Jetmir Krasniqi: «Le LS, le bon endroit pour progresser»

Jetmir Krasniqi: «Le LS, le bon endroit pour progresser»

L’information est tombée ce mardi matin, au lendemain d’une mortifiante défaite à Chiasso (4-1): Jetmir Krasniqi (19 ans) s’est engagé avec le LS pour les trois prochaines saisons. Formé à Team Vaud et régulièrement titulaire avec le club de la Pontaise (13 apparitions en 17 matches cette saison), celui qui fêtera ses 20 ans le 1er janvier prochain a choisi la stabilité pour continuer une carrière prometteuse. A noter que l’attaquant Filipe Parreiras, international suisse M18, s’est également engagé pour trois saisons.

Jetmir Krasniqi

(photo: Lausanne-Sport)

Jetmir Krasniqi, vous avez donc choisi la stabilité. Aviez-vous d’autres offres?

Oui, quelques-unes, mais j’ai effectivement décidé de prolonger avec Lausanne. Je suis convaincu qu’il s’agit du bon endroit pour progresser. Il y a un grand entraîneur, un très bon groupe, et un staff qui sait ce qu’il fait. Sincèrement, je suis très heureux de cette décision, qui montre que le LS compte sur moi.

Le fait que le LS soit en Challenge League et risque encore d’y être la prochaine saison n’aurait-il pas pu influencer négativement votre choix?

Non… Vous savez, le Lausanne-Sport est une des meilleures équipes de Challenge League et on a envie de remonter très vite. Cette année ce sera dur, je ne peux pas dire le contraire, même si j’y crois encore. Mais au delà du fait que nous soyons en Challenge League aujourd’hui, j’ai le sentiment que je peux progresser ici et c’est le plus important. J’estime que je n’ai pas encore fini ma formation, il me reste des choses à apprendre et j’ai le cadre idéal ici pour que ce soit le cas.

Dans quel domaine pouvez-vous encore progresser?

Dans la concentration et la gestion du match. Je suis encore jeune, il peut m’arriver de « sortir » d’une partie de temps en temps, mais je travaille pour corriger cela. Je sais que j’ai encore des progrès à faire, je suis lucide mais déterminé.

Vous avez effectué toute votre formation à Team Vaud, c’est juste?

Oui, j’ai commencé à Nyon, que j’ai quitté en M16 pour aller à Lausanne. Je n’ai jamais connu les C, les B…

Même avant d’aller à Nyon, vous n’avez été affilié à aucun club?

Non, pas du tout! Nyon et Lausanne, c’est tout (rires).

Donc du coup, signer au LS, c’est une fierté, non?

Mais oui, complètement. Vous savez, quand j’ai intégré Team Vaud, j’avais un objectif clair, devenir footballeur professionnel. Tous les efforts que j’ai fait, je les ai fait dans ce but-là. Alors oui, porter le maillot du LS aujourd’hui, c’est une fierté.

Plus que de porter le maillot du Mont, par exemple?

Oui, sans manquer de respect à personne. Je suis très fier de porter le maillot du LS, c’est un club prestigieux et cela compte beaucoup pour moi. Les couleurs que j’avais envie de défendre lorsque j’étais à Team Vaud, c’étaient celles du LS, pas d’un autre club.

Vous êtes donc un pur produit de la structure Team Vaud, et vous venez d’intégrer l’équipe suisse M21. Quel est votre avis sur la qualité de votre formation? Quand vous jouez face à des joueurs sortis de Zurich ou de Bâle, vous vous sentez au niveau?

Oui, sans aucun doute. J’ai vraiment le sentiment d’avoir bénéficié d’une bonne formation, en étant très bien encadré. Mais attention, comme je vous l’ai dit au début, je ne suis arrivé nulle part. J’ai intégré les M21 et je suis entré deux fois dernièrement, face à l’Allemagne et à l’Ecosse, et aujourd’hui, j’ai signé comme professionnel au LS, mais je sais très bien que je n’ai encore rien fait. Ou pas grand-chose.

Avez-vous déjà été approché par l’Albanie ou le Kosovo pour jouer avec les sélections nationales?

Non, pas du tout. Aucun contact pour l’instant.

Vous y pensez?

Non, vraiment pas. La question ne se pose de toute façon pas, puisque seule la Suisse m’a appelé et j’ai répondu aux convocations sans aucune arrière-pensée. Si un jour, je vois que l’horizon est bouché en Suisse et que l’Albanie ou le Kosovo me font une proposition, j’y réfléchirai, mais ma priorité est la Suisse.

Vous êtes aujourd’hui professionnel. Ce contrat de trois ans va-t-il changer quelque chose pour vous au quotidien?

Non. C’est vrai que j’ai signé comme pro, mais dans les faits, je travaille à côté. En fait, pour être plus précis, j’ai fini mon gymnase en diplôme l’an dernier et je suis en train de passer ma maturité professionnelle. Pour cela, il y a une année de stage à effectuer et j’ai intégré l’Etat de Vaud. C’est parfait, car ils me laissent aller aux entraînements et me libèrent s’il y a un match par semaine. C’est l’idéal et je leur suis très reconnaissant que cela se passe ainsi.

Categories: Football d'élite

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