Julien Marendaz impose déjà son style à Yverdon

Julien Marendaz impose déjà son style à Yverdon

Yverdon Sport s’est incliné de peu samedi après-midi face au Mont (1-0), après avoir réalisé une bonne partie. Solides, les Yverdonnois n’ont cédé qu’une fois sur un but un peu chanceux d’Aurélien Chappuis avant la pause. Les spectateurs ont eu l’occasion de découvrir les nouveaux visages de l’effectif yverdonnois, lequel a passablement changé cet été. Si Esteban Rossé et Allan Eleouet étaient en vacances, Steve Samandjeu, Fatah Ahamada, Yannick Bovay, Ludovic Zwahlen, Lianel Lauper et Florian Gudit étaient bel et bien là. Babacar Dia Mbaye, le très puissant défenseur sénégalais était également là, titulaire aux côtés de Dadie Mayila dans l’axe de la défense.

Sinon? Quelques joueurs en test, dont l’ailier américain Blake Smith. Âgé de 24 ans, il s’est établi dans le canton de Vaud et recherche un club. Entré à la pause, il a fait très forte impression, lui qui a joué 25 matches de MLS avec l’Impact Montréal ces deux dernières saisons. Drafté en 8e position en 2013 par les Canadiens, il n’a pas été conservé cet été et veut tenter sa chance en Europe. Yverdon et lui arriveront-ils se mettre d’accord? On a posé la question, et quelques autres, à Julien Marendaz, entraîneur d’YS depuis cette saison.

 

Coach, comment jugez-vous la performance de votre équipe aujourd’hui à Baulmes?

J’ai trouvé notre prestation vraiment correcte. Il s’agissait de notre premier match, alors que Le Mont est à une semaine du championnat. On a pu développer quelques belles séquences de jeu, déjà, et je suis satisfait de ce qu’on a montré.

La première semaine d’entraînement s’est bien déroulée?

Oui, vraiment. On travaille bien, le groupe est à l’écoute. Pour l’instant, je crois que je peux dire que tout va bien.

On a été parler avec le président Mario Di Pietrantonio il y a quelques instants. Avant même qu’on lui pose une seule question, il a souligné le plaisir qu’il avait à vous voir travailler, ainsi que votre compétence et votre implication. On l’a senti heureux. C’est rare qu’un président parle ainsi après une semaine, non?

Evidemment qu’entendre cela me fait plaisir. Je peux simplement souligner que je me sens très bien ici, à Yverdon. Il y a tout pour bien faire, que ce soient les installations, le staff, l’environnement… J’ai l’impression qu’on va pouvoir bien travailler tous ensemble.

On a entendu que vous et votre famille aviez déménagé, c’est vrai?

Oui, on a quitté la Côte. Ma femme, qui travaille dans l’enseignement, a trouvé un poste tout près d’Yverdon. C’est plus pratique comme ça.

La Côte, ce n’est pas si loin du Nord vaudois…

On a trouvé un super appartement, ne vous inquiétez pas (rires). Mais c’est vrai qu’Yverdon c’est encore plus loin qu’Echallens, raison pour laquelle on a décidé que s’installer ici était la meilleure chose à faire.

Vous nous avez dit être content de ce que vous avez vu aujourd’hui du point de vue la circulation de balle, notamment. Vous êtes déjà en train d’imposer votre style?

Je ne sais pas si on peut déjà dire ça. Disons qu’on sait dans quel sens on veut travailler et que, de ce point de vue-là, ce que j’ai vu aujourd’hui me semble encourageant.

Le fait d’avoir trois joueurs venus d’Echallens, et donc connaissant votre méthode, fait-il une différence?

Oui, je pense qu’on peut le dire. Ils ont l’habitude de ce que je demande et ils peuvent même en parler aux autres sur certaines séquences, certaines choses peut-être un peu nouvelles pour les autres. Oui, c’est un avantage.

Justement, ces trois joueurs-là…

Je vois où vous voulez en venir.

Alors on y vient. Le directeur sportif Grégory Mathey vous avait critiqué (lire ici), disant qu’il y avait un pacte entre vous pour partir « seulement » avec Steve Samandjeu et Ludovic Zwahlen. Mais en faisant signer Fatah Ahamada, vous avez brisé le pacte.

Il a raison, on avait eu une discussion en ce sens. Je le confirme.

Et alors? La parole n’a pas de poids?

Au contraire. Mais si Grégory Mathey pense, et que vous-même pensez, que lorsque Juan Manuel Parapar est parti, je me suis précipité sur Fatah Ahamada, vous vous trompez et vous me décevez. A Yverdon, vous l’avez d’ailleurs écrit dans un de vos articles, il y a une cellule de recrutement, composée du président, de Philippe Demarque et de quelques autres personnes.

Vous en faites partie, non?

Oui. Cette cellule cherche un ailier. Un des meilleurs en 1re ligue, pas trop loin d’ici, c’est Fatah Ahamada. Bien sûr que je suis un peu mal quand son nom sort, mais je fais quoi? Je dis: « Non, surtout pas lui! »? C’est cela que j’aurais dû faire? Alors oui, il y avait un pacte, qui disait que je ne devais pas partir avec plus de deux joueurs. Mais quand ce sont eux qui me rejoignent, je refuse de plaider coupable. Surtout que d’autres ont voulu me suivre et que j’ai refusé. Voilà, chapitre clos.

Votre recrutement est-il terminé?

A priori, oui. Il nous manque peut-être un couloir gauche offensif…

Justement, qu’avez-vous pensé à ce poste de Blake Smith, votre ailier américain en test?

Il a été très bon. Franchement, on voit qu’il a un super niveau et qu’il pourrait nous apporter beaucoup.

Bon. Vous cherchez un ailier gauche et celui que vous avez en test est un cador. Affaire réglée!

D’un point de vue sportif, oui. Après, il y a le point de vue financier et là, ce n’est pas moi qui décide. S’il arrive à se mettre d’accord avec un club de quatrième division suisse sur ses prétentions salariales, alors oui, je pense qu’on peut dire qu’on l’accueillera. Mais je n’en sais pas beaucoup plus que vous sur ce point précis.

Votre président vous a déjà mis la pression d’un point de vue sportif, justement?

Non.

Vous a-t-il fixé des objectifs précis?

Faire au moins aussi bien que l’année passée.

L’objectif minimal est donc de perdre au premier tour des finales?

L’objectif, c’est d’aller disputer les finales… au moins. C’est un objectif qui me semble légitime avec l’équipe qu’il y a en place aujourd’hui à Yverdon.

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