Florian Berisha: «Jouer le match nul, ce serait le meilleur moyen de perdre»

Florian Berisha: «Jouer le match nul, ce serait le meilleur moyen de perdre»

Le Mont a une occasion en or de faire un pas de géant, déjà, vers le maintien. Ce samedi, à 17h45, les Montains (9e) se déplacent en effet à Bienne (10e), une équipe sur laquelle ils comptent huit points d’avance. Une victoire à la Gurzelen et les Biennois seraient relégués à onze points. Florian Berisha, suspendu, ne sera pas sur le terrain, mais on a quand même eu envie de l’appeler afin qu’il nous explique comment les Montains abordent cette partie ultra-importante.

Florian, l’occasion est belle! Si vous remportez les trois points, vous aurez réalisé un immense pas en direction du sauvetage, non?

Non, c’est trop tôt pour parler ainsi. Nous n’avons même pas joué la moitié du championnat, donc rien ne serait fait.

Quand même… Onze points d’avance!

Oui, c’est sûr qu’on serait plus tranquille, je ne vous le cache pas. Surtout que nous sommes en confiance, donc on aimerait bien prolonger notre bonne série, et c’est sûr qu’on ira à Bienne pour gagner.

Une victoire serait parfaite, mais un match nul laisserait le FCB à 8 points… Vous y pensez aussi? 

Ce qui est sûr, c’est que jouer le match nul, ce serait le meilleur moyen de perdre. Il faut qu’on soit conquérants, et on le sera. Je n’ai aucun doute là-dessus. Après, si le déroulement du match offre un point à chacune des deux équipes, ce serait une meilleure opération pour nous que pour eux, je crois que tout le monde est d’accord.

Qu’est-ce qui a changé au Mont ces dernières semaines? On sent une équipe plus compacte, plus déterminée… On se trompe?

Non, c’est juste. Aujourd’hui, on a vraiment tous pris conscience qu’on devait être solides pour gagner des matches. On ne joue pas forcément mieux qu’avant, mais désormais, on ne se contente pas d’entendre qu’on a « failli gagner ». Ca ne suffit pas!

On a l’impression que vous êtes moins naïfs…

C’est peut-être un terme un peu fort. Disons qu’on a compris qu’on devait être plus efficaces dans les deux surfaces de réparation. Défensivement, on est plus intransigeants, et devant, on commence à être décisifs.

A votre image, un peu. Contre Winterthour, Lausanne et Schaffhouse, vous avez à chaque fois réalisé au moins une passe décisive.

Oui, c’est vrai, ça s’est bien passé lors de ces trois matches sur ce plan-là pour moi. Mais on ne va pas s’enflammer, c’est simplement que le travail commence à payer, qu’on se trouve mieux.

Le « quatuor albanais » que vous formez avec Sehar Fejzulahi, Benjamin Kololli et Orhan Mustafi fonctionne à plein régime. Comment expliquez-vous qu’un joueur comme Sehar Fejzulahi soit autant décisif lors des deux derniers matches?

C’est une question de confiance. Il a marqué contre Lausanne, il l’a de nouveau fait contre Schaffhouse et il va continuer. C’est comme ça, c’est la confiance, celle qui permet de tenter et de réussir des gestes qui ne passaient pas avant. Regardez Mustafi, il arrive et il met trois buts pour son premier match…

Trois buts qui n’ont rien d’exceptionnel…

Peut-être, mais il était là au bon moment, au bon endroit, et c’est ce qui nous a manqué auparavant. C’est sûr qu’il y a un peu de réussite, mais ce match face à Winterthour a vraiment servi de déclic.

Pourquoi exactement?

C’est un match que nous avons abordé sans pression. Winterhour était favori et nous, on attendait plutôt les matches de Lausanne, Schaffhouse et Bienne pour marquer des points. On a pris cette rencontre comme du bonus, un peu sans pression, même s’il y en a toujours. Et on a gagné. Là, je crois qu’il s’est passé quelque chose de positif dans l’équipe.

Samedi, le « quatuor albanais » ne pourra pas être aligné, puisque vous êtes suspendu…

Donc ce sera un trio (rires)! Non, sincèrement, je ne sais pas qui jouera. Cela importe peu, il y a eu un ou deux articles qui ont effectivement souligné que les quatre devant étaient d’origine albanaise lors des derniers matches, mais on sait bien que cela ne change rien. On est un groupe et c’est tout.

Categories: Football d'élite

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