Les 30 qui ont fait le football vaudois en 2015

Les 30 qui ont fait le football vaudois en 2015

Bien sûr, cette sélection peut susciter beaucoup de questions et de critiques. Comment choisir 30 personnes, seulement, pour représenter le football vaudois? Forcément, nous en avons oubliés ou nous en avons laissés de côté, arbitrairement. Il a bien fallu choisir, pourtant, et se limiter à 30 noms. Toutes et tous ont marqué, à leur façon et à leur échelle, le football vaudois en 2015. Fidèles à notre ligne de conduite et à la volonté qui anime ce site depuis le premier jour, nous avons mélangé ceux qui ont brillé au plus haut niveau du football mondial et ceux qui sont restés à un niveau régional. Que Lucien Favre n’en prenne pas ombrage, mais il côtoie dans cette liste le capitaine d’une équipe de 2e ligue. Nous croyons et nous défendons ce mélange-là, convaincus qu’il n’y a qu’un seul football: celui qui provoque des émotions et transmet des valeurs.

Il y a là des joueurs, des entraîneurs, des présidents et un arbitre. Tous, à leur manière, ont porté haut les couleurs du football vaudois lors de l’année écoulée, même si tous ne sont pas vaudois, loin de là. Un exemple? La première nommée, Caroline Abbé, est même genevoise à 100%, mais personne ne peut oublier son passage à Yverdon Féminin. A chaque fois qu’elle porte le brassard de capitaine de la sélection suisse, c’est un peu la formation vaudoise qu’elle représente.

Bonne lecture et… n’oubliez pas de voter pour votre préféré en page d’accueil!

 

Caroline Abbé – Capitaine courage en Coupe du monde

Abb__Magglingen

 

Vous en connaissez beaucoup des joueurs qui font rayonner le canton de Vaud en portant le brassard de capitaine en phase finale de Coupe du monde? Et bien la Genevoise Caroline Abbé est de cette trempe-là. L’arrière centrale du Bayern Munich, dont le nom résonne juste du côté d’Yverdon avec qui elle a conquis deux Coupes de Suisse, a tenu les rênes de la sélection helvétique lors du Mondial au Canada. Avec brio. Certes, l’aventure c’est brusquement arrêtée en huitième de finale face au pays hôte, mais ces filles-là sont entrées dans beaucoup de foyers de Suisse romande grâce à leurs exploits. Abbé a la relance sûre, de l’intensité dans les duels, et une «tronche», comme on dit. Une leader qui n’a pas fini de gravir les échelons. Chapeau.

 

 

Sébastien Bichard – Celui qui a montré le cap dans la tempête

Sébastien Bichard

 

Il est peut-être celui des 30 qui a eu la tâche la plus compliquée en 2015. Au milieu de la tempête du Stade Nyonnais et de la « Guerre des gangs » que se livraient les deux comités, l’entraîneur stadiste a eu un immense mérite: ne parler que de football et tenir la barre. Avec des joueurs plus du tout payés, des problèmes de tous les côtés, et une atmosphère à Colovray qui tenait plus de la guérilla que d’autre chose, il a mobilisé tout le monde en parlant d’une seule et unique chose: le ballon. Il donne envie de le suivre, il est passionné et impliqué à 100% et la manière dont il parle du football ne laisse aucune place au doute: cet homme-là a le potentiel pour aller très loin. Tout va un peu mieux à Colovray en coulisses, et cela n’est pas forcément grâce à lui, mais s’il y a encore une équipe compétitive de Promotion League au Stade Nyonnais, c’est bien le Français de 32 ans qu’il faut remercier aujourd’hui.

 

Andrea Binotto – Le «Mathématicien» a fait franchir un palier au SLO

Fc Stade Lausanne Ouchy vs Fc Yverdon Sport 0-3

 

Voilà neuf ans que Stade-Lausanne essayait de remonter en 1re ligue. Depuis la chute en 2e ligue inter, à l’été 2005, les entraîneurs se sont succédés à la tête du club de Vidy, sans arriver à ramener le club à son niveau «historique». L’homme qui a réussi le premier ? Andrea Binotto, bien sûr, à l’été 2014. Entraîneur encore relativement inexpérimenté, lui qui n’avait connu que Concordia (2e ligue) avant d’arriver au SLO, il a conquis tout le monde par sa rigueur, son honnêteté et sa ligne de conduite, où l’organisation joue un rôle primordial, tant sur le terrain que dans les vestiaires. Après avoir fêté une promotion amplement méritée, le «Mathématicien» a conduit Stade jusqu’en finales de 1e ligue, échouant d’un rien face à Kriens. Et cette saison ? Stade est encore largement dans le coup. Andrea Binotto, c’est sûr, y est pour beaucoup.

