Mirko Salvi: «Un contrat, ce n’est pas une fin en soi»

Mirko Salvi: «Un contrat, ce n’est pas une fin en soi»

Le FC Bâle a officiellement annoncé la prolongation de contrat de Mirko Salvi (20 ans) jusqu’en 2017, avec une option pour 2018. Le gardien nord-vaudois, né à Onnens, est prêté depuis juin 2014 au FC Bienne pour « accumuler du temps de jeu et de l’expérience », explique le club rhénan dans un communiqué. Le plus grand club de Suisse compte donc sur son jeune portier pour les années à venir et en a apporté la preuve. Interview.

Mirko, voilà une bonne nouvelle pour commencer l’année!

Oui, je suis content, forcément. Cela montre que le FC Bâle compte sur moi et c’est important. Prolonger de deux ans avec un club comme celui-là, ce n’est pas anodin. Les négociations ont eu lieu cet hiver et tout est allé vite.

Etiez-vous un peu inquiet en fin d’année? Vous étiez sous contrat jusqu’en juin 2015. Si Bâle ne vous avait pas proposé de prolongation, vous vous seriez retrouvé sur le marché…

Comme tout footballeur dont le contrat se termine dans six mois, j’ai envie de dire… Bien sûr que je ne savais pas et que je préfère la situation actuelle, mais je me concentrais sur mon boulot avec le FC Bienne, sans me poser la question.

Aujourd’hui que cette question est réglée, on imagine que vous êtes serein. Jusqu’en 2017, quoi qu’il arrive, vous êtes sous contrat avec le plus grand club de Suisse!

Oui et non. Cela enlève un point d’interrogation, vous avez raison, mais en même temps, cela rajoute de la pression. Une pression positive, attention! Le FC Bâle compte sur moi et croit en mes capacités. J’en ai la preuve matérielle, et il faut que je sois performant. Donc oui, il y a de la sérénité, mais un contrat, ce n’est pas une fin en soi.

Avez-vous vous eu des garanties sportives?

Comment cela?

L’assurance de retourner à Bâle l’été prochain, par exemple, ou la perspective d’un poste de titulaire à Saint-Jacques dans les deux ans?

Non, cela ne fonctionne pas comme ça. Ce qui est sûr, c’est que je disputerai le second tour avec le FC Bienne. Le reste, on ne l’a pas abordé. Ce n’est pas la manière de faire.

Donc vous pourriez être prêté ailleurs en juin 2015, par exemple en Super League ou l’étranger pour franchir un palier?

Par exemple, oui. Je n’en sais rien. De nouveau, on n’a pas abordé ce sujet. La seule chose que je sais, c’est que je suis à Bienne jusqu’en juin 2015. Je me concentre exclusivement sur mon club, où je vais faire tout mon possible pour aller chercher le maintien.

Justement, Bienne est dernier à Noël. Ce n’est pas l’idéal pour se mettre en valeur… Le FC Bâle vous a parlé de vos matches? Ils vous ont dit ce qu’ils en pensaient?

Oui, on a parlé du premier tour, bien sûr. J’ai joué 17 matches et les scouts du FCB sont venus à une dizaine d’entre eux. Ils m’ont dit ce qu’ils avaient vu.

Et vous, personnellement, comment  jugez-vous votre premier tour? Il y a eu quelques mésententes au début, comme lors du match à Winterthour, mais vous avez bien fini, non?

Bon, le match à Winterthour… Ca peut arriver à n’importe quel gardien, il y a des bons et des mauvais jours. Je partage votre constat, j’ai été meilleur au fil de la saison, à l’image de l’équipe. Globalement, je dirais que j’ai fait un bon premier tour, mais je ne peux pas être satisfait, vu notre dernière place. La seule chose qui compte, c’est que Bienne est dernier et cela, ça doit changer le plus vite possible.

Comment faire pour se maintenir? Se renforcer?

A l’heure où nous parlons, il n’y a aucun transfert. J’estime, de toute façon, qu’il y a assez de qualités dans cette équipe.

Que devez-vous améliorer, alors?

Nous devons faire preuve de plus d’agressivité, je pense. On a vu en fin de tour que cette dernière place ne reflétait pas le niveau de l’équipe. Nous avons un bon groupe, de bons joueurs et tout ce qu’il faut pour nous maintenir.

A titre personnel, vous êtes désormais en M21 de la sélection suisse. Vous avez joué les deux derniers matches face à l’Allemagne et à l’Ecosse… Vous vous considérez comme le numéro 1?

Hem… Toute ma carrière, je me suis battu pour être le numéro 1, partout où je suis passé. C’est mon but en M21, bien sûr. Mais Yvon Mvogo, mon concurrent, est titulaire en Super League. Il a un avantage sur moi de ce côté-là.

Il sera bientôt appelé en A et la place sera libre, non?

Ah, ça, je n’en sais rien. Vous êtes mieux informé que moi (rires)! Je n’ai évidemment aucun pouvoir là-dessus. Tout ce que je sais, c’est que je vais faire de mon mieux.

Categories: Football d'élite

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