Jean-Michel Aeby débarque au Stade Nyonnais

Jean-Michel Aeby débarque au Stade Nyonnais

On aurait pu trouver un mot plus élégant que « débarque », c’est vrai. Mais à la réflexion, on n’en a pas vraiment trouvé de plus approprié. Oui, Jean-Michel Aeby a débarqué au Stade Nyonnais en fin de semaine, dans un rôle de directeur technique qui a surpris tout le monde à Colovray. Il arrive qu’on anticipe certaines choses ou, au moins, qu’on ne soit pas totalement surpris quand elles arrivent. Mais cette information-là, on ne l’avait pas vue venir, on l’avoue humblement.

« JMA » était libre de tout contrat

« JMA » était déjà présent vendredi soir à Romanel pour y superviser son nouveau club. Il y a donc vu une équipe très jeune, sans surprise, qui a bien tenu face au FC Le Mont (défaite 2-0). Mais l’essentiel est évidemment ailleurs. L’ancien entraîneur du FC Bienne, licencié là aussi de manière très surprenante à quatre journées de la fin du dernier championnat, a rencontré les dirigeants du Stade Nyonnais il y a quelques jours à l’occasion d’une réunion d’anciens joueurs et de sympathisants du Servette FC et les deux parties ont décidé de collaborer. Après s’être libéré de son contrat avec Bienne, Jean-Michel Aeby était libre de s’engager avec qui il le désirait et a donc choisi le Stade Nyonnais dans un rôle de directeur technique qui l’éloigne un peu du terrain, lui qui ne vit que par lui. Un choix étonnant de sa part, mais qui s’explique par une volonté ferme de rester dans le circuit et qui ne cache même pas une ambition claire: survivre à l’assemblée générale prévue à la fin du mois et devenir l’entraîneur du Stade Nyonnais.

Le Stade tient grâce à ses entraîneurs

La situation est en effet extrêmement confuse à Colovray, où les joueurs ne sont pas payés depuis plusieurs mois et ont reçu… 200 francs il y a quelques jours. Dans d’autres clubs, cela grognerait assez vite, mais le vestiaire tient grâce à l’implication des deux derniers entraîneurs, Bernardo Hernandez et Sébastien Bichard. Ils n’ont pas grand-chose en commun, mais partagent une même ligne sur un point, au moins: une fois la porte du vestiaire fermée, ils ne parlent plus que de football. Le groupe adhère et met tous les problèmes de côté, ce qui a conduit aux derniers résultats. En clair? Si le Stade Nyonnais, sportivement, tient la route, c’est grâce aux joueurs et à leur entraîneur. A personne d’autre. Un exemple parmi d’autres? Ce dimanche, le Stade a un match amical à Bulle. Le conducteur du bus qui les amènera s’appelle… Sébastien Bichard.

Qui dirige le club?

En coulisses, tout est compliqué et, en clair, il n’y a plus que Philippe Mortgé qui soit encore là, parfois. John Poidomani n’est plus au club. Mirko Müller l’est, mais en temps partiel, et, concrètement, plus grand-monde ne dirige le navire. Les membres du club ont convoqué une assemblée générale pour le 23 juillet, dans le but avoué de nommer une nouvelle gouvernance après avoir clarifié certains points aussi opaques que mystérieux, notamment concernant les comptes du club.

Comment faire passer ça?

La question qui se pose est donc la suivante: comment faire comprendre aux joueurs, à Sébastien Bichard et à son staff, que Jean-Michel Aeby arrive comme directeur technique professionnel, avec le salaire qui va avec, dans une structure qui n’arrive plus les payer et ne peut même pas offrir un repas à ses bénévoles? « JMA » est un grand professionnel du football, un entraîneur qui a eu des résultats et dont le palmarès parle pour lui. Mais là, son arrivée est incompréhensible, vu le flou qui entoure le club de Colovray.

Tout se jouera le 23 juillet

Tout le monde y verra plus clair le 23 juillet, sans doute. Les dirigeants actuels du club devront présenter un projet clair, sous peine de voir l’assemblée leur demander de s’en aller. Mais cette même assemblée a intérêt à présenter un projet de reprise qui tienne la route. Sinon, on ose à peine l’écrire, mais il n’y aura plus de club de football d’élite à Colovray.

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