 

Dominique Blanc – Celui qui a atteint les hautes sphères

Dominique Blanc et Gérard Vontobel

Dominique Blanc et Gérard Vontobel

 

Vice-président de l’ASF! En clair, Dominique Blanc siège au comité de la plus haute institution du football suisse, celle qui, par exemple, choisit le sélectionneur de l’équipe nationale. Quel chemin parcouru par cet ancien joueur, arbitre et dirigeant du football régional. Il vient de la base, ne s’en cache pas, et représente désormais dignement le football amateur au niveau national. Difficile de le voir aller encore plus haut, même si on rêve d’avoir un Vaudois, et surtout lui, au poste de président de l’ASF. Homme d’écoute et de dialogue, d’une rare intelligence, Dominique Blanc est un homme charismatique, sachant parfaitement s’exprimer. Il aime le football, mais pas au point d’y consacrer chaque minute de sa vie. Il ne s’en cache pas: le recul permet de prendre des décisions plus sereinement. Un homme de classe.

 

Jean-Yves Bonnard – L’homme qui a bousculé le football vaudois

16.06.2015 Fc Ecublens vs Fc Vallorbe-Ballaigues 1-1

 

Il a des détracteurs, il le sait et il l’assume. Depuis qu’il a repris les rênes du FC Vallorbe-Ballaigues, « JYB » a amené de nombreux joueurs français, et pas uniquement des frontaliers. Il a instauré un nouveau modèle, celui des joueurs absolument pas payés, mais qui viennent de loin pour obtenir un travail. Sa méthode fonctionne: son FC Val-Bal a survolé la 3e ligue la saison dernière et passe l’hiver en position de finaliste à l’échelon au-dessus. Il a amené largement plus d’une dizaine d’excellents footballeurs dans le canton, ce qu’il n’a pas été le premier à faire, loin de là, mais qu’il a poussé à l’extrême. Le tout fonctionne aussi grâce à sa personnalité: très proche de ses joueurs, il est apprécié du reste des footballeurs du canton et des autorités en raison de sa sympathie et de son recul sur les choses.

 

Luis Cabacas – L’homme qui porte Benfica
Fc Prilly Sports vs Fc Sport Lausanne Benfica 2-1

 

Il est un peu la surprise de ce classement, peut-être. Benfica n’a rien gagné cette année, c’est vrai, mais nous tenions à souligne une fois ici les mérites de celui qui assume les rôles de directeur sportif et de capitaine du club lusitanien de Chavannes-près-Renens. Figure respectée du football vaudois, et surtout très beau joueur de football, « LC10 » mérite amplement cette nomination, lui qui se bat au quotidien pour que Benfica continue de régater au plus haut niveau du football vaudois sans argent. Mais quand on a un dirigeant de la compétence de Luis Cabacas, pourquoi réduire le football à une bête histoire de moyens?

 

Lorik Cana – L’homme qui a mené les Aigles à l’Euro

Lorik-Cana-luftetari-me-zemer-te-madhe-medium-1

 

Le capitaine de la sélection albanaise a passé une partie de son enfance à Cheseaux et à Lausanne, d’où il est parti pour le PSG. Cette saison, il a mené les Aigles à leur première participation à un championnat d’Europe, eux qui participeront à l’Euro 2016 en France. Leader charismatique, Cana est apprécié de tout un peuple, et s’est même attiré les louanges de Vladimir Petkovic, qui voit en lui le seul international albanais potentiellement titulaire en équipe de Suisse. Le guerrier du FC Nantes ne manque jamais une occasion de rappeler son enfance vaudoise et se montre disponible pour tous ses fans dans le canton. Un homme bien.

