Juan Rodriguez: «Surtout ne pas se mettre de pression»

Juan Rodriguez: «Surtout ne pas se mettre de pression»

Vevey, leader de son groupe de 2e ligue inter avec quatre points d’avance sur Meyrin, 2e, a une occasion en or de s’échapper samedi. Le choc au sommet aura en effet lieu à Copet dès 17h30 et le VS 1899 veut continuer sur sa lancée. Dans leur stade, les Veveysans sont exceptionnel depuis le début de la saison avec cinq victoires en cinq matches et un goal-average de 22-8. Le point avec leur capitaine, Juan Rodriguez.

 

Juan, Vevey réalise-t-il un bon début de saison à vos yeux?

On peut le dire ainsi, oui. Si on est là, c’est le fruit de notre travail et des nos efforts. On est à la place où on est, c’est le classement qui parle. Pas nous.

Vous avez une belle équipe, d’accord, mais la saison dernière aussi… Qu’est-ce qui a changé à Vevey?

Je ne sais pas vraiment quoi vous répondre… Ce que je sais, c’est qu’on travaille beaucoup, qu’il y a de la rigueur à l’entraînement et de la qualité dans le groupe. En fait, notre force, c’est qu’on prend match après match.

Oh, le vilain cliché!

Non, mais je suis sérieux. On ne se met pas trop de pression, on ne parle pas d’objectif à moyen ou à long terme. Vous ne m’entendrez pas parler de promotion ou je ne sais pas quoi… Vous me demandez ce qui a changé, donc je vous réponds ainsi: on ne veut surtout pas se mettre trop de pression. Et je crois que ça paie pour l’instant, mais il est trop tôt pour parler.

Ce qui frappe depuis le début de saison, c’est le bon mélange entre jeunes performants comme Mattia Lovato, Bardhyl Hajdini et Stefano Protopapa, qui sont régulièrement titulaires, et les gars d’expérience comme N’Diasse N’Diaye, Ousmane Traoré ou vous. Ca vous parle aussi, ce constat?

Disons que l’amalgame prend bien, mais il ne faut surtout pas croire qu’on est meilleurs que les autres. Si je regarde les contingents des autres équipes, je vois que Monthey a Moustapha Dabo, que Meyrin a Mikael Cardoso… D’un côté, je vois ce que vous voulez dire, parce que l’équipe qu’on a ressemble un peu  à celle qu’on avait au Mont, mais je pense qu’il faut surtout rester humbles.

Par rapport à l’équipe du Mont sacrée championne suisse de 1re ligue, il y a Ayoub Rachane, N’Diasse N’Diaye et vous. C’est un sacré plus pour le VS quand même!

Oui, mais on ne se prend pas la tête avec ça. C’est sur le terrain en 2015 qu’il faut être bon, pas dans le passé, vous savez.

Vous-même, vous avez débuté sur le banc à Servette la semaine dernière. C’est facile à vivre?

Dans le cas présent, oui. Très facile, même!

Pardon?

Le vendredi, j’ai eu l’immense bonheur d’aller assister ma femme à l’accouchement de notre fille. Donc, évidemment, j’ai raté l’entraînement et il a été décidé de ne pas me faire débuter, ce que je comprends bien sûr. J’ai été très touché par tous les messages de félicitations de la part de l’équipe, c’est un beau moment de ma vie.

Ah, du coup, c’est plus facile de commencer sur le banc!

Oui, mais même sans cela, il n’y aurait pas eu de problème. On a une vraie profondeur dans l’effectif, ce qui est peut-être encore une différence en plus par rapport à l’an dernier. On joue les uns pour les autres, on se bat pour le copain. On a un bel état d’esprit, je trouve.

Bon, parlons de vous. A 34 ans, vous êtes toujours décisif, vous avez marqué 8 fois en 9 matches! Vous êtes éternel?

C’est vrai, je viens de fêter mes 34 ans, ça fait bizarre de le dire (sourire). Je me sens très bien, et je suis dans une équipe qui tourne, donc c’est peut-être plus facile aussi. Ce qui est sûr, c’est que je ne me vois pas arrêter à la fin de cette saison, ni dans un ou deux ans. J’ai encore envie de jouer au football et d’accompagner le VS le plus haut possible.

En ce qui concerne le court terme, il y a ce match au sommet contre Meyrin samedi à Copet. Vous pouvez prendre sept points d’avance et tuer le championnat…

On n’est pas favoris de cette partie, Meyrin est vraiment un gros morceau. On s’attend à souffrir énormément face à cette très belle équipe. Nous, de notre côté, ce sera un match comme un autre. Celui face à Monthey était important, celui à Servette M21 aussi, et celui-là tout autant. Ni plus, ni moins.

Categories: 2e ligue inter

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