Kevin Cooper: «Le Mont est solide»

Kevin Cooper: «Le Mont est solide»

Interrogé à la sortie de l’entrainement de vendredi matin à Balexert, l’entraîneur anglais du SFC (3e) a expliqué se méfier du match de dimanche, à 15h, à La Praille, face au Mont (9e). Interview express.

Kevin Cooper, tout le monde attend une victoire servettienne dimanche, à domicile, face au 9e de Challenge League…

Vous croyez? Moi, je sais que ce sera très difficile. Tout le monde peut battre tout le monde dans cette saison de Challenge League. On a bien vu lors du match aller à Baulmes que rien n’est facile et je vous prie de ne pas sous-estimer Le Mont. Nous, en tout cas, on ne va pas le faire. Ils nous ont mis sous pression pendant 90 minutes, ils ont bataillé et ils nous ont mis en difficulté. J’ai revu le match à la vidéo et j’ai été satisfait de notre qualité de jeu par moments, mais ce que j’ai préféré, c’est que nous sommes restés debout et que nous avons résisté au défi physique. On a fait un match d’hommes ce jour-là et on a été récompensés. Il faudra faire le même dimanche, car Le Mont, c’est du solide.

Allez-vous proposer un Servette plus tourné vers l’offensive que d’habitude? Le Mont n’est pas l’équipe la plus dangereuse offensivement, si?

Mais nous avons été très offensifs dernièrement! Je demande de la discipline à la perte du ballon. Soit on presse pour le récupérer immédiatement, soit, si ce n’est pas possible, on se replie. Mais dès qu’on a de nouveau le ballon, c’est liberté totale pour nos attaquants! Ils savent qu’ils sont libres et je leur demande d’en profiter le plus possible.

Vous avez gardé vos joueurs 30 minutes au vestiaire avant l’entraînement ce matin. Vous deviez leur parler?

En fait, on a regardé la vidéo tous ensemble, je voulais leur montrer quatre buts encaissés dernièrement.

Pour leur plomber le moral?

Mais non (rires)! C’était une séance très positive, qui doit nous permettre de progresser. On a analysé ces quatre buts, qui étaient tous évitables. Et après, pendant l’entraînement, on a essayé de transposer ce que l’on a vu à la vidéo. Ca ne veut pas dire qu’on ne va plus encaisser de but, bien sûr, mais ce genre de séances est importante pour moi, je trouve que les joueurs prennent plus conscience de ce qu’on peut améliorer quand ils le voient à l’écran.

Parmi vos jeunes joueurs se trouve un jeune Vaudois, Mirsad Hasanovic. Vous l’avez peu fait jouer au début, puis il a enchaîné les titularisations. Que pouvez-vous nous dire sur lui?

Il a tout pour devenir un très grand joueur. Il est très fort physiquement, il a un gros potentiel. C’est un garçon dans un corps d’homme, si j’ose dire. Sincèrement, je l’adore! J’ai appris à le connaître et il est devenu titulaire, avant de se blesser. Là, il est de retour à l’entraînement et il sera dans le groupe dimanche. Je suis satisfait de la façon dont on a géré sa blessure et je compte sur lui. Après, il doit progresser, comme tous nos jeunes joueurs. Ce qui est sûr, c’est qu’il fait partie des talents sur lesquels nous comptons pour les prochaines années. On doit le faire progresser dans les deux prochaines années, comme tous.

Peut-il devenir un leader, sur et en dehors du terrain?

Oui, je peux voir cela chez lui. Après, c’est difficile de prévoir comment un jeune joueur va se développer. Parler, recadrer, diriger, c’est quelque chose de très compliqué. On va lui laisser le temps de se développer, tout en étant très exigeant au quotidien.