 

Fabio Celestini – L’homme qui a ramené le monde à la Pontaise

Fc Lausanne Sport vs Fc Bienne 5-4

 

La première bonne décision a été prise par Alain Joseph, qui aurait mérité d’apparaître dans cette rubrique. En engageant Fabio Celestini, le président du LS a lancé un processus victorieux et plaisant au sein de son club. Le bilan du nouvel entraîneur du club lausannois est époustouflant: en moins d’une année, il a placé Lausanne en tête du classement de Challenge League, avec des joueurs vaudois à 85%, tout en pratiquant un jeu attractif qui a fait venir trois fois près de 5000 personnes à la Pontaise. Fabio Celestini a amené un vrai projet, et a ramené l’espoir. Au point que maintenant, même une deuxième place serait synonyme d’échec dans l’inconscient populaire, forcément injuste. En tout cas, une chose est claire: Fabio Celestini a fait tout juste en 2015.

 

Manuel Choffat – Un jeune président qui ne connaît pas l’échec

Fc Echichens vs Fc Concordia 1-0

 

Depuis qu’il a repris le FC Echichens, son président vole de victoires en victoires. La plus clinquante? La promotion en 2e ligue inter, la première de l’histoire du club. On a tout dit sur Alain Gendron, son entraîneur, dont le charisme et les compétences ont fait merveille. Mais Manu Choffat a eu le mérite de le convaincre et il mène son club à la perfection, faisant du FCE une société de plus en plus appréciée et compétente dans le football vaudois. Il faudra le voir, et surtout voir ses réactions, une fois qu’une crise s’installera, mais pour l’heure, Echichens et son président ne connaissent pas l’échec.

 

Antonio D’Attoli – Celui qui ne lâche rien

Fc Azzurri 90 Ls vs Fc Yverdon Sport 1-1

 

Il n’a pas l’habitude, le président d’Azzurri. Depuis qu’il a repris le club de Chavannes-près-Renens, celui-ci ne fait que grimper les échelons dans le football suisse. Le palmarès inscrit sur les flancs du bus du club est là pour le rappeler, d’ailleurs. Antonio D’Attoli aime les promotions. Mieux, il les planifie. Alors, ces deux dernières saisons, il est un peu frustré, forcément, en étant obligé de rester en 1re ligue. Pour autant, le président d’Azzurri ne lâche rien et sa continuité est à mettre à son crédit. Il investit, il cherche des solutions et il soutien son entraîneur, ce qui est également à souligner. Combien de fois a-t-on entendu la phrase: « Ce week-end, c’est le dernier match de Patrick Isabella »? Dix fois? Cent fois? Antonio D’Attoli l’a toujours conforté dans sa place, en lui disant ce qu’il avait à lui dire en face. Le président d’Azzurri se fiche pas mal de ce que les gens disent: il suit sa ligne et vise plus que jamais la Challenge League à moyen terme.

 

Frédéric Danzi – L’entrepreneur qui séduit la Broye

Danzi

 

Il a pris la succession d’une légende, Jean-Luc Rapin, président aussi connu pour son grand coeur que pour ses coups de gueule. Frédéric Danzi n’a pas encore l’ampleur de son prédécesseur, mais son bilan après une année à la présidence du Stade Payerne est excellent. Entrepreneur broyard, ancien du club, il a eu la très bonne idée de continuer dans le processus de régionalisation du Stade Payerne. L’effectif de la première équipe est jeune, fortement ancré dans l’identité broyarde, et les gens viennent au match en nombre. Il convient évidemment de saluer ici le formidable travail de Cédric Mora, l’entraîneur de cette jolie équipe, mais son président mérite également sa part de louanges. A son crédit, le rapprochement réussi avec Iliria Payerne, équipe « SDF » mais au fort potentiel de public. Frédéric Danzi a mené les discussions à bien pour qu’Iliria puisse jouer ses matches au Stade Municipal et tout le monde en est satisfait.

 

Serge Duperret – L’homme qui a placé Le Mont au sommet du football suisse

Fc Le Mont vs Fc Bienne 1-1Il est impossible à suivre, mais tous ses joueurs vous le diront: il est tellement attachant qu’on lui pardonne (presque) tout. Serge Duperret est une figure du football vaudois, capable de faire la première page (!) du Matin suite à un accident de télésiège! Il n’est pas encore devenu un people, mais il y travaille, soucieux de faire parler de lui et de son club. Au-delà de l’aspect médiatique, son tour de force sportif est à signaler, lui qui a placé Le Mont dans les vingt meilleures équipes suisses depuis deux ans. Il a été aidé par son entraîneur et par ses joueurs, évidemment, mais la barre, c’est lui qui la tient. On peut aimer ou pas Serge Duperret, mais sa réussite est à signaler.

