Maxime Brenet: «Le message? Je suis là, on peut compter sur moi»

Maxime Brenet: «Le message? Je suis là, on peut compter sur moi»

« Max? Il était numéro 2, il est passé numéro 1. Voilà ce que je peux vous dire aujourd’hui. Cela n’empêche bien sûr pas que nous cherchons un gardien suite à la blessure de Jonas Omlin, mais la performance que Max a fait ce lundi face à Wil m’arrange, elle me montre qu’on a un gardien sur lequel on peut compter. Et je n’en doutais pas. » Ainsi s’est exprimé Claude Gross concernant la prestation de Maxime Brenet, lors de la victoire du FC Le Mont face aux Saint-Gallois (lire ici),

Remplaçant de Jonas Omlin (prêté par Lucerne) depuis le début de saison, l’ancien gardien de Fribourg et de Xamax a plus que bien fait le boulot lundi. Le Mont avait en effet encaissé au moins un but lors de chaque match cette saison, jusqu’au 32e de Coupe de Suisse à Buochs, gagné 0-2 après prolongations avec le Français dans les cages. Il a donc enchaîné avec ce succès 1-0 face à Wil, « profitant » de la blessure longue durée de Jonas Omlin. Son bilan est donc de 0 but encaissé en 210 minutes de jeu officielles. Du coup, on s’est approchés de lui à la fin du match pour connaître son état d’esprit. Interview.

 

Maxime, voilà une belle performance du Mont ce soir!

Je crois, oui. Vous savez, c’est drôle, on est quelques minutes après le match et j’ai déjà entendu des gens dire que Wil n’était pas très fort ce soir. On pourrait reconnaître nos mérites de temps en temps et dire que Le Mont a été bon et a fait déjouer Wil, non? Moi, en tout cas, j’ai vu un FC Le Mont qui avait un bon état d’esprit, de l’envie et qui a gagné de manière méritée.

C’était important de « blanchir » aussi?

Oui, ça l’est toujours. J’avais une bonne défense devant moi, et quand je dis cela, je pense aux dix joueurs. Tous ont apporté leur part, les quatre de derrière comme les deux du milieu et les quatre de devant.

En première mi-temps, on vous a vu vous énerver contre Selçuk Sahin, qui vous avait taclé alors que vous aviez le ballon dans les mains. Il vous a touché?

Vous plaisantez? Regardez, j’ai les traces de ses crampons sur l’épaule et j’ai la lèvre tuméfiée! Ma copine va gueuler un peu, mais pas grave, ce sont les risques du métier (rires).

L’année dernière, vous avez commencé la saison sur le banc et êtes devenu titulaire quand Le Mont a fait tous les points nécessaires pour se sauver en fin de championnat. Et là, vous commencez la saison remplaçant. Vous vous dites quoi à ce moment-là?

J’ai la rage, c’est clair. Bien sûr. Mais je fais quoi?

A vous de nous dire.

Il y a une seule chose à faire dans cette situation, c’est ne rien dire et travailler encore plus fort. Ce n’est pas juste une phrase en l’air, croyez-moi.

Mais ça veut dire quoi?

Ca veut dire que vous devez travailler encore plus pour être prêt le jour où vous avez votre chance. Elle peut arriver à n’importe quel moment. Comme c’est le cas actuellement, d’ailleurs.

Quand Jonas Omlin se blesse, à quoi pensez-vous?

On n’est jamais content. Jamais. La première réaction, celle qui vient tout de suite, c’est de la compassion. De nouveau, ce n’est pas une parole en l’air. Mais après, bien sûr, il y a le fait que c’est à vous de jouer.

L’année passée, vous aviez gagné votre place « à la régulière » face à Johnny Leoni. C’est vraiment mieux?

Oui, quand même. On ne souhaite jamais à personne de se blesser, même à son concurrent. Mais vous connaissez l’expression: « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». On la sort à chaque fois, mais on n’a rien trouvé de mieux pour définir cette situation. C’est exactement ça.

Aujourd’hui, Le Mont cherche activement un gardien…

Et?

Et le staff hésite entre un numéro 1 et un numéro 2…

Mon message, c’est que je suis là et qu’il faut compter sur moi. C’est tout.

Vous travaillez toujours à côté?

Oui, mais j’ai baissé mon taux d’activité. Mon employeur est vraiment flexible et très arrangeant. Je peux m’entraîner le matin et je peux me libérer en cas de besoin. Et le président du Mont a accepté de mettre la différence, donc tout va bien.

Vous avez réussi à obtenir une augmentation de Serge Duperret! Vous êtes bien le seul, non?

Ah, je ne sais pas (rires)! J’avais fait un effort pour venir l’année passée et, comme vous l’avez dit, je crois que j’ai eu ma part de mérite dans le maintien.

Vous pensez que Le Mont est plus fort que l’an dernier?

Je ne sais pas…

Ah non?

Je vais être très sincère: on ne sent pas encore la même cohésion et le même état d’esprit collectif qu’en fin de saison dernière. Mais c’est logique, en fait: on a changé beaucoup de choses et on ne connaît pas encore assez bien. Potentiellement, on est peut-être meilleurs, mais en fin de saison dernière, on était vraiment une équipe. Là, on doit encore se construire.

Dimanche, c’est la Schützenwiese et ses supporters derrière les buts, qui mettant la pression sur le gardien…

Oui, mais il n’y a pas de problème, ils peuvent dire tout ce qu’ils veulent: je ne comprends pas l’allemand!  Après, c’est sûr qu’on s’attend à un gros match. Un petit 0-0, ce serait bien.

Pas gagner?

Oui, bien sûr (rires). On a envie de confirmer notre bon résultat de ce soir face à Wil. On va bien se préparer pour aller chercher un bon résultat là-bas.

Fc Le Mont vs Fc Wil 1900 1-0

Categories: Football d'élite

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