«Je dois m’en servir pour être encore plus fort»

«Je dois m’en servir pour être encore plus fort»

Hélios Sessolo a passé une belle saison au Lausanne-Sport, ponctuée par le titre de champion de Challenge League. Après les festivités, place à la désillusion avec la décision de Fabio Celestini de ne pas le conserver pour la Super League. Le talentueux milieu de terrain de 23 a accusé le coup un petit moment, mais est déjà tourné vers son nouvel objectif: réaliser une grande saison avec Le Mont, où il avait déjà joué de janvier à juin 2015. La préparation du club vaudois de Challenge League a bien débuté avec un 1-1 face au FC Sion (but d’Hélios Sessolo lui-même) et un bon match face à Thoune (défaite 3-1, but de Patrick Bengondo).

 

Hélios, vous avez marqué lors de votre premier match face à Sion: vous êtes déjà en forme!

En forme, oui! Enfin, disons que ça va, on est en pleine préparation et j’essaie de mettre tous les atouts de mon côté pour gagner ma place. C’est le jeu de la pré-saison et je me donne à fond.

Pourquoi avoir décidé de revenir au Mont cet été?

Déjà, je connaissais bien la maison. Lors de mon premier passage, John Dragani était là comme assistant de Claude Gross et je suis très content de le retrouver comme entraîneur principal. Je ne viens pas en terrain inconnu et j’ai une envie claire: jouer le maximum de matches. J’ai vraiment à coeur de réussir une belle saison.

Le club a-t-il évolué depuis votre dernier passage, il y a une année?

Oui et c’est normal. Déjà, il s’est établi en Challenge League. Quand je suis arrivé, cela ne faisait que six mois et cela se voyait. C’est normal! Mais là, une année après, je constate déjà que beaucoup d’efforts ont été faits pour professionnaliser le tout. Il y avait des adaptations à faire, mais de nouveau, c’était inévitable. Un club ne peut pas arriver comme cela en Challenge League et que tout soit parfait. Il y a eu des adaptations et aujourd’hui, je trouve que c’est vraiment bien.

Quelles adaptations, par exemple?

Déjà, on s’entraîne plus. On a très souvent deux séances par jour, comme aujourd’hui. Ce mercredi, on a passé notre journée au terrain. On voit vraiment que le club veut que l’on soit dans de bonnes conditions. Le préparateur physique est là tous les jours, par exemple. Il y a un vrai suivi. Il y a encore une année, il était là quinze minutes au début, pas tout le temps… Désormais, on a aussi un programme individuel à suivre, la prise en charge est meilleure. Bref, ça va dans le bon sens, je trouve.

C’est aussi pour cela que vous avez fait ce choix?

Oui, bien sûr. Comme je vous l’ai dit, je me sens vraiment bien. J’ai signé pour une année et j’espère qu’elle soit bonne pour le club et pour moi.

Hélios, racontez-nous un peu le sentiment qui vous a envahi quand Fabio Celestini vous a dit que vous deviez quitter Lausanne, il y a quelques semaines…

Sincèrement, je pensais que j’allais rester. Vraiment. J’ai fait une saison correcte, en étant bon des fois, moins bon d’autres fois, entre les deux de temps en temps… Comme n’importe quel joueur. Donc oui, j’ai été surpris. C’est un choix du coach et je ne peux pas dire que je suis d’accord avec lui. Evidemment que je voulais rester au LS et jouer en Super League.

Vous êtes fâché?

Surpris et déçu, disons. C’est  comme si vous dérouliez le tapis rouge et que c’est un autre qui marche dessus. C’est un peu le sentiment que j’ai en ayant contribué à cette montée. Mais bon, c’est déjà du passé. Je dois m’en servir pour être encore plus fort.

Fabio Celestini nous a dit après le dernier match de la saison qu’il avait vu chacun des joueurs en entretien individuel pour leur annoncer s’ils restaient ou pas (lire ici). Cela a donc été le cas avec vous?

Oui, c’est exactement comme il l’a dit. Il m’a expliqué en face à face les raisons pour lesquelles il ne me gardait pas.

Des raisons qui sont?

Je préfère les garder pour moi.

Vous avez été formé à YB où vous êtes resté aux portes de la Super League. Là, vous les ouvrez avec le LS et elles se referment…

Oui, mais ce n’est pas en pleurant que l’on avance. Vous m’interviewez et je réponds volontiers à vos questions, mais je vous le répète: c’est déjà du passé. La réalité, c’est que je ne suis pas loin de la Super League, mais que je n’y suis pas encore. Alors, je vais m’atteler à réussir la meilleure saison possible avec Le Mont. Je veux être performant individuellement, que ce soient avec les buts marqués, les passes de but… Si l’équipe tourne bien, les individualités vont ressortir.

Voilà une année et demi que vous jouez en Challenge League. Après ces deux semaines de préparation avec Le Mont, comment sentez-vous l’équipe?

Il suffit de voir nos matches amicaux pour être confiant: on a rivalisé avec Sion et avec Thoune. Pour moi, cela veut tout dire. Ce sont deux bonnes équipes de Super League et on leur a vraiment tenu tête. Notre programme est vraiment intéressant, car on va affronter le haut niveau. Mardi prochain, on joue contre Nantes à Annecy, ce sera encore un bon test.

Vous pensez que Le Mont peut échapper au bas de tableau cette saison?

Ce qui est sûr, c’est que cette Challenge League sera une sorte de Super League bis. Il y aura Zurich, Xamax, Servette, Aarau, Wil… Oui, il y aura du lourd, mais je pense que beaucoup de choses vont dépendre de notre début de saison. Si on commence bien, on va tous prendre de la confiance, tant individuelle que collective, et on peut faire quelque chose de bien. Ces premiers matches seront très importants, je pense, et c’est vraiment bien pensé d’affronter de très bons adversaires en préparation. Je pense qu’on sera prêts d’entrée.

Categories: Football d'élite

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