 

Lucien Favre – L’homme qui a le plus fait parler du canton

Lucien Favre

 

Il est notre ambassadeur le plus prestigieux, sans doute. Plus Vaudois que « Lulu », c’est évidemment impossible. Saint-Barthélémy, dans le Gros-de-Vaud, est son port d’attache et il a conquis l’Europe en partant de ce point précis et en connaissant une progression géographique et sportive. Dans l’ordre? Echallens, Yverdon, Servette, Zurich, Berlin et Mönchengladbach. Difficile de faire plus lisible pour celui qui a démissionné de son dernier poste cet automne, quelques semaines après avoir qualifié les « Fohlen » pour la Champions League. Où continuera-t-il sa progression? A Lyon? Galatasaray? Ou en Angleterre? On se réjouit de le savoir. En tout cas, cet ancien joueur magnifique, aujourd’hui âgé de 58 ans, fait honneur à la formation vaudoise partout où il passe.

 

Claude Gross – L’homme qui tient tête à tout le monde

Fc Le Mont vs Fc Wil 1900 1-0

 

Mais comment fait-il? Il entraîne un club de Challenge League, 5e à la trêve, il prépare son diplôme UEFA, il travaille à 100% et il a une vie de famille. Et en plus, il affronte depuis cinq saisons maintenant l’humeur changeante de son exubérant président, qui dit noir un jour, blanc le lendemain et noir le jour d’après. Tout le monde veut prendre sa place, au vu des CV qui arrivent semaine après semaine sur le bureau de Serge Duperret, mais il se rit des prétendants et mène son équipe avec autorité. Son style de management? Pas proche des joueurs, mais juste avec tout le monde. Il tient tête à tout le monde et se fait une place de plus en plus grande dans le petit monde des entraîneurs suisses, lui qui est désormais le plus ancien en poste, Super League et Challenge League confondues.

 

Metin Karagülle – L’homme qui n’a pas peur de faire des choix forts

Fc Genolier-Begnins vs Fc Aigle 2-2

 

Il a ses détracteurs, l’entraîneur du FC Aigle, et il le sait. Mais il n’écoute pas et il avance. Ces dernières années, il aura été président, directeur sportif et entraîneur, dans plusieurs clubs différents. Le long terme, il ne connaît pas et il s’en fiche pas mal. Lui, son truc, c’est d’avoir des résultats immédiats, quitte à faire des choix forts et à écarter ceux qui ne pensent pas comme lui. Metin Karagülle? Un homme qui n’a jamais eu peur de prendre des décisions et de faire des choix. L’amitié est une chose, le terrain en est une autre. Alors, forcément, quand Aigle monte en 2e ligue inter et que plus de la moitié de l’effectif est renouvelée, les dents grincent dans le Chablais. Mais les résultats sont là: en 2015, Aigle aura proposé un jeu spectaculaire, sera monté d’une ligue au terme de finales parfaitement maîtrisées. Encore plus fort? A Noël, le FCA est 2e en 2e ligue inter. Alors oui, en 2015, Metin Karagülle a tout fait juste.

 

Leo Lacroix – L’homme qui a éteint Marco Streller

Fc Lausanne Sport vs Fc Sion 3-2

 

Vrai Lausannois, né dans la capitale olympique et fier d’y avoir ses racines, le grand défenseur central du FC Sion a réalisé une année 2015 remarquable. Ses deux principaux faits d’armes ? Avoir gagné la Coupe de Suisse avec le FC Sion, en muselant Marco Streller pour le dernier match de sa carrière professionnelle, et avoir marqué le but de la victoire sédunoise à Bordeaux, en Europa League. Il faut l’avoir vu, dans ses deux matches, défendre sur chaque ballon comme si sa vie en dépendait. Leo Lacroix symbolise à merveille le canton de Vaud travailleur, pas forcément le plus doué au départ, mais qui sait s’imposer à force de patience et de volonté.

 

David Lemos – L’homme qui parle bien

Lemos

 

Voilà longtemps que la RTS attendait un commentateur alliant passion, pertinence et connaissance du football. Le bonheur pour nous? Il est Vaudois. Âgé de 35 ans, David Lemos est né à Lausanne et sait faire partager son amour du jeu sans en rajouter. Il prépare ses matches à la perfection, peut parler des heures de l’histoire du football et se rend régulièrement autour des terrains du canton, que ce soit à La Pontaise, à Oron-la-Ville ou à Bottens, simplement pour le plaisir. Il aime ce qu’il fait, cela se voit et cela s’entend. L’occasion également de saluer ici son collègue Alberto Montesissa, joueur du Stade-Lausanne-Ouchy, section Vétérans, lui aussi un vrai passionné de football.

