Le nouveau LS aura du répondant samedi face au FC Sion

Le nouveau LS aura du répondant samedi face au FC Sion

C’est peu dire que ce nouveau FC Lausanne-Sport suscite l’enthousiasme. Par la qualité des joueurs qui l’ont rejoint, mais aussi parce que le projet prend une tournure clairement vaudoise, ce qui ne manque pas de plaire et qui devrait attirer un (très) nombreux public samedi à La Sarraz. Une preuve que le club-phare du canton regarde désormais à l’intérieur de ses frontières? Sur les 21 joueurs actuellement contingentés au LS, un est né en Uruguay, un dans le canton de Fribourg, un en Valais, deux à Genève et… 16 en terres vaudoises.

Andi Zeqiri et Jordan Lotomba ont prolongé

Ce chiffre-là est porteur de tous les espoirs et Alain Joseph est conscient d’avoir pris un virage qui plaît aux supporters lausannois. Etre né en terres vaudoises n’est pas un gage de qualité, mais de sympathie, certainement. Surtout, cela valide le travail réalisé par Team Vaud depuis plusieurs années et l’on en voit, enfin, les fruits concrets aujourd’hui. Un exemple concret? Andi Zeqiri et Jordan Lotomba. Ces deux jeunes ont un potentiel qui devrait les emmener assez loin de la Challenge League assez vite, mais le LS a su les convaincre de rester encore un peu à la Pontaise et de prolonger leur contrat. On peut l’affirmer, ce n’est pas l’aspect financier qui a fait la différence, de loin pas, mais bien la perspective de progresser et de franchir un palier qui sépare un espoir d’un joueur confirmé. Cela ne veut pas dire que les deux jeunes ne partiront pas l’été prochain, mais il y a déjà un progrès: combien d’espoirs sont partis à 14, 15 ou 16 ans au FC Bâle ou à Grasshopper? Il y en a encore qui partent, bien sûr, mais le fait que les deux meilleurs, Zeqiri et Lotomba, restent là malgré les multiples sollicitations dont ils font l’objet, voilà qui valide le projet Team Vaud jusqu’à sa pointe haute.

Former des joueurs d’élite? C’est possible. Mieux, c’est fait

Oui, le canton de Vaud peut former des joueurs de ligue nationale. Le principal reproche fait à Team Vaud jusqu’il y a peu était que ses M21 « finissaient » en 1re ligue, 2e ligue inter ou 2e ligue. Aujourd’hui, un joueur comme Numa Lavanchy a prouvé en un tour avec Le Mont être déjà un des meilleurs latéraux de la ligue. On exagère? Non. Pas une seule seconde. Et Olivier Custodio, alors? Capitaine du LS, il a largement sa place à ce niveau et on attend mieux de lui dans les années à venir, encore.

Tirer à boulets rouges sur Team Vaud? Ce n’est plus d’actualité

Bien sûr, tous n’auront pas une carrière qui les mènera en Super League, mais ces jeunes-là ont reçu une formation d’élite, on insiste, pas juste un accompagnement jusqu’à leur majorité. Aujourd’hui, Team Vaud forme des professionnels. Cela ne change rien aux critiques venues des clubs alentours, qui récupèrent les joueurs non conservés, mais il est difficile de reprocher quelque chose à Team Vaud sur ce point précis, quand même. Oui, un jeune de 13 à 16 ans, qui doit retourner à Grandson, Genolier-Begnins ou Montreux, est déçu et les six premiers mois sont difficiles dans la tête. Cela, on le comprend. Mais on peut aussi inverser la question: n’a-t-il pas pu bénéficier d’entraînements de qualité pendant les années passées à Team Vaud? Tout n’est pas tout juste et des clubs comme Stade-Lausanne prouvent qu’avoir des Inter performants est aussi une manière d’amener les joueurs en 1re ligue, mais il est désormais faux de tirer à boulets rouges sur Team Vaud. Critiquer, oui, évidemment. Mais force est de reconnaître que le travail paie au niveau de l’élite et cela, il faut le souligner. On a assez dit qu’aucun joueur sorti de Team Vaud ne finissait dans l’élite pour souligner qu’aujourd’hui, la donne a changé.

Xavier Margairaz et Arnaud Bühler, les deux sages

Voilà pour les jeunes, mais le fait de voir revenir des éléments comme Xavier Margairaz et Arnaud Bühler est également un motif de fierté et de satisfaction pour les dirigeants du LS. Les deux Nord-vaudois sont revenus au bon moment, tant pour eux que pour le club. Ils ont encore des choses à apporter sur le terrain, c’est évident, mais aussi en dehors. Ils vont faire profiter chacun des jeunes de leur expérience en leur indiquant les erreurs à éviter et les chemins à ne pas prendre.

Pas de pression inutile

Un point faible pour ce nouveau Lausanne-Sport? On peine à trouver, sincèrement. Sportivement, Sion apportera sans doute un élément de réponse samedi et le LS aura du répondant. Quelques jours après s’être inclinés de peu face à YB (2-1), Lausanne continue sa préparation face à des équipes de pointe en Super League. De là à s’imaginer un retour soudain dans l’élite, déjà dans douze mois? Personne n’en parle pour l’instant, que ce soit ouvertement ou en privé. Voilà une belle preuve d’humilité et, peut-être surtout, une volonté forte de ne pas se mettre une pression inutile. Là aussi, c’est bien joué.

Lausanne-Sport – FC Sion, samedi à 15h30 à La Sarraz

Categories: Football d'élite

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