Liridon Rama: «On attaque et on défend à onze»

Liridon Rama: «On attaque et on défend à onze»

En prenant la mesure du LUC-Dorigny ce week-end (0-2), le FC Bex s’est quasiment assuré (mathématiquement, il lui manque un point) de passer l’hiver au-dessus de la barre, au côté de Montreux, dans une position de finaliste que les Bellerins préfèrent prendre avec toutes les précautions nécessaires.

Depuis le début de la saison, le discours de Mouloud Mekaoui a toujours été porté sur le très court terme et, preuve que l’entraîneur français fait très bien son travail, ses joueurs se montrent particulièrement réceptifs à son message. Ceux-ci ont déjà engrangé huit succès en 2e ligue cette année? Ils possèdent la meilleure défense du championnat et la 4e attaque? Le classement fair-play est la seule chose qui les sépare du siège de leader? Peut-être, mais à la frontière valaisanne, pour l’instant, on n’y voit rien de plus que quelques chiffres. La saison est encore longue et tout peut se passer, c’est le message de Liridon Rama, le capitaine du FCB. Et, même si personne ne tourne le dos à ce magnifique premier tour, l’heure n’est pas encore venue de s’enflammer, loin de là.

Le LUC a tenu une mi-temps

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’était pas trop tôt, vendredi dernier, à la 58e, pour Mickaël Mbo d’inscrire sa huitième réalisation de l’exercice et de définitivement réduire les chances du LUC-Dorigny à néant. Avec deux longueurs d’avance et un homme de plus sur le terrain, Bex n’avait plus qu’à gérer son avantage pour ajouter une nouvelle victime à son tableau de chasse, déjà bien garni. «Ils sont arrivés très forts en première période, ils ont voulu nous faire mal, autant dans le bon que dans le mauvais sens du terme. On a tenu et, vu qu’on avait déjà les occasions, avec l’ouverture du score et l’expulsion en début de seconde mi-temps, tout est devenu plus simple», explique Liridon Rama.

On n’arrête plus Michaël Mbo

«Mickaël Mbo? Il est dans une forme étincelante, c’est clair! Sa vitesse devant nous fait beaucoup de bien et, surtout, avec lui, il n’y a pas à tortiller. Si un ballon traîne dans les 16 mètres, c’est dedans à tous les coups. C’est une des principales différences avec les dernière saisons: cette fois, on fait preuve de réalisme et d’opportunisme», enchaîne Liridon Rama, qui vit sa quatrième saison sous les couleurs bleues et blanches.

Avec la réussite du bon côté

Avec vingt buts en onze matches, ce n’est pas tant la capacité à couler tous ses adversaires qui impressionne à Bex, mais plutôt son aisance à constamment finir par prendre le dessus. Sur huit victoires, les Bellerins en ont obtenu quatre par un but d’écart, et cela n’est pas totalement un hasard. «Il y a une part de réussite, c’est certain, admet le milieu de terrain, et on espère que les matches continueront à tourner en notre faveur. Mais il ne faut pas oublier que, face à Concordia ou Pully, on a eu les occasions pour faire la différence et fini par y laisser des points».

«Les victoires entraînent les victoires»

«Je dirais que les victoires entraînent les victoires, c’est aussi ce qui explique ce phénomène. On n’a jamais vraiment eu l’habitude d’enchaîner les bons résultats de cette manière, c’est tout nouveau pour nous. Comment on réagit? Disons que j’ai l’impression que cela a beaucoup renforcé nos liens, sur et en-dehors de terrain, et qu’on prend encore plus de plaisir à enfiler les crampons et à pratiquer notre sport. On a constamment envie d’aider nos camarades, de leur offrir une solution. Et puis, j’ai aussi remarqué qu’on a nettement moins peur de mettre le pied, de se faire mal. Ça change tout!», continue Liridon Rama.

0,8 but par match: la meilleure défense de 2e ligue

Et si la troupe de Mouloud Mekaoui possède, assez largement, la meilleure défense de toute la 2e ligue (neuf buts encaissés), l’atmosphère qu’il y règne n’y est pas étrangère: «On entre à onze sur la pelouse, alors on attaque à onze et on défend à onze, c’est notre principe de fonctionnement. On se connaît tous depuis un certain temps et, je vous l’ai dit, on ressent énormément de plaisir à se côtoyer sur le terrain. Les liens qui nous unissent sont forts, et cela se remarque dans notre façon de jouer et, plus particulièrement, de défendre».

«Comment voulez-vous que je vous parle de finales en octobre?»

Ce groupe «100% made in Bex» construit par Julio Tejeda et repris, dans la continuité, de mains de maître de Mouloud Mekaoui a su patiemment mûrir, dans l’ombre des montagnes des Alpes, et semble gentiment, sans faire de bruit, arriver à maturité. Cela se traduit par ses prodigieux résultats, bien sûr (seulement sept points égarés jusqu’à présent), mais avant tout par l’humilité qui a grandi avec et qui accompagne aujourd’hui chaque Bellerin. «Comment voulez-vous que je vous parle de finales en octobre?», réagissait à ce sujet, tout étonné, Liridon Rama.

Le sage FC Bex ne se projette jamais plus loin que le prochain match

«Notre objectif premier, c’est le maintien. Ça a toujours été le mot d’ordre et c’est encore le cas aujourd’hui. Il nous reste deux parties à jouer cet automne, on va essayer de se comporter de la meilleure façon possible, de les gagner et de nous rapprocher encore un peu de notre objectif. On se souvient d’où on vient et, même si nos résultats sont excellents, bien meilleurs que toutes nos espérances, on ne se projette nulle part d’autre que dans le prochain match».

C’est donc la tête sur les épaules, sans prétention aucune, que les Chablaisiens s’apprêtent à recevoir La Sallaz, samedi à 19h. Puis viendra le dernier match de l’année, un déplacement  à Saint-Légier, pour ce qui pourrait bien être un bouillant choc des extrêmes où certains n’hésiteront pas à laisser leur peau pour quelques précieux points. Mais ça, c’est dans dix jours: une éternité lorsque, comme le FC Bex, on ne fonctionne qu’à court terme.

Un article rédigé par Florian Vaney

Categories: 2e ligue

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