 

Julien Marendaz – L’homme qui a fait parler de lui tout l’été

Fc Stade Lausanne Ouchy vs Fc Yverdon Sport 0-3

 

Partira? Partira pas? Le nom de Julien Marendaz a été au centre de toutes les conversations cet été. Pour finir, l’entraîneur du FC Echallens Région est bien allé à Yverdon Sport. C’est vrai, l’EFCR et YS jouent dans la même ligue, mais les dirigeants du club challensois eux-mêmes ont estimé que leur technicien franchissait un palier en rejoignant le Nord-vaudois. Son nouveau président Mario Di Pietrantonio lui a mis un peu de pression d’entrée en soulignant que le dernier à avoir effectué le court trajet s’appelait Lucien Favre, mais il l’a plutôt bien géré. Forcément, il a été critiqué, mais il a bien encaissé les attaques et est resté fidèle à son style de jeu, fait de collectif et de grande discipline tactique. L’impatient public du Stade Municipal réclame plus de spectacle, mais Julien Marendaz (33 ans) doit surtout penser à aller accrocher les finales. Histoire de prouver à tous que tout le monde avait raison de parler de lui l’été dernier.

 

Danijel Milicevic – L’homme qui a refait parler d’Yverdon

Milicevic

 

Les médias de toute la Suisse se sont précipités sur lui cet automne, retrouvant son numéro de téléphone comme par magie. Lui? Danijel Milicevic, milieu offensif de 29 ans, révélation de l’année en Champions League avec La Gantoise (3 goals et 1 assist), après avoir gagné le championnat de Belgique 2015. En quoi le Tessinois a fait rayonner le canton de Vaud? Parce qu’il est celui qui a falt le plus parler d’Yverdon Sport en 2015. Passé par YS de 2006 à 2008, il a laissé de bons souvenirs dans le Nord vaudois, même si l’aventure ne s’est pas bien terminée. Il rappelle à tout le monde aujourd’hui que oui, YS a bien été un bon club de LNB et même de LNA dans une époque pas si lointaine.

 

Patrick Muller – Un homme qui a une vraie tronche

Patrick Muller

 

On a beau retourner notre carnet d’adresses dans tous les sens, on ne connaît pas un homme possédant un plus fort caractère que lui. Quand il a quelque chose à dire, il le dit, et n’hésite des fois même pas à l’aboyer. Patrick Muller est une tronche, et ce caractère-là a fait du bien au FC Thierrens pendant les deux ans de son passage. Une preuve? La saison 2014-2015 a tout simplement été la meilleure de l’histoire du club avec une 3e place finale en 2e ligue inter. Un authentique exploit, qui est à mettre au crédit, au moins en partie, à son entraîneur. Pourtant, il n’a pas hésité à démissionner de son poste, sans rien avoir derrière. Pourquoi? Parce que certaines choses lui ont déplu, tout simplement. D’autres se seraient assis sur leurs principes. Pas lui. Depuis, il officie comme responsable technique à Bavois. Un poste inattendu, qu’il aborde comme toutes ses précédentes attributions: sans concession.

 

Sébastien Pache – Le leader de l’arbitrage vaudois

Fc Lausanne Sport vs Fc Le Mont 1-1

 

Impossible de le rater. Sa stature et son crâne chauve font de lui un arbitre qui se remarque. Central en Super League, le neveu de Jacky Pache, l’emblématique président du FC Cheseaux, est critiqué comme tous les arbitres du monde, mais il est évidemment notre préféré. Pourquoi? Parce qu’il est le leader de l’arbitrage vaudois, tout simplement. Il a eu droit à un match sympa cet automne, devant 5000 spectateurs: Lausanne-Le Mont. Un derby vaudois pour le meilleur arbitre du canton, rien de plus logique. Lors de cette partie, il a infligé un deuxième avertissement à Bojan Dubajic, qui l’avait applaudi ironiquement. Le Serbe a donc été expulsé et on a bien aimé la réaction de l’arbitre, dans les couloirs de la Pontaise. Alors que Serge Duperret lui amenait son joueur pour que celui-ci s’excuse, Sébastien Pache l’a accueilli avec classe, lui expliquant fermement, mais sympathiquement quand même, en quoi son geste était répréhensible, avant de lui souhaiter bonne chance pour la suite du championnat. Ca n’a l’air de rien, mais tous ne le font pas.

