Concordia aspire à devenir une référence féminine

Concordia aspire à devenir une référence féminine

Un article paru dans l’édition du 23 Mai 2017 du 24 heures.

L’histoire a commencé en 2003. Plus précisément à l’époque où le Lausanne-Sport faisait faillite, entraînant dans sa chute son équipe féminine. Philippe Jeanneret était alors à la tête de cette dernière. «Avec douze rescapées, j’ai tapé à la porte de Concordia pour savoir si le club était prêt à nous reprendre. C’est comme ça que tout a démarré. De fil en aiguille, d’autres équipes se sont ensuite formées. Et, en 2007, nous avons eu pour la première fois des juniors D», explique le fondateur de la section féminine de Concordia et inamovible entraîneur de la 1ère équipe depuis qu’elle a vu le jour.

Son ambition de base, pérenniser son projet, est d’ores et déjà accomplie. Aujourd’hui, le club ne compte pas moins de quatre équipes féminines: une en 2e ligue interrégionale, une en 3e ligue, deux équipes de juniors B ainsi qu’une école de foot. De quoi espérer devenir un jour le club phare de foot féminin dans le sud du canton.

Le coach ne mène pas sa barque seul. Depuis plusieurs années, Beatriz Pérez et son frère, Rafael sont respectivement coentraîneur et assistant de la 1re équipe. «Le trio vainqueur», se marre la jeune femme. Concordia est aujourd’hui l’une des seules organisations vaudoises de masse à bénéficier d’une filière de formation complète. Si Yverdon reste la référence du football féminin dans le canton – la 1re équipe milite en LNA –, le club nord-vaudois ne dispose néanmoins pas d’autant d’équipes que celui de Lausanne. «Yverdon cherche des joueuses déjà formées. Nous, on cherche à les former. C’est la grande différence», insiste fièrement Philippe Jeanneret.

Possibilité de progression

Jusqu’ici, la structure yverdonnoise Team Vaud Foot Espoir Féminin était une bonne alternative pour les jeunes. Et Concordia a même été un très bon pourvoyeur de cette association au cours des dix dernières années. Mais, depuis deux ans, les choses ont évolué. Car la 1re équipe lausannoise milite aujourd’hui en 2e ligue inter et peut désormais parfaitement régater, grâce à son encadrement, avec Team Vaud Foot Espoir Féminin. «Je ne le cache pas, je n’annonce plus mes joueuses à cette entité, explique Philippe Jeanneret. Si c’est pour qu’elles évoluent un jour en LNA à Yverdon, il n’y a aucun souci, En revanche, si c’est pour les intégrer en M17 ou M19, je n’en vois pas le sens. Dans ce cas, notre 1re équipe suffit pour les faire progresser.»

Le trio de coaches de Concordia ne fait pas mystère de ses ambitions: viser une, voire deux catégories plus hautes. Un contingent stable depuis trois ans et des joueuses motivées laissent entrevoir une réelle possibilité de progression. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous n’avons pas, dans le Grand-Lausanne, un club phare féminin évoluant plus haut que la 1re ligue, commente le coach. Avec un objectif précis et un mode de fonctionnement clairement établi, nous atteindrons ce but.»

Philippe Jeanneret et ses deux collaborateurs entendent faire de Concordia la référence du football féminin du sud du canton. «Il ne faut juste pas être trop ambitieux. Pour le moment, Yverdon doit rester partenaire du Nord vaudois et nous du sud», renchérit l’assistant Rafael Pérez.

Passage de témoin

Toutes les bonnes choses ayant une fin, Philippe Jeanneret quittera le club au terme de la saison pour des raisons personnelles. «Je suis jeune papa depuis trois ans, et, avec le football, ça fait beaucoup. Je pars très serein, car je sais que les gens qui reprennent sont pleinement investis et très motivés.»

Du côté de la 1re équipe, l’histoire est jolie: un frère et une sœur reprendront fièrement le flambeau. «Philippe va nous manquer, et aux filles aussi, sourit Beatriz Pérez. Mais on va continuer avec la même philosophie. Ça marchait en trio, ça marchera également en duo.»

Un article rédigé par Joëlle Golay

Categories: FC Concordia Lausanne

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*