Ludovic Zwahlen veut s’installer dans le but d’Yverdon Sport

Ludovic Zwahlen veut s’installer dans le but d’Yverdon Sport

A 22 ans, Ludovic Zwahlen a déjà acquis une certaine expérience au poste de gardien de but. Formé à Team Vaud, il en est parti après les M18 où il était la doublure de Zivko Kostadinovic. Sa première adresse en actifs? Echichens, en 2e ligue. Sous les ordres de Jean-Daniel Perroset. il a obtenu le maintien et a été repéré par Julien Marendaz, alors entraîneur de la II du Stade Nyonnais. Même si Ferdy Lamon, l’entraîneur des gardiens, avait une haute estime de lui et de son potentiel, Jean-Michel Aeby ne lui a jamais donné sa chance en Challenge League. Alors, il a enchaîné avec La Sarraz, Bavois et Echallens, où il a retrouvé Julien Marendaz.

Arrivé cet été à Yverdon Sport en même temps que son entraîneur, il y est déjà une valeur sûre, lui qui n’a pris que quatre buts en cinq matches. Si le club du Stade Municipal possède la meilleure défense du groupe 1 de 1re ligue, c’est aussi à son gardien qu’il le doit. Du coup, on est allé lui parler à la buvette du stade avant l’entraînement du mercredi.

 

Ludovic, êtes-vous satisfait de votre début de saison?

L’équipe ou moi?

On va commencer par vous!

Bon, ça va, je n’ai pas eu tellement de boulot, donc je ne vais pas tirer un bilan après cinq journées. Mais c’est un peu paradoxal, je préfère des matches où j’ai beaucoup d’arrêts à faire plutôt que ceux comme face à Team Vaud où j’ai une seule parade à effectuer à la fin. C’est le job d’un gardien, c’est sûr, mais j’aime bien être dans l’action!

Du coup, vous préférez quand votre équipe est à dix contre onze?

Non, non (rires)! C’est mieux quand on finit à onze, quand même. Après, j’ai la chance d’avoir une défense très solide devant moi, donc du coup, c’est difficile pour l’adversaire de se mettre en position de tir. Les quatre de derrière, c’est solide à YS. Quand on voit qu’un défenseur comme Dadie Mayila est remplaçant sur les derniers matches, ça donne une idée du niveau qui est le nôtre en défense.

Pour vous, c’est important d’avoir les mêmes joueurs devant vous de match en match ou vous vous adaptez?

Les latéraux, c’est un peu égal, ça ne change pas grand-chose. Mais c’est sûr que j’aime bien avoir la même charnière, ça crée des automatismes, même si on s’adapte tous très vite. Ce n’est pas si important que ça.

De toute façon, vous avez joué dans tellement de clubs différents que vous vous adaptez vite!

Je savais que vous alliez venir sur le sujet! Il y a passablement de monde qui me chambre à ce sujet, mais je vais vous répondre comme à tout le monde: à chaque fois que je suis parti, c’était pour franchir un palier.

Comme cet été? Passer d’Echallens à Yverdon dans la même ligue, c’est monter d’un cran?

Oui. Je suis désolé si je fâche des gens en disant cela, mais pour moi, c’est clair que venir ici à Yverdon, c’est trouver un club ambitieux, avec un grand passé. Et c’est chez moi, c’est ma région.

Vous voulez grimper encore un échelon dans le football suisse?

J’espère que ce sera avec Yverdon Sport.

Vous voulez vous installer dans ce but?

Oui, c’est mon ambition pour les années à venir. J’aimerais rester là et progresser ici, que ce soit personnellement ou en équipe.

La promotion, c’est pour l’été 2016? Vous avez déjà réservé la date des finales?

Non, non, on n’a pas le droit d’en parler. Il n’y a que cinq matches de joués. Impossible que je prononce ce mot.

Lequel, finales? C’est l’objectif, non?

Vous ne m’aurez pas. Non, je ne vais pas en parler.

Mais vous avez une belle équipe, non?

On a des joueurs qui viennent de plus haut, comme Babacar Dia Mbaye, et des joueurs comme Esteban Rossé, qui est un des meilleurs défenseurs de 1re ligue, et Florian Gudit, international juniors, qui sont arrivés, c’est vrai. Mais on est très jeune! A part Sacha Margairaz, Dadie Mayila et Manuel Bühler, qui est vraiment expérimenté dans cette équipe? C’est pour ça que je souris quand tous les gens parlent d’YS comme d’un favori.

Vous l’entendez souvent?

En discutant avec les joueurs des autres équipes, oui. Ils veulent nous mettre la pression, ils nous mettent tout en haut, mais je sais que ce sera dur.

Y a-t-il vraiment un style propre à Julien Marendaz, vous qui le connaissez bien?

Oui, c’est sûr. Son 4-2-3-1, c’est devenu sa marque de fabrique et je commence vraiment à en comprendre les subtilités. Maintenant, je vois très bien quand quelqu’un ne fait pas son travail, même de manière ponctuelle.

Par exemple?

Lors d’un récent match, je savais qu’il allait recadrer Fatah Ahamada, parce qu’il ne défendait pas assez. Du coup, le latéral se retrouvait seul contre deux adversaires et ça, en 1re ligue, ça ne pardonne pas. Le système de notre coach demande beaucoup d’efforts défensifs aux ailiers, ce qui n’est pas forcément le cas partout.

Vous êtes l’un des meilleurs gardiens de 1re ligue depuis deux saisons maintenant. Sincèrement, retrouver le monde professionnel, ça vous plairait?

Oui, bien sûr, mais pas n’importe comment. Aujourd’hui, je travaille à 100% et j’en suis très content. Le rythme me convient bien et mon employeur est flexible si on a un match en semaine, par exemple. Après, tout lâcher pour être remplaçant en Challenge League, ça ne me dit rien.

Mais si un club vous propose un défi sympa, vous foncez?

Il faut voir… Quelque chose qui pourrait me plaire, ce serait une aventure en Suisse alémanique pour apprendre une nouvelle langue, acquérir une nouvelle expérience. Ca pourrait me plaire, ça! Mais comme je vous l’ai dit, ma plus grande envie c’est de gravir les échelons avec YS.

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