 

Antoine Rey – Le scientifique qui a convaincu Zeman

Fc Lausanne Sport vs Fc Lugano 1-1

 

Trapu, blond, barbu et dévoué. Rahan? Tarzan? Michel Strogoff? Non! C’est Antoine Rey qui tient le milieu de terrain du FC Lugano cette année. Et plutôt bien, il faut le reconnaître. Le Vaudois de 29 ans, ancien du LS, a réussi le coup de force de conjuguer une carrière de footballeur avec un brillant cursus universitaire. Cette saison, la plaque tournante du club tessinois est parvenu, en mêlant talent abnégation et capacités de communication, à faire se connecter deux esprits que peut-être seul le football pouvait rapprocher. Rey, le scientifique cartésien a compris Zdenek Zeman, le dernier romantique des stades, amoureux des défis impossibles et de la beauté d’un football offensif, trop souvent délaissé. Cette prouesse vaut, logiquement,  à l’ancien international suisse junior de figurer dans cette sélection.

 

Jocelyn Roux – Un homme qui marque

Fc Lausanne Sport vs Fc Neuchâtel Xamax 2-3

 

La pointe du « projet vaudois » du LS est genevoise. Dit comme cela, ça fait un peu mal, c’est vrai, mais c’est bien lui, Jocelyn Roux, qui a concrétisé en (nombreux) buts les occasions que la qualité de jeu de ses coéquipiers lui amenait. Avec lui, une chance de but, c’est un but, en général. Alors oui, son départ à Wil est triste pour le football vaudois, mais une offre de ce style « ne pouvait pas se refuser », selon la formule. Le LS devra s’en remettre et comptera, sans doute, sur Cristian Ianu pour succéder à son buteur, lequel, c’est indéniable, aura marqué l’année 2015 du football vaudois.

 

Quentin Rushenguziminega – La «Guêpe» pique désormais au niveau international

Fc Lausanne Sport vs Fc Chiasso 1-2

 

Quel été! En deux mois à peine, «QR19» est passé du statut de meilleur attaquant de 1re ligue à celui d’international rwandais, opposé en match officiel aux frères Ayew. Après avoir vécu des finales très frustrantes avec le SLO (carton rouge lors du match aller face à Kriens), l’attaquant a répondu favorablement à l’appel du Lausanne-Sport, lequel lui offrait un contrat professionnel d’une année. Désireux de mettre toutes les chances de son côté, il s’est donc consacré entièrement au football depuis l’été, et a notamment marqué les esprits en inscrivant un hat-trick lors de la victoire du LS face à Sion (3-2) en match de préparation à La Sarraz. Depuis ? Deux séjours en sélection du Rwanda, un honneur énorme pour lui, mais il ne s’est pas encore imposé au Lausanne-Sport. C’est pour ce printemps?

 

Luca Scalisi – Celui qui ne déçoit jamais

Fc Azzurri 90 Ls vs Us Terre Sainte 1-1

 

Qui a marqué pour Azzurri ce week-end? Luca Scalisi, bien sûr! Le défenseur central des Lausannois est d’une constance à toute épreuve, lui qui incarne parfaitement le projet « azzurro » de son président. Il défend bien, il marque sur coup de pied arrêté et il ne s’exprime jamais ailleurs que sur le terrain, où il est un titulaire indiscutable. Personnage extrêmement sympathique, joueur avec de grandes valeurs, il est le parfait coéquipier et un leader exemplaire, que ce soit avec le brassard ou sans. Il aurait mérité de faire une plus grande carrière, sans doute, mais il se consacre à fond à celle qui est la sienne aujourd’hui. Disons-le plus simplement: Luca Scalisi est le meilleur joueur de 1re ligue. Et ça, depuis des années.

