Haute-Broye a résisté 70 minutes

Haute-Broye a résisté 70 minutes

Courageuse, l’équipe dirigée par Daniele De Nardis a fini par céder les armes à la main face à la force de frappe d’Yverdon II. Les Broyards restent en course, tandis que les Nords-Vaudois sont promus à 99,99% en 2e ligue.

Avant d’atteindre les étoiles et la promotion, les Yverdonnois les ont visées avec le ballon. En effet, ils ont été d’une très grande maladresse devant les buts adverses. La tension était palpable, sûrement transmise par un Vagner Gomes intenable, dont les cris pour replacer ses joueurs ou réclamer contre les décisions arbitrales, ont certainement été entendus au-delà du village d’Essertes. Mais, finalement, le charismatique entraîneur aura eu ce qu’il voulait cette saison après la déception de la dernière: la montée en 2e ligue et la Coupe vaudoise.

« Les joueurs ne visaient pas le match nul »

La pression, Yverdon se la sera mise toute seule. En effet, l’AS Haute-Broye, malgré de courageux guerriers, n’avait pas la force de contrecarrer la vitesse et la puissance adverse. Pourtant, l’ « AS », soutenu par une très grande et bruyante affluence (entre 250 et 300 spectateurs), a tenu bon, très longtemps, avec ses armes, son abnégation et son envie devant son public. Pas seulement attentiste, Haute-Broye, lorsqu’il y avait 0-0, a tenté un coup de poker en passant en 3-4-3. Suicidaire ? « Peut-être, mais nous avions eu une discussion avec toute l’équipe avant la rencontre, rétorque Daniele De Nardis. Les joueurs ont dit qu’ils ne visaient pas le match nul, ils voulaient gagner. Donc, nous avons essayé… »

Essayé, pas pu, car après ce changement tactique, les Broyards ont encaissé. Cependant, la chance aurait pu tourner lors d’une seule occasion. Sur un corner, Gregoire Vaccaro tentait une volée repoussé par Marc Roux et s’ en est suivi un cafouillage qui finira (miraculeusement) bien pour Yverdon. Sur le contre, Xavier Tshiboko activait la phase 1 du karma, il touchait d’abord la latte et voyait le ballon revenir sur lui et ratait le cadre à moins de 5m. Il est parti au-dessus, encore une fois. L’attaquant se défend : « Le portier (NDLR Benoit Chevalley) est tellement grand. Je voulais mettre la balle le plus haut possible pour qu’il la touche, mais pas assez pour empêcher le but. » À la suite de cette action, on vous laisse imaginer l’état de « Vagui ».

Tshiboko libère Yverdon

Cependant, la phase 2 du karma était enclenchée par le même joueur 2 minutes plus tard. Il profitait d’un coup franc repoussé par le gardien pour inscrire le 1-0 et libérer des Yverdonnois qui souffraient d’une tension insoutenable. « Je pensais qu’on n’allait jamais marquer », soufflait le coach des Nord-Vaudois à l’issue de la partie. L’auteur de l’ouverture du score n’avait, lui, jamais perdu la foi. « Je savais que si j’avais encore une chance, je ne devais pas la rater. Il nous fallait absolument cette victoire pour jouer de manière libérée dimanche. » Deux buts, anecdotiques, viendront s’ajouter au tableau d’affichage en faveur d’Yverdon.

Quant à la formation d’Haute-Broye qui aborde ses finales sans véritable pression, elle profite du moment présent. La déception, après un match rude et fort en émotion, est néanmoins palpable. Cependant, Daniele De Nardis relativise. « Personne ne nous attendait à ce stade de la compétition, pourtant on y est et on essaie de mener la vie dure à nos adversaires. Je suis fier de ce qu’on a accompli et d’avoir eu le courage de tenter quelque chose contre la meilleure équipe de ces finales de 3e ligue. » Dimanche, le club de la commune d’Oron affrontera Pied du Jura et qui sait, peut-être que la cerise sur le gâteau sera plus belle que prévue.

(Crédit photo de couverture: Flashpress/Allenspach)

Auteur

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*