«On a tout ce qu’il faut ici… et même mieux!»

«On a tout ce qu’il faut ici… et même mieux!»

Le FC Etoy milite depuis plusieurs années maintenant dans la partie haute du tableau de 4e ligue. Deux fois 3e ces deux dernières années, le club a des ambitions. Sans parvenir encore à accrocher les deux premières places, le club reste une valeur sûre de cette catégorie de jeu et il ne lui manque que peu pour décrocher le Graal supérieur. Avec des installations sportives de premier ordre, le FC Etoy, qui fait partie d’un groupement (actifs et juniors) avec le FC Amical Saint-Prex, aimerait bien suivre les traces de son compagnon de jeu qui milite dans la ligue supérieure, afin de faire briller le blason bleu et blanc dans le ciel footballistique vaudois. Cette année encore, l’équipe dirigée par Alfredo Vieira, qui est à sa barre depuis maintenant 3 ans, se trouve dans la première moitié de classement du groupe 2 de 4e ligue. Nous avons justement rencontré le précité, accompagné de son assistant, Patrice Crottaz. Les deux hommes ont accepté de nous livrer leurs impressions sur le championnat en cours, leurs ambitions et le club.

Alfredo, que pouvez-vous nous dire sur le premier tour effectué par votre équipe ? Vous êtes actuellement 6e avec 16 points, soit seulement 3 points de retard sur le troisième et 7 sur le second.

Cela fait maintenant trois ans que je suis ici à Etoy. Avec le club, on s’était fixé l’objectif de viser la 3e ligue sur ces 3 ans. Cette année on n’est pas exactement à la place où on voudrait être, car plusieurs joueurs nous ont quittés. Un s’en est allé à Aubonne en 2e ligue, d’autres sont partis ailleurs et certains ont privilégié autre chose que le foot. On s’est donc retrouvé à devoir reprendre de nouveaux joueurs pour compléter ces départs. Au final, on n’a pas réussi à remplacer tout le monde et il nous manque quelques éléments essentiels pour être plus compétitif et régulier. On n’est pas loin de la troisième place, on a fini deux fois troisième ces deux dernières années, ce serait bien de faire mieux maintenant.

Qu’est-ce qu’il vous manque justement pour atteindre ces finales ?

De l’expérience surtout. Il nous manque 2 à 3 joueurs qui ont la tête sur les épaules, qui savent cadrer le jeune groupe qu’on est et qui font la différence dans les moments opportuns. On joue bien, tous nos adversaires nous félicitent sur notre manière de jouer, sur le fait qu’on essaie vraiment un maximum de faire courir le ballon. C’est flatteur, mais, au final, on ne ramène pas forcément des points, car on est souvent puni sur une ou deux erreurs qui nous coûtent souvent cher. Nous manquons de concentration. On est une équipe très jeune, il n’y a qu’un joueur de 30 ans, sinon tout le reste est largement en-dessous. Nous ne possédons pas ce petit plus qui nous éviterait de commettre l’erreur qu’il ne faut pas. Ensuite, c’est moralement difficile de s’en remettre.

Plus concrètement?

Il nous manque aussi, et peut-être surtout, il faut l’avouer, un gardien. Nous n’en avons pas et nous devons chaque fois puiser du côté de Saint-Prex pour en trouver un le week-end. Nous ne nous sommes jamais trouvés obligés de faire jouer un joueur de champ au but, mais ne pas pouvoir posséder un gardien fixe qui s’entraîne la semaine avec l’équipe et qui joue les week-ends, c’est problématique.

Avec les installations que vous possédez, n’est-il pas dommage de ne pas voir le FC Etoy à un échelon supérieur?

Oui, on a tout ce qu’il faut ici… et même mieux! Un terrain magnifique, un autre plus petit idéal pour les juniors, une buvette avec bientôt une terrasse, des vestiaires, un accès facile et même une salle du côté du village voisin pour s’entraîner l’hiver. C’est clair qu’avec cela, il nous manque plus que de monter!

Mis à part le classement, qu’aimeriez-vous améliorer pour ce deuxième tour?

Le classement fair-play. On est clairement mauvais dans ce registre! On est l’équipe avec le plus de points fair-play du groupe et c’est hélas une récurrence pour le club. C’était souvent identique ces dernières années et maintenant on est dans le viseur des arbitres et de la commission. Ils nous connaissent et rien ne nous est pardonné. On n’est de loin pas une équipe méchante mais on réclame trop! L’équipe est à majorité composée de joueurs latins et culturellement c’est aussi différent. Nous devons, cependant, clairement redresser la barre à ce niveau. C’est pourquoi un ou deux joueurs cadres et cadrant ne serait pas de trop.

Quel est, dès lors, votre objectif cette saison?

La 3e ligue. Cette année, comme on l’a dit, c’est difficile car nous avions des prétentions réelles au début… Nous en avons toujours maintenant, mais on a dû faire face aux défections décrites plus haut et au manque de motivation de certains. Et vous savez pour les jeunes aujourd’hui, le foot ce n’est pas une priorité. Ils sont vite démotivés par diverses autres situations externes. Mais on doit faire avec. Maintenant, l’important c’est de continuer à y croire pour viser déjà la troisième place et ensuite essayer de revenir sur les deux premiers. Dans la mesure du possible, on aimerait faire venir quelques renforts cet hiver pour palier à nos lacunes, surtout en matière d’expérience. Le plus urgent reste, néanmoins, l’arrivée d’un gardien et nous mettons tout en œuvre pour dénicher la perle rare.

Comment se passe l’entente avec Saint-Prex, qui joue les premiers rôles en 3e ligue depuis deux saisons?

Dans l’ensemble cela se passe bien. Il y a quelques petites améliorations à apporter.

Lesquelles?

Une meilleure collaboration entre les deux clubs, surtout au niveau des échanges avec les joueurs. Il y en a eu un peu l’année passée, mais cette saison c’est un peu plus difficile vu leur contingent étoffé et de qualité. Il ne faut pas oublier non plus que l’identité villageoise reste quand même fortement ancrée et qu’un joueur va préférer aller jouer avec ses amis plutôt que d’aller voir dans le club voisin. Ce qui serait bénéfique serait qu’un ou deux joueurs qui jouent peu à Saint-Prex puisse venir s’entraîner une fois par semaine avec nous et jouer le week-end.

Et au niveau des juniors?

Le comité a décidé cette année d’inscrire des juniors A. Dans cette équipe, il y a de très bons éléments et si les meilleurs rejoindront probablement le contingent de la première équipe de Saint-Prex, mais certains autres auraient le potentiel pour venir nous renforcer et cela aussi c’est une idée qui nous plairait. J’ajouterai aussi qu’il faudrait peut-être instaurer une sorte de «supra-comité» entre les deux clubs afin que toutes les décisions passent par celui-ci pour en faire bénéficier tout le monde. Il faut bien dire qu’ici à Etoy, le comité nous soutient peu au bord du terrain et les joueurs le ressentent. Ils seraient encore plus impliqués s’ils voyaient qu’en-dehors ils sont suivis, regardés et qu’on est derrière eux. Cependant, les choses bougent et la saison prochaine, un nouvel homme fort devrait aider à cimenter le tout pour améliorer la cohésion entre les équipes et le club. On est un petit club structuré, qui s’est forgé une place importante en 4e ligue, il est temps maintenant de progresser encore.

Comme la fin de l’année approche, un souhait pour 2015 ?

La cerise sur le gâteau serait que Saint-Prex retrouve la 2e ligue et qu’Etoy puisse être promu en 3e ligue.

Par Julien Marchionno

Categories: 4e ligue, Interviews

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