« J’ai vraiment de la chance de diriger ces gars »

« J’ai vraiment de la chance de diriger ces gars »

Actuellement deuxième du groupe 2 de 4e ligue, Racing Club Lausanne IA est proche d’une participation aux finales de promotion. Le groupe dirigé par Frédéric Fardel a son destin en main à trois rencontres de la fin du championnat.

D’une équipe à la dérive, à deux gouttes d’eau du naufrage, Frédéric Fardel a fait du Racing Club Lausanne IA un club du haut du classement de 4e ligue qui est proche des finales de promotion. S’il remporte ses trois derniers matchs, elle pourra y participer, car elle compte un point d’avance sur le troisième, le FC Echandens. En tête, le FC Lonay s’est envolé il y a bien longtemps et ne laisse que des miettes à ses adversaires.

Victoire 2-0 contre le dernier

Dimanche, le club de la capitale olympique s’est imposé 2-0 contre la IIb du FC Gland, bon dernier avec seulement cinq unités. « L’important est d’avoir récolté les trois points, commente l’ex-entraîneur de Malley. On aurait dû gagner la rencontre par 8-0, mais nous nous sommes montrés maladroits devant la cage. » La plus grande satisfaction est venue de la réussite de Felipe Ricardo Verissimo. Auteur de son quatorzième but, il revenait tout juste de blessure. « C’est mon joker. Il a 33 ans, mais, à chaque fois qu’il rentre, il marque un but. Au moins un. » L’autre attaquant du club, Kevin Pena, 13 buts à son actif, est toujours sur la touche. Cependant, il devrait être apte à rejouer avant fin mai.

Frédéric Fardel (à gauche debout) a une philosophie du football basée sur la possession.

Frédéric Fardel a constitué lui-même son collectif. Il a ramené la première année 14 anciens juniors qui évoluaient avec lui à Malley. En début de saison, huit autres l’ont rejoint. « J’ai vraiment de la chance de diriger ces gars. C’est une bande de potes qui tirent tous à la même corde. Ils sont très soudés sur et hors du terrain. Ils sont très présents aux entraînements. En plus, j’ai 23 joueurs dans mon contingent, chaque week-end je dois en laisser plusieurs à la maison, il n’y a jamais de rancune entre eux. Mon assistant, Marc Imgrüt, fait également du travail fantastique. Je peux compter sur lui. Je pense honnêtement que si je quittais l’équipe demain, elle s’en sortira parfaitement sans moi. Finalement, moi je ne sers qu’à signer les feuilles de match », rigole-t-il.

« Laurent Beker a le cœur sur la main »

Arrivé en fin de cycle et en désaccord avec la tournure prise dans le club de Malley, Frédéric Fardel voulait arrêter le coaching, « me consacrer à sa femme et à l’arbitrage en Ligue Romande de football (LRF) pour courir un peu, rigole-t-il. Mais le président Laurent Beker m’a motivé à reprendre le club qui ne devait sa place en 4e ligue qu’à un désistement. Et franchement, le fait d’œuvrer avec lui est fantastique. C’est une personne exceptionnelle, humble, simple, il a le cœur sur la main. Il pense à toutes les équipes, des juniors F à la première active. »

Son retour à la tête du Racing coïncidait également avec la fin du stade de Bois-Gentil. Longtemps fidèle à l’ES Malley, il voulait revenir dans ce stade qu’il a tant aimé. « Cela me titillait d’y retourner avant qu’il soit détruit. » Même après le déménagement, il est resté : « Nous profitions d’incroyables installations. C’est exceptionnel pour des clubs amateurs. Chaque « une » a un vestiaire à elle. La ville a vraiment fait du très bon travail. Nyon et les infrastructures sont sympathiques, mais celles du centre sportif de la Tuilière sont extraordinaires. »

Trois rencontres, neuf points

L’objectif en début de saison était la montée, objectif toujours d’actualité. « Il ne manque que trois petits matchs que je considère comme un quart de finale, une demi et une finale. » Ces trois ultimes rencontres se joueront contre des équipes du milieu du classement : Venoge II, Crissier III et UPM Cazard. Si les neuf points sont récoltés, alors cela sera les finales. Frédéric Fardel les abordera avec confiance, car il connaît ses joueurs, leurs qualités, et surtout il a ramé pour remettre à flot son équipe et l’emmener à quelques milles marins du port nommé 3e ligue.

Auteur

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*