« J’aimerais vivre une promotion dans un avenir proche »

« J’aimerais vivre une promotion dans un avenir proche »

Dirigé par Ilija Borenovic, le Team Vaud M21 est actuellement neuvième du groupe 1 de première ligue classic. A seulement cinq points de la 2e place, qualificative pour les finales, la relève vaudoise peut se permettre de rêver à la promotion, mais le but initial reste le maintien.

Le Team Vaud M21, qui évolue en 1re ligue classic, continue sobrement de remplir ses deux objectifs, le maintien et l’apport de joueurs à la première équipe. Après 14 rencontres, la formation vaudoise occupe une probante 9e place avec, surtout, sept points d’avance sur la barre ce qui implique que le premier but est déjà bien parti. Ilija Borenovic, entraîneur de la formation, est satisfait des 14 premières rencontres. « Au niveau comptable, nous sommes en avance par rapport aux deux dernières saisons. Même si la position au classement n’est pas primordiale, je regrette nos deux dernières défaites. Sans celles-ci, nous serions dans le Top-5. » En calculant bien, les pensionnaires de la Pontaise seraient même deuxièmes, car Martigny, dauphin de Lancy, n’a que cinq points d’avance sur la jeune formation.

Habituée à des seconds tours de feu, la deuxième garniture du LS peut regarder, cette fois-ci, vers le haut. Cependant, le regard du coach reste dirigé vers le bas. « Cela nous enlève du mauvais stress d’être en position plus confortable, mais il ne faut pas se relâcher. » Ce n’est pas le cas. Les jeunes s’entraînent quatre fois par semaine jusqu’au 8 décembre. « Il faut voir leur sourire à la salle de force », ajoute le coach avec également un sourire au coin des lèvres.

La domination par la possession du ballon

La philosophie de jeu de la « deux » coïncide avec celle du grand frère. La domination par la possession est l’aspect principal du jeu des M21. « Les jeunes aiment ce style. Ils sont à l’aise avec le ballon. C’est un foot conquérant et offensif pour des joueurs gourmands et ambitieux », résume l’ex-entraîneur d’Echallens II. Malgré des difficultés, la saison dernière, il est resté fidèle à lui-même et à sa tactique : « Nous avons souffert, soupire-t-il. Nous mettions, peut-être, trop la victoire de côté, mais nous avons persisté, même si nous étions en danger de relégation lors du dernier exercice. Aujourd’hui, ça paie. C’est une grande satisfaction pour nous ».

Entraîneur du Team Vaud M21, ilija borenovic est satisfait d’avoir sept points d’avance sur la barre. « Cela nous enlève du mauvais stress d’être en position plus confortable, mais il ne faut pas se relâcher. »

(photo: Mediasports)

Cette saison, contrairement aux dernières, le Team Vaud a engagé des renforts « étrangers ». En effet, trois Genevois et un Français ont intégré la formation durant l’été. Le staff n’a pas voulu piocher dans les M18, contrairement aux dernières saisons. « Nous avons décidé de laisser grandir cette génération, résume Ilija Borenovic. Il y a, de plus, un manque de joueurs à fort potentiel avec les générations 1996 et 1997. Au lieu de surclasser des jeunes, nous avons préféré miser sur des footballeurs de l’extérieur. Je précise que ceux-ci sont également des futurs talents qui pourraient, dans un avenir proche, intégrer la Super League ».

La relève présente en première équipe

Actuellement, il y a trois footballeurs de la relève qui sont dans le contingent de la une. Ils connaissent fortunes diverses. Ali Kabacalman n’a pas encore joué en Super League cette saison. Tout le contraire de Mersim Asllani qui en est à 458 minutes de jeu pour six titularisations. « Ils ont un profil bien différent. Mersim est fort physiquement. Quant à Ali, il y est presque, il ne lui manque pas beaucoup. Il est très fort techniquement et intelligent dans le jeu. Il aura, je l’espère, bientôt l’opportunité de jouer. La chance de la relève lausannoise est d’être entourée par une équipe première à l’état d’esprit extraordinaire ». Le coach des M21 peut en témoigner, lui qui assiste à deux entraînements de la une chaque semaine.

Andi Zeqiri est le meilleur buteur du club avec cinq réussites. Revenu d’un prêt à la Juve, il n’a joué que 77 minutes avec la première équipe.

Le troisième est Andi Zeqiri qui a été prêté une saison à la Juventus. Meilleur buteur avec les M21 (5 buts), il joue peu avec la Super League, 77 minutes en deux rencontres. Ilija Borenovic le défend : « Franchement, il n’a que 18 ans, je n’ai vu aucune formation de Super League avec un attaquant titulaire si jeune. Il travaille très dur et est bien encadré. Il faut lui laisser le temps de se développer. Peut-être qu’il aura sa chance dans six mois ou une année. »

A quand la Promotion League ?

Une autre interrogation concerne la différence d’écart entre la première ligue classic et la Super League. Est-elle trop grande ? « Oui, c’est évidemment un tout autre niveau. Après je pense que cela dépend du joueur. Asllani a démontré qu’il était capable d’évoluer à ce niveau et de combler les ligues d’écart rapidement », résume le natif de Belgrade en Serbie.

Il faut savoir qu’il y a actuellement une place de libre pour une équipe de M21 en Promotion League (quatre sont autorisées et pour l’instant seuls Sion, Zurich et Bâle jouent dans cette catégorie). De plus, et au niveau comptable, la montée en troisième division nationale reste possible. Y a-t-il une pression de la part du LS d’y accéder le plus rapidement ? « J’aimerais vivre une promotion dans un avenir proche, sourit l’entraîneur. Rien que pour le travail effectué par les joueurs et leur énorme investissement, ils méritent de participer au moins une fois à des finales de promotion. Ensuite et jusqu’à présent, il n’y a eu aucune pression des dirigeants. Maintenant, il y a de nouveaux propriétaires à la tête du LS, tout peut changer ».

« Les volées 1999 et 2000 sont extraordinaires »

Si l’objectif de monter dans les deux ans est demandé par les propriétaires du club, faudra-t-il changer la philosophie ? « Non, premièrement notre politique n’est pas d’investir de l’argent afin d’engager des joueurs. Deuxièmement, nous avons des volées extraordinaires : la 1999 et la 2000. Si les gars ne s’égarent pas en chemin, je suis sûr que dans deux ans, nous pouvons viser la promotion qu’avec un contingent « vaudois » », répond sereinement Ilija Borenovic.

En fin de compte, Lausanne et ses velléités européennes à moyen terme mériterait d’avoir sa deuxième garniture en Promotion League.

 

 

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