 

Pierre-André Schürmann – Celui qui a qualifié les jeunes Fennecs

Schürmann

Oui, il est Valaisan de naissance. Et alors? Domicilié à Lausanne, l’ancien milieu de terrain a évolué presque dix ans dans le canton, huit comme joueur (Vevey, Lausanne-Sports) et trois comme entraîneur du LS. De quoi faire de lui un des nôtres. La qualification des M23 algériens pour les JO de Rio porte son sceau et, un peu, celui du canton où il s’est partiellement construit puisque c’est lui, Pierre-André Schürmann, qui les dirige depuis août 2014. Infatigable perfectionniste, il a su appréhender une culture du football différente de celle qui régit la Super League et les sélections juniors helvétiques, pour faire passer ses idées à merveille. Reste à confirmer les progrès affichés par ses protégés lors du tournoi brésilien de l’été prochain. Pour continuer de faire rayonner le Vaudois qui est en lui.

 

Vartan Sirmakes – L’homme qu’on n’attendait pas

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Comment et surtout pourquoi l’une des plus grosses fortunes de Suisse investirait-elle dans un club de Promotion League en perdition? Vartan Sirmakes a la réponse. Le richissime entrepreneur helvético-arménien a répondu positivement à l’appel de Luis Pereira, manager général du Stade Nyonnais, alors que le conflit s’enlisait cet été. Il n’a pas eu peur d’investir et de remettre le club à flots. Depuis, les salaires sont payés à l’heure, les factures se règlent, mais Vartan Sirmakes ne cède pas à la folie des grandeurs. Pas de transfert pharaonique, le Stade mise sur les jeunes pour se reconstruire. La politique de la sagesse. Reste maintenant à éviter la chute en 1re ligue, qui serait fortement préjudiciable au niveau de l’image.

 

Jean-Michel Viquerat – Un homme fidèle à son club

Fc Bavois vs Fc Yverdon Sport 2-0

 

S’il y a bien un président qui incarne son club dans le football vaudois, c’est Jean-Michel Viquerat. Son père a dirigé le club, et c’est lui, désormais, qui montre la voie. Sous sa direction, le FCB est monté de 3e ligue en 1re ligue en prenant son temps, sans brûler les étapes, et, surtout, sans oublier les fondations. Le mérite de « JMV » est à souligner, maintenant que Bavois est une valeur sûre du football semi-amateur suisse. Il y a du monde au match, une équipe compétitive et, surtout, une société qui vit bien. Comme dans tous les clubs du monde, la première équipe a la priorité, mais Bavois est un club, un vrai, qui compte sur chacun de ses membres pour donner un coup de main et faire partie d’une communauté. En 2015, l’équipe de Bekim Uka est passée tout près des finales de promotion. L’objectif pour 2016, année du 75e anniversaire du club, est clair: faire un peu mieux.

 

William von Stockalper – L’homme qui veut ramener Vevey à sa place

William von Stockalper

 

Il n’est pas encore au bout du parcours, le président du VS. Bien sûr, il a fait quelques mécontents, puisque ceux qui en avance en font fatalement, écartant ceux qui ne vont pas assez vite à leur goût. Il a fait descendre des joueurs du projet, ainsi que des membres du staff, mais il avance, indéniablement, dans le football suisse. Vevey est déjà monté en 2e ligue inter et est bien parti pour retrouver la 1re ligue d’ici quelques mois. Surtout, Copet est désormais une adresse où les joueurs ont envie d’aller. Structure professionnelle, le VS offre des contrats alléchants et l’image du club est désormais plus importante que tout. Mais pour réussir, vraiment, il faudra s’installer en 1re ligue. Voire mieux.

 

Gérard Vontobel – L’homme qui n’avait rien demandé, mais qui assume

Dominique Blanc et Gérard Vontobel

Dominique Blanc et Gérard Vontobel

 

Il le dit lui-même: il n’était pas programmé pour la place de président de l’ACVF. Il y est entré en raison de son amour du football, lui, l’ancien joueur de 1re ligue, qui a plus l’âme d’un serviteur que d’un leader. Mais, au fil des discussions pour succéder à Dominique Blanc, un nom est apparu dans la lumière: le sien. Il a alors accepté, forçant un peu sa nature, et a logiquement été élu à la tête de l’ACVF, lors de l’assemblée générale de Corcelles-près-Payerne. Prendre la suite de Dominique Blanc et de sa prestance n’est pas chose aisée, mais Gérard Vontobel impose petit à petit son style, celui d’un homme de terrain. En 2016, il aura un gros dossier à mener, celui de la réforme, inévitable, de la 2e ligue.

Categories: Divers, Football d'élite

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