«Le FC Renens, un challenge immense et excitant»

«Le FC Renens, un challenge immense et excitant»

Le FC Renens est bel et bien vivant, avec des ambitions! Entraînée depuis cette saison par Manuel Gonzalez, la première équipe tentera de sauver sa place en 2e ligue inter. Désormais présidé par Fabio Celestini, le club du Censuy a des personnes qui oeuvrent au quotidien pour que le club vive la transition post-Alfonso Forgione en douceur. Si le président (assistant de Bernd Schuster à Malaga) n’est bien sûr pas là au quotidien, son père Adriano gère les affaires courantes, avec les autres membres du comité. Un vent nouveau souffle sur le FC Renens, qui a perdu de nombreux excellents joueurs (Geoffroy Cadet, Christophe Meoli, Hakim Khadrouche, Fabien Lacroix, Christopher Risse, Dereck Isabella, Armel Kazangba…), mais a réussi à en conserver quelques-uns. Son entraîneur Patrick Isabella parti aux Azzurri, c’est fort logiquement Manuel Gonzalez, entraîneur de la II, qui a été promu. Avec une énergie folle, et le désir de vivre une grande saison dans un club qu’il aime profondément, l’Espagnol nous a accordé une interview, quelques jours avant d’aller défier Malley en ouverture du championnat.

Manuel Gonzalez, le FC Renens a bien changé en quelques semaines…

Ca, c’est sûr, et il faut commencer par saluer le travail effectué par Alfonso Forgione ici. Il a pris le club en 3e ligue, et l’a amené en 2e inter. Là, nous y sommes, avec une équipe fortement remaniée, mais on veut y rester. Alors oui, il n’y a plus de « stars », mais cela ne veut pas dire que l’équipe ne sera pas compétitive en 2e ligue inter. On va évacuer l’aspect financier tout de suite: il n’y a plus rien, mis à part une petite prime, qui sera versée en fin de premier tour et sera identique pour tout le monde. Tout est clair avec le comité. Et certains joueurs sont partis, c’est vrai, et des très bons. C’était inévitable. Mais j’aimerais déjà remercier ceux qui sont restés, qui ont cru à notre projet, et qui veulent continuer l’aventure avec ce club.

Justement, à quoi ressemble votre effectif?

Il est équilibré, entre jeunes très talentueux et joueurs d’expérience. Déjà, Burak Demircan et Marcello Corcetto ont accepté de faire partie de l’aventure. C’est énorme pour nous, ce sont deux excellents joueurs. Burak a joué au Mont, à Bavois… Il revient de blessure, et ne sera pas disponible pour les premiers matches, tout comme Marcello, d’ailleurs, mais le fait que de tels joueurs aient donné leur accord a peut-être permis à certains autres de se dire qu’il y avait un coup à jouer au Censuy. Toumi Trabelsi a accepté de rester aussi. Il avait signé à Yverdon, mais cela ne s’est pas fait. Il est chez nous, il me l’a confirmé. On fera un point après le premier tour, bien sûr, et je ne l’empêcherais jamais d’aller ailleurs, mais je suis très heureux qu’il soit avec nous. Et je n’oublie pas notre gardien Huseyin Kliinc, Antonio Zarlenga, Nelson Teixeira, qui tous ont accepté de continuer, tout comme notre autre portier Jaime Martinez, un des piliers de l’effectif. Nos jeunes sont encore là, et croyez-moi, il y en a qui vont exploser. Mon assistant sera Cléber Vieira, qui a encore peut-être quelque chose à offrir sur le terrain aussi… Sans aucun doute, même!

Et des joueurs de l’extérieur?

Des retours, principalement, de joueurs revanchards, qui ont des choses à prouver. Je pense à Luca Brodowicz, qui était aux Azurrri II, mais qui revient au Censuy, mais aussi à Hervé Recordon, revenu de Prilly. Voilà notre contingent, cela le résume bien: des très bons joueurs qui continuent l’aventure, des jeunes talentueux et des joueurs revanchards. Le mélange est bon, non?

Oui, mais le 2e inter est un championnat difficile…

L’objectif, c’est le maintien, bien sûr. On ne va pas dire autre chose, mais si on travaille bien, et je crois que nous sommes en train de le faire, on pourra en surprendre plus d’un. En tout cas, on est tous très excités avant cette saison, moi le premier.

Les matches amicaux le prouvent. Vous avez battu Dardania, fait un très bon match contre les Azzurri…

Oui, et derrière on se prend une immense tôle contre Servette M21. C’était inévitable et tant mieux. On s’est enflammés trop vite. Et je vais vous dire, cette large défaite face à Servette, que l’on retrouvera très vite en championnat, sera bénéfique. Je l’ai dit à Oscar Londono, que je connais bien: ils nous en ont mis 9 en amical, c’est vrai, mais quand ils vont venir au Censuy, ce sera un autre match, ça c’est sûr.

Cherchez-vous encore à vous renforcer?

Oui, notamment en défense centrale, où on est peut-être un peu légers.

A titre personnel, pourquoi avoir accepté ce défi?

Parce que c’est le FC Renens, c’est un club mythique, le troisième historiquement à Lausanne. Entraîner Renens, cela ne se refuse pas. J’ai eu la chance d’entraîner Dardania, Chile Sport, Espagnol Lausanne, La Sarraz, Italia Morges et Italia Nyon, mais Renens, c’est encore autre chose. La place de ce club, comme Stade Lausanne, est en 1re ligue. J’ai quitté Italia Nyon à l’hiver dernier, alors que nous avions tout pour monter, pour venir à Renens II, en danger de relégation. Alors quand j’ai eu l’opportunité d’entraîner la première équipe, j’ai foncé. J’ai l’expérience de cette 2e ligue inter, c’est un joli championnat. En plus, avec tous les derbys cette année, ça va être super.

On sent pas mal d’enthousiasme chez vous…

Mais bien sûr! Ce que l’on s’apprête à vivre est très excitant. Alors oui, ce sera sans doute difficile, mais on s’entraîne dur, cinq fois par semaine pour l’instant. Et croyez-moi ou non, mais les joueurs sont là quarante-cinq minutes avant l’entraînement. Si on commence à 19h, à 18h15 ils sont déjà aux vestiaires. J’ai vraiment envie que notre public sente notre joie d’être ici, de tout donner. On a envie d’enflammer le Censuy, que notre public puisse s’identifier à cette équipe.

Vous attendez-vous à avoir beaucoup de monde au Censuy?

Au début, il y aura sans doute des gens qui seront là par curiosité. Mais si on gagne et qu’ils aiment ce qu’ils voient, alors ils reviendront… On n’espère que ça.

Il faudra commencer par aller gagner à Malley, un concurrent direct pour le maintien, lors de la première journée…

Oui, mais ce ne sera pas facile. Je suis allé les voir jouer, c’est solide!