Echallens a tout pour y arriver, même l’envie

Echallens a tout pour y arriver, même l’envie

Echallens est une place historique du football de 1re ligue. Le nom du club est associé à cette catégorie de jeu depuis plusieurs décennies, même s’il a connu le bonheur d’une ascension en LNB, en 1994-1995, grâce à un personnage aussi emblématique que Lucien Favre. Depuis, le FC Echallens a changé de nom, devenant le FC Echallens Région, et a toujours milité en 1re ligue. Cette saison, sa bonne forme devrait lui permettre de lutter jusqu’au bout pour les finales et de se battre pour une promotion à l’échelon supérieur. Si cette éventualité n’est pas encore tout à fait concrète, le président Fritz Aeschbach est déjà venu expliquer à ses troupes que le comité assumerait une montée en Promotion League. Une bonne nouvelle pour tout le monde et une confirmation: oui, le FC Echallens Région pourrait se permettre de monter. Sans faire de folies, cela va sans dire.

L’objectif du début de saison

Jouer le haut de tableau et progresser collectivement et individuellement. Julien Marendaz insiste régulièrement sur ces deux points-là, tant il veut voir son équipe acquérir une dimension supplémentaire, tout comme ses joueurs. Personne ne parlait de finales du côté des Trois-Sapins, mais l’ambition de faire un bon championnat a évidemment toujours été présente.

Où ils en sont à mi-parcours

Troisièmes! Le FC Echallens Région est finaliste… ou presque, puisque Mendrisio (groupe 3) compte deux points de retard et un match en moins. Pour Julien Marendaz, cette information est anecdotique, mais la communication du club challensois s’est légèrement modifiée depuis quelques semaines, ce qui es tout à fait normal. Le terme « finales » n’existait pas en août. Désormais, il peut être prononcé, mais l’entraîneur du EFCR n’oublie pas de préciser que son équipe en est encore très loin et qu’il reste beaucoup de travail. Aujourd’hui, clairement, les trois premières places sont dans la ligne de mire. Toujours plus agréable que de ne rien jouer déjà à Noël…

Reste une question, centrale: les « vieux » vont-ils s’arracher pour aller chercher une promotion, eux qui sont justement venus à Echallens pour ne plus avoir à parcourir toute la Suisse le week-end? De la réponse à cette question dépend une bonne partie du deuxième tour du club. Disons-le ainsi: le président et le comité sont d’accord pour la montée, l’entraîneur et son staff en ont envie, les jeunes ne se posent pas la question et seront à fond quoi qu’il arrive, mais à Echallens, peut-être un peu plus qu’ailleurs, ce sont les « cadres » du vestiaire qui décident de tout. S’ils se mobilisent pour jouer la montée, alors Echallens sera redoutable au deuxième tour.

Le joueur du premier tour

Fabien Lacroix. L’élégant défenseur central a raté un match durant ce premier tour, face à Bavois. Le résultat? Une gifle pour les Challensois, battus 1-4. On va le dire autrement: quand il est sur le terrain, Echallens encaisse un but par rencontre (12 en 13 matches). Quand il n’est pas là, la moyenne quadruple donc… On exagère un petit peu, mais pas tant que ça. Par son calme, son expérience et sa maturité, il tranquillise tout le monde. Il incarne de plus à merveille l’état d’esprit du FC Echallens Région, fait de joueurs intelligents, qui ne s’enflamment pas pour rien et préfèrent parler sur le terrain qu’en dehors. Cet homme-là ne passe jamais au travers. Exemplaire et sûr.

Mention bien également au défenseur français Steve Samandjeu. Une montagne, au propre comme au figuré.

Le point positif du premier tour

Il n’y en a pas qu’un en fait. Echallens n’a pas été loin de tout faire juste, partant fort (3 matches, 9 points) et finissant tout aussi bien (4 matches, 12 points). Un bon gardien (Ludovic Zwahlen), une défense au top, tout comme le milieu de terrain , et une attaque de feu. Que vouloir de plus? Echallens joue bien, mais sa possession de balle n’est pas stérile, tant sa ligne offensive est percutante. On dit parfois qu’il est difficile de s’intégrer aux Trois-Sapins, mais les excellentes performances de Zwahlen et de Fatah Ahamada, décisif dès son arrivée, tendent à prouver le contraire. La formation locale? Elle est évidemment moindre qu’il y a quelques années, mais les titularisations couronnées de succès de Bastien Varidel prouvent qu’elle est encore vivante et performante.

Echallens est le mélange parfait entre joueurs de grand talent ayant l’essentiel de leur carrière derrière eux (Carl Martinet, les frères Germanier, Nicolas Bastardoz, Fabien Lacroix…) et de jeunes ambitieux (Fatah Ahamada, Ludovic Zwahlen, Steve Samandjeu, Christophe Debluë, Ibrahim Djalo), sans oublier Andy Laugeois, Jérôme Hyernaud et Jonathan Atkinson, qui sont un peu entre les deux. Et comme même les joueurs moins utilisés ont répondu présent quand il a été fait appel à aux (Hervé Towa, Andy Coendet), Echallens a réalisé un premier tour admirable.

Le point à améliorer au deuxième tour

Difficile à dire. Echallens a eu ce creux comptable en plein milieu du tour, encaissant un point en quatre matches (nul face à Guin, défaites face à Naters, Meyrin et Bavois), mais n’a pas été catastrophique durant ce laps de temps. L’équipe de Julien Marendaz n’a pas baissé de niveau de jeu et a terminé sur quatre victoires. Sincèrement, on ne voit pas bien ce qui pourrait mieux fonctionner, mais on fait confiance à l’entraîneur du EFCR pour le savoir. Il est bien mieux placé et beaucoup plus compétent que nous pour juger des points à améliorer, cela va sans dire.

Ce qu’il va se passer cet hiver

Pas de grande révolution. Deux ou trois départs, surtout parmi les joueurs qui disposaient de moins d’occasions de se montrer et le même nombre d’arrivées, en espérant se renforcer un peu. Echallens ne va rien révolutionner et va continuer à travailler tranquillement, quoi qu’il arrive.

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