dans ce tournoi.

 

Les notes de Footvaud.ch

Olivier Glauser, gardien de but: 9

Comme à son habitude, il n’a pas réalisé de parade spectaculaire, préférant la sobriété à l’extravagance. Il a tout sorti, réalisant deux arrêts-miracles sur sa ligne en deuxième mi-temps. Souverain dans les airs, ce qui n’est pas son point fort d’habitude, il a rassuré sa défense. Avec « Yéyé » dans les buts, la sélection vaudoise a une assurance tous risques derrière. Et comme l’autre gardien s’appelle Nicolas Jaccard, les buts vaudois sont bien gardés.

Arbesjan Lekiqi, latéral droit: 8

Quel match! Il nous a impressionné par sa classe et son sens du placement. Il a vraiment disputé une partie de haut niveau, face à un milieu excentré tchèque qui était peut-être le meilleur joueur de son équipe. Il a gagné absolument tous ses duels en première période, avant de souffrir un peu plus après la pause. Il a été énorme dans l’interception et très bon dans la relance. Gros match, vraiment.

Guillaume Salvi, défenseur central: 7

La qualité de ses entraînements avait laissé planer le doute: serait-il à la hauteur le jour du match? La réponse est oui, largement. Il est un de ceux qui laissent parler les autres et s’exprime sur le terrain. Jeudi, il a montré une belle présence, se distinguant par son sens du placement. Il n’est pas au top physiquement, mais cela ne se voit pas trop.

Stéphane Varela, défenseur central: 8

Le Roc a tout repoussé. Un attaquant tchèque un peu costaud? Deux duels plus tard, il n’y avait plus personne. On lui met une note supérieure à Salvi, parce qu’il est beaucoup plus allé au duel, ce qui est son rôle, et il l’a très bien fait. Titulaire en 1re ligue, à Baulmes, il y a trois ans de cela, il confirme une partie de son immense potentiel. Ce garçon peut aller haut.

Henrique De Amorim, latéral gauche: 9

Le Veveysan a donné le ton d’entrée: il n’était pas là pour rigoler. Mais alors vraiment pas. Si un agent serbe traînait dans le coin, il lui aura proposé un contrat d’ici à la fin de la semaine, c’est une certitude. Henrique a été énorme du début à la fin, si l’on excepte sa relance de l’extérieur du droit directement… dans le banc de touche. Sinon, il a fait tout juste, allant chercher tous les ballons de la tête. Magnifique.

Jérôme Ruch, milieu droit: 5

Il a énormément défendu, dans un poste qui n’est pas forcément le sien. A Thierrens, il a l’habitude d’être plus offensif, mais là, dans un 4-4-2, il a dû beaucoup revenir. Il l’a fait de manière évidemment exemplaire, mais a manqué de percussion en attaque. C’est logique? Oui, surtout qu’il a quasiment joué comme latéral, revenant souvent à hauteur d’Arbesjan Lekiqi. Il est sorti à l’heure de jeu, après avoir tout donné. Remplacé poste pour poste par Steven Bonzon (68e), auteur d’une bonne entrée, et qui a eu le 1-0 dans le viseur (89e).

Léonard Loba, milieu défensif: 6

Il a beaucoup travaillé, sur un immense terrain. Associé à Elmedin Hasanovic dans le 4-4-2 imaginé par « Tonton » Tharin et Jean-Philippe Karlen, il a récupéré énormément de ballons et n’en a pas perdu beaucoup. Ce qui lui a manqué? La prise de risques, c’est tout. La sélection vaudoise a peu fait circuler le ballon, n’osant pas le faire, et les deux milieux défensifs en sont un peu responsables. Admirables de combativité, ils n’avaient pas l’énergie nécessaire pour construire le jeu.

Elmedin Hasanovic, milieu défensif: 6

Le banquier. Confiez-lui un ballon, il le mettra au chaud un moment et vous le rendra propre. Quel joueur, quelle classe! Il a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui, comme à Loba, mais on lui fait la même critique: il n’a pas créé assez de jeu pour qu’on s’enflamme vraiment sur sa performance. Il est capable de bien mieux, mais il a été tellement énorme à la récupération et généreux dans l’effort qu’il mérite largement la moyenne.

Dylan Martini, milieu gauche: 6

Il a évolué dans un registre vraiment différent de Jérôme Ruch. Il a moins défendu, moins fait d’efforts et a, du coup, pu garder plus de lucidité pour faire de vraies différences sur son côté. Sa technique est un régal et certains défenseurs tchèques se demandent encore par où il est passé. Il aurait pu se montrer un peu plus altruiste par moments, mais son jeu est fait de provocations et d’exploits individuels et lui a pris des risques. Remplacé par Sacha Clément (88e), qui a eu le temps de s’illustrer en perdant un ballon chaud, puis en se battant comme un chien pour le récupérer dans la foulée.

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Mikael Duperret, capitaine de la sélection (photo: T. Guillemin)

Mikael Duperret, attaquant: 5

Un guerrier. Le capitaine de la sélection a montré l’exemple, s’arrachant sur chaque ballon. Il a été poissard, par moments, ayant trois occasions d’ouvrir la marque. A la 45e, il part seul marquer, mais l’arbitre-assistant signale un hors-jeu d’un coéquipier. A la 55e, son tir cadré est contré par la main d’un défenseur tchèque et à la 76e, son tir passe de peu à côté. Un match frustrant. Remplacé par Aleksandar Bozic, qui s’est battu sur chaque ballon et a servi un caviar à Steven Bonzon.

Nelson Longo, attaquant: 6

Une seule image pour résumer son match? A la 70e, à la peine physiquement, il a sprinté pour défendre suite à un corner offensif mal négocié. Un avant-centre atypique qui se bat pour l’équipe avant de penser à lui. Il a couru de tous les côtés, défendu avec son énergie habituelle et montré l’exemple. Il ne lui a manqué que de pouvoir conserver un peu les ballons, mais sa combativité et sa présence dans les duels en ont fait un acteur important de ce match.

Seul le premier sera qualifié

Pour rappel, une seule équipe par groupe se qualifiera pour la phase finale de l’UEFA Regions Cup, une compétition officielle réservée aux équipes amateures venues de tout le continent. Alors, bon point ou mauvais point? On aura la réponse très vite.

Les conditions d’accueil sont idéales en Serbie, la sélection étant logée au centre de formation de la Fédération, à une petite demi-heure de Belgrade. Le complexe sportif est de toute beauté, avec plusieurs terrains de grande qualité et toutes les facilités imaginables. Il y a tout pour bien faire, vraiment.

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