Comme ça, Payerne n’avait aucune chance

Comme ça, Payerne n’avait aucune chance

A la mi-temps, atteinte sur le score très flatteur pour le Stade Payerne de 0-0, on se prenait à rêver d’un titre qui aurait pu être « Le Miracle de Bouleyres », pour le cas où les Broyards seraient revenus de Bulle avec un point, voire trois. Il ne fallait cependant pas trop rêver. Payerne, qui s’est déplacé en Gruyère avec un seul remplaçant au coup d’envoi et Romain Vaucher, arrivé à l’aéroport de Genève à 19h et sur le site de Bouleyres exactement à la… 74e minute, pour une entrée en jeu à la 83e, n’avait tout simplement aucune chance de rivaliser avec le grand favori de ce groupe 2 de 2e ligue inter.

Payerne sous l’eau d’entrée

Une preuve de l’agonie des Broyard pour ce match de reprise en championnat? A la 26e, déjà, sur une touche, on a distinctement entendu Arnaud Rapin encourager ses coéquipiers à souffler un peu et à profiter d’un bref moment de répit pour simplement sortir la tête de l’eau. C’est dire l’ampleur de la domination bulloise.

Nathanaël Vