Nyon est en position de force, mais Bavois adore ça

Nyon est en position de force, mais Bavois adore ça

Il n’est pas faux de dire que le FC Bavois ne s’attendait pas à cette promotion. Elle est méritée à 100%, évidemment, car c’est toujours le terrain qui a raison. Et celui-ci a parlé, en juin dernier, lorsque le FCB est allé s’imposer en patron à Münsingen (0-3) et à Baden (0-1) pour obtenir son billet pour la Promotion League, le plus haut niveau jamais atteint par le club de Jean-Michel Viquerat. Mérité, oui. Attendu, non.

Muamer Zeneli s’est marié mardi soir au Kosovo

S’il en fallait une preuve, ce sont les joueurs eux-mêmes qui nous l’ont apportée en ce début de semaine. Muamer Zeneli, l’un des tout meilleurs joueurs de ce FC Bavois, avait en effet fixé son mariage au Kosovo… ce mardi, un jour avant la reprise du championnat de Promotion League. Impossible d’en vouloir au latéral gauche: quand il a fixé ses noces, il ne pouvait pas imaginer jouer à ce niveau. Alors, bien sûr, il a gardé la fête à cette date-là, loupant quelques jours d’entraînement et, surtout, le premier match à Nyon, mercredi à 19h30. Plusieurs de ses coéquipiers ont eux aussi pris l’avion, mais ont atterri mercredi matin à Cointrin. Un passage à la maison pour prendre son sac, manger un plat de pâtes, et Marco Grosso, Sébastien Le Neün et les autres seront bien présents à Colovray pour aller chercher les trois points, après deux jours de fête dans les Balkans.

Pas de passe-droit: on joue!

Demander à Nyon de repousser le match, afin que le mariage de Muamer Zeneli puisse être fêté à 100%, d’autant que Nicola Zari ne sera pas non plus là ce mercredi? Jean-Michel Viquerat y a pensé, mais a tout de suite dit non. Bavois ne voulait pas arriver dans le football d’élite en commençant par demander une faveur, histoire d’implémenter son statut de « petit club ». Non, le FCB veut être une équipe comme les autres de Promotion League, sans passe-droit, assumant son côté amateur face aux grosses écuries comme Kriens, Old Boys et les autres. Alors, Bavois, diminué et fatigué, donnera tout sur le terrain ce mercredi à 19h30, dans la continuité d’une préparation compliquée.

Une préparation marquée par les absences

Car oui, tout n’a pas été facile pour le FCB cet été, après la promotion. Les joueurs et Bekim Uka ont pris quelques jours pour penser à autre chose qu’au football, mais bien vite, il a fallu remettre les crampons. Finies les scènes de joie, il a fallu souffrir autour du terrain, mais les résultats des matches amicaux n’ont vraiment pas été bons, jusqu’à cette victoire, enfin, face à Carouge samedi (4-2). Le problème? Beaucoup de joueurs étaient absents, en vacances, lors des premiers matches de préparation et il est juste à 100% de dire que Bekim Uka n’a pas pu organiser son équipe comme il le voulait. Attention, pourtant, car tout va aller très vite: après Nyon ce mercredi, c’est La Chaux-de-Fonds qui débarque samedi aux Peupliers (17h). Et oui, c’est déjà important.

Bavois a été très stable cet été

Bavois est donc un peu dans l’inconnue avant de débarquer à Colovray, même s’il a une grande force: la stabilité de son contingent. Vito Preite est arrivé d’Azzurri et le latéral n’est pas assuré du tout d’une place de titulaire face à la concurrence de Nezir Kurtic, Jean-Michel Monteiro et Muamer Zeneli. Seule autre recrue, Romaric Nya Ngatcha, qui postulera pour une place au sein du trio d’attaque, avec Qendrim Makshana, Bourama Ouattara, Micael Martins, Dren Basha et Jonathan Caeiro, qui se remet gentiment de ses blessures. Alors, c’est sûr, le club des Peupliers a des automatismes bien rodés et un esprit d’équipe qui peuvent lui permettre de créer une immense surprise ce mercredi à Colovray.

Nyon est prêt, c’est sûr

Car oui, ce serait un séisme si le Stade Nyonnais sortait de ce match avec autre chose que trois points. L’équipe de Vittorio Bevilacqua, dont l’on voit déjà clairement la patte offensive, est en position de force après une préparation de très grande qualité. La victoire n’a pas été au rendez-vous à chaque voyage, mais on ne pouvait pas demander cela à Guillaume Golay et à ses coéquipiers face à des équipes de Premier League anglaise ou face au Sporting Portugal. Par contre, Nyon a fait le boulot contre les formations de série inférieure, battant Naters (3-0) et Servette M21 (4-2) pour ses deux dernières sorties. Et, sincèrement, l’équipe sûre d’elle que l’on a vu balader Sunderland pendant une mi-temps à Evian n’a pas le droit de chuter face à un néo-promu dix jours plus tard.

Bavois n’est pas en position de force… et adore ça

Avec ses recrues de qualité, son jeu déjà bien en place et les certitudes acquises en préparation, le Stade Nyonnais est largement favori du match de ce soir, devant son public et dans une ligue qu’il connaît bien. Mais Vittorio Bevilacqua, qui est très ami avec Bekim Uka, le sait bien: le piège est justement là et être favori de ce match ne garantit pas la victoire aux Nyonnais, loin de là. Car Bavois a une force, énorme: être fort quand on ne l’attend pas, grâce au combat, à l’abnégation et au caractère. C’est avec ces valeurs-là que les Bavoisans ont obtenu leur promotion et c’est avec celles-ci qu’ils débarqueront mercredi à Colovray. Alors, attention, le Stade Nyonnais: Bavois, c’est vrai, n’est pas en position de force, avec ses absents et ses joueurs qui rentreront du Kosovo le jour-même du match. Mais le FCB adore ça…

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