«L’objectif est clairement fixé depuis le début de la saison»

«L’objectif est clairement fixé depuis le début de la saison»

Le Roc est déterminé, prêt à voir les attaquants de Granges se briser sur lui. Le FC Le Mont-sur-Lausanne et son capitaine N’diasse N’diaye sont en effet là où ils voulaient être en cette fin de saison: en finales de promotion. Après une saison parfaite (meilleur total de points des trois groupes de 1re iigue), le FC Le Mont doit désormais surmonter deux obstacles. Le FC Granges, tout d’abord, en matches aller-retour, mercredi et dimanche (au Châtaigner, dimanche à 16h). Et ensuite, si les Montains éliminent Granges? Il faudra battre, toujours sur deux matches, le vainqueur de la confrontation entre Baden et Meyrin (voir tableau en bas de l’article).

Le défenseur central du Mont entend bien laver l’immense déception de la fin d’année dernière, lorsque le club de Serge Duperret s’était vu refuser la promotion pour un goal, celui annulé à la dernière seconde du dernier match à Malley… Si le but de Luca Scalisi avait été accordé, Le Mont aurait disputé cette saison en 1re ligue Promotion. Les deux équipes ayant terminé devant lui il y a douze mois? Fribourg et Yverdon, qui évolueront tous deux en 1re ligue Classic l’an prochain… La saison dernière est oubliée. N’diasse N’diaye et Le Mont sont prêts. Déterminés.

N’diasse N’diaye, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous avant ce déplacement à Granges? 

On se sent bien, prêts à se battre! Physiquement, techniquement, tactiquement, tous les voyants sont au vert. On a hâte d’y aller. Les choses sont claires, parce que dans ce club, tout le monde a envie de gagner, à tous les niveaux. Le président a envie, le coach a envie, le staff a envie, donc forcément, nous les joueurs, on veut tout gagner. C’est dans cet état d’esprit conquérant que nous allons à Granges mercredi.

Vous êtes qualifiés pour ces finales depuis près d’un mois. N’y a-t-il pas un risque que vous ayez perdu le rythme en alignant les rencontres sans intérêt pour le classement?

Tous les joueurs sont conscients de l’intensité des finales. Alors oui, il était parfois difficile de se motiver pour les derniers matches, parce qu’on a l’esprit tourné vers ces finales, mais on a fait une bonne dernière partie contre Terre Sainte. C’était parfait, parce que notre adversaire est venu avec l’intention de ramener un bon résultat, mais on a gagné. C’était une bonne préparation pour ces finales, juste ce qu’il nous fallait pour revenir dans le rythme. De toute façon, ça va se jouer dans les têtes. On est prêts, je le répète.

On sent une grande détermination chez vous…

Oui, à l’image de tout le groupe. On a une bonne cohésion et on a réussi l’amalgame entre les joueurs qui sont là depuis un petit moment et les jeunes qui viennent d’arriver. On attaque ensemble, on défend ensemble. Franchement, ce groupe-là est sain. Sur les côtés, par exemple, mais je pourrais parler de tous les secteurs de jeu, on a de la concurrence, avec Hervé Towa, Marco Gabriele, Juan Rodriguez et Ridge Mobulu, mais quel que soit ceux qui jouent, il s’arrachent. De nouveau, je pourrais parler de tout le monde. On est solides partout.

Le staff et Claude Gross vous ont-ils parlé de Granges? 

Pas encore, mais cela va sûrement être le cas lundi soir. Je sais que notre cellule est allé les visionner. Mais ils vont beaucoup nous parler de nous, de notre match. Si on est déterminés, on va passer. Cela dépend de nous.

Vous estimez-vous favoris? 

Ce serait présomptueux de le penser. On a fini premier du championnat, c’est vrai, mais c’est sur le terrain que cela se montre, nulle part ailleurs. Le passé ne compte pas dans une finale. Ca peut se jouer sur des détails. Un moment de déconcentration et on peut être dehors. Ce que je sais, c’est que si on joue comme on sait le faire, avec nos qualités, avec l’agressivité, alors à ce moment-là, on passera.

Vous avez dominé tout le championnat, mais pourriez tout perdre lors de ces finales… 

Ah oui, ça c’est clair. Personnellement, je suis contre ce système. Il peut ruiner les efforts de toute une saison. Mais on va tout faire pour que ce ne soit pas le cas.

Jusqu’où peut aller ce club? 

Le plus haut possible.

Le plus haut possible, c’est où ?

C’est ramener ce club en Challenge League, comme lors de mon arrivée. Ce sera compliqué, il y a encore du chemin à faire. Il faut se donner le temps.

A titre personnel, vous êtes le capitaine de cette équipe, vous avez joué à Servette, vous en êtes le leader naturel. Vous sentez-vous investi d’un rôle particulier?

Avec les plus jeunes, oui, j’essaie d’assumer ce rôle-là. Après, je suis un élément de l’équipe, je ne suis pas à part. On avance tous ensemble dans le même direction. L’objectif est clairement fixé depuis le début de la saison. Toute notre préparation est tournée vers la promotion. L’encadrement est au top, l’équipe aussi. A nous de jouer. Et les infrastructures évoluent aussi gentiment, en attendant certaines choses…

Lesquelles?

Un terrain synthétique, par exemple (sourire).

A titre personnel, avez-vous envie de retrouver le monde professionnel et le football de haut niveau? 

Non. Je travaille à côté maintenant, je suis en train de gentiment basculer vers ma reconversion. A mon âge, 30 ans, je ne peux pas avoir l’ambition d’aller jouer juste une année dans un club professionnel, par exemple. Je dois penser plus loin. Je n’ai pas de regret, j’ai pu vivre du football pendant dix ans. J’en suis content. En fait, si, j’ai un regret quand même, c’est de ne pas avoir réussi un parcours en Coupe suisse avec Le Mont. Cette année, on perd contre Bienne, alors qu’on n’était pas prêts. Aujourd’hui, ce serait un match bien différent. Ca, c’est un regret.

Justement, pour vous, qui avez joué à La Praille, notamment, on ne peut pas s’empêcher de penser que la 1re ligue Classic doit être un peu ennuyeuse, notamment en terme de spectateurs.

C’est clair, il y a moins de monde, mais attention, les gens qui nous supportent le font bien. Il y a du soutien ici, on le voit, on le vit. Que ce soit les supporters, même s’ils sont moins nombreux qu’ailleurs, l’encadrement, le club, le soutien est bel et bien là. A nous de leur rendre ça, en allant jusqu’au bout.

 

Le programme des finales

Mercredi 29 mai, 1er tour aller (20h)
FC Granges – FC Le Mont-sur-Lausanne
FC Meyrin – FC Baden
US Terre Sainte – SC Cham
Zug 94 – FC Köniz

Samedi 1er juin, 1er tour retour (16h)
FC Baden – FC Meyrin
SC Cham – US Terre Sainte
FC Köniz – Zug 94

Dimanche 2 juin, 1er tour retour (16h)
FC Le Mont-sur-Lausanne – FC Granges

Mercredi 5 et dimanche 9 juin, 2e tour aller et retour avec les gagnants du 1er tour
Le Mont/Granges – Baden/Meyrin
Köniz/Zug – Cham/Terre Sainte

Categories: 1re ligue, Interviews

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