«Des passes comme ça, j’étais obligé de les mettre au fond!»

«Des passes comme ça, j’étais obligé de les mettre au fond!»

Mené 0-2 à la pause à La Sarraz par le FC Sion (buts d’Ebenezer Assifuah et de Pedro Ramirez), le Lausanne-Sport a renversé la situation. Sion a changé onze titulaires à la mi-temps et Fabio Celestini a, lui, changé de duo d’attaque. Walter Pandiani et Andi Zeqiri, qui ont beaucoup travaillé en première période, ont cédé leur place à Jocelyn Roux et Quentin Rushenguziminega. Le résultat? Une victoire 3-2 avec un triplé du dernier nommé en… 8 minutes (70e, 71e et 78e)!

Ces trois buts ont été marqués face à Andris Vanins, lequel avait remplacé peu avant le malheureux Kevin Fickentscher. Le Rollois, touché dans un choc à la tête, a dû être évacué en ambulance et on espère évidemment que ce ne soit pas trop grave.

Directement après le match, Quentin Rushenguziminega nous a accordé quelques instants sur le chemin de la douche, alors que la température venait de redescendre sous les 35 degrés.

Quentin, marquer trois buts en huit minutes, voilà une belle manière de battre le FC Sion!

En huit minutes, c’est vrai? Joli, ça. J’avais conscience que les deux premiers étaient marqués de manière assez rapprochée, c’est vrai (rires). Bon, j’ai reçu des caviars, il faut dire!

Le premier, c’est un rebond du gardien, mais c’est vrai que les deux derniers sont bien amenés…

Oui, par Olivier Custodio sur le premier et Jocelyn Roux sur le deuxième. Des passes comme ça, j’étais obligé de les mettre au fond!

Surtout que c’est vraiment votre style! Des face-à-face bien maîtrisés, avec finition dans le petit filet, c’est le Rushenguziminega qu’on connaît!

C’est vrai que j’aime bien les mettre comme ça (rires). Mais je dois vous dire que je me posais des questions!

Ah oui?

Face à YB, j’en rate une la même chose. Là, en début de deuxième période, je ne marque pas non plus, dans la même position. Je me suis dit: « Quentin, tu ne sais plus faire ça? Oh! »

Et vous en mettrez trois après, ça va…

Oui, c’est bon, je sais encore le faire, apparemment (rires). Bien sûr que je suis content pour moi, mais surtout pour l’équipe. Comme je vous l’ai dit, j’ai reçu des caviars et c’est sympa de pouvoir dire qu’on a battu Sion, même en match de préparation.

Jouer à deux devant, ça vous plaît? Ca aide, pour les attaquants, non?

Oui, c’est un système que j’affectionne. Il permet de faire des courses différentes, de mieux se trouver et d’avoir plus d’options offensives. C’est vrai que j’apprécie. Après, c’est un système nouveau pour beaucoup de monde, même si je crois que le LS a déjà joué comme cela en fin de saison dernière. Il faut l’assimiler, mais on travaille bien et dans une bonne ambiance.

Ce projet du nouveau LS est enthousiasmant, non?

Tout à fait. Il y a le projet du club, mais aussi celui du coach. On essaie de bien jouer au ballon, de poser le jeu, et cette philosophie-là va porter ses fruits. J’en suis convaincu! Maintenant, il nous reste deux gros matches amicaux et ce sera déjà le championnat. On sera vite fixés.

L’offre du LS arrivait à point nommé, non? Vous venez de finir vos études, c’est juste?

J’ai eu mon Bachelor, en fait. J’ai envie de faire le Master, mais j’ai le temps. Donc oui, c’était le bon moment.

Vous avez signé pour une année?

Oui, exactement.

Jouer là, avec tous ces Vaudois, c’est ce qui vous a fait accepter? Vous seriez allé jouer en Challenge League à Schaffhouse ou Winterthour?

Sincèrement, je ne sais pas si j’aurais accepté. Là, c’est vraiment génial. Je retrouve des gars avec qui j’étais en juniors, c’est ma ville… Et comme je vous l’ai dit, le projet du club et du coach me parle vraiment beaucoup. C’est un plaisir d’aller à l’entraînement, d’aller transpirer pour progresser.

Vous vous remettez à penser à une carrière professionnelle? 

Je ne sais pas, sincèrement… Je verrai bien où me mène cette saison. Là, je sais que pendant une année, je suis à fond dans le foot, sans autre pression. Je ne fais pas de plan, mais je vais tout donner.

Il peut tout se passer en juin prochain… Une promotion, un nouveau contrat…

Il peut tout se passer, comme vous dites. Mais je vais déjà penser au présent, si vous permettez. Là, il y a vraiment tout ce qu’il faut pour progresser, avec des anciens qui me parlent et me font profiter de leurs conseils, mais aussi des gars plus jeunes que moi, qui ont une expérience de la Challenge League que je n’ai pas. J’écoute tout le monde et j’emmagasine de l’expérience.

Categories: Football d'élite

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