Leyti N’Diaye: «Je suis un vrai joueur de collectif»

Leyti N’Diaye: «Je suis un vrai joueur de collectif»

C’était en décembre 2010, il n’y a pas si longtemps. Le Vélodrome était plein pour recevoir Chelsea, dont Petr Cech gardait les buts, John Terry était le capitaine et Didier Drogba l’avant-centre. Les Londoniens sont repartis vaincus de Marseille (1-0, but de Brandao). Face à Michael Essien et Ramires se dressait Leyti N’Diaye, titulaire au poste de milieu défensif pour ce choc de Champions League. Le Sénégalais avait 25 ans et sa carrière était lancée, ses ennuis de santé derrière lui. Du moins l’espérait-il… Hélas, ses blessures récurrentes et ses prêts ont eu raison de son aventure marseillaise. Sans club depuis un moment, il s’est engagé à l’automne 2014 en faveur du FC Le Mont, où sa personnalité et son charisme en font un élément important du vestiaire, mais pas encore du terrain.

Pourquoi? A cause d’un manque de rythme, déjà, parfaitement compréhensible pour un joueur qui devait retrouver la forme et qui n’a pas pu enchaîner les matches depuis son arrivée. Vendredi, face au LS, il a été très bon avant de sortir à la mi-temps. Associé à Ibrahim Tall en défense centrale (N’Diasse N’Diaye était ménagé et sera suspendu pour le premier match de championnat à Winterthour), il a excellé aussi bien dans la relance que dans l’interception. Une fois douché et (un peu) réchauffé, il a gentiment accepté de répondre à quelques questions.

Leyti, vos ennuis de santé sont-ils derrière vous?

Oui, c’est du passé. Je me sens bien et je suis très content de pouvoir enchaîner les entraînements et les matches, enfin. C’est sûr que ça me manquait et là, je retrouve mes sensations. Pouvoir effectuer une préparation du début à la fin, cela change tout.

Vous avez envie de montrer à tout le monde qui est le vrai Leyti N’Diaye?

Oh, vous savez, je ne raisonne pas vraiment comme cela. Je suis un vrai joueur de collectif, je m’épanouis avec le groupe. Si je suis fort, les gens autour le seront aussi, c’est comme ça que je conçois mon rôle de footballeur.

Quand même, vous avez envie de vous relancer après tous ces ennuis, non? Sur un plan personnel, ce deuxième tour est important pour vous…

Oui, il l’est, bien sûr. Mais il ne sera bon que si Le Mont se sauve. J’ai envie de donner mon maximum pour qu’on y arrive et je suis très heureux de voir que tout semble aller bien pour le moment.

Il va y avoir du monde, là…

Comment ça?

Avec N’Diasse N’Diaye et Ibrahim Tall, Le Mont a une charnière centrale impressionnante. Mais on vous voit mal rester sur le banc…

C’est très bien, cela montre qu’on a un groupe très fort. Il en faut de la concurrence, c’est indispensable! Je vais me battre pour une place, comme les autres, et cela va améliorer le groupe. Moi, vous savez, je suis à disposition. Les cas personnels, ils ne doivent pas exister. Vous avez l’impression que ce ne sont que des paroles, mais ce n’est pas vrai. Si on veut se sauver, j’insiste, c’est ensemble. C’est ultra-important.

Vous pouvez jouer milieu défensif et défenseur central, c’est un sacré avantage…

Non, mais vraiment, je ne raisonne pas comme ça. Le Mont en dessus de la barre à la fin, c’est tout. C’est la seule chose à laquelle nous devons penser. On doit tout accepter les décisions du coach, pour rendre le groupe plus fort.

Un mot sur le Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations… Vous les suivez de près?

Oui, bien sûr! On a fait une superbe deuxième mi-temps face au Ghana pour le premier match. On est bien partis et j’espère vraiment qu’on va aller chercher la Coupe. J’y crois, on a l’équipe pour.

Vous avez beaucoup d’amis dans l’équipe. Vous êtes en contact avec eux?

Oui, on s’écrit, on s’appelle. Je sens qu’il y a une superbe ambiance dans le groupe et je crois en eux. La CAN gagnée par les Lions, ce serait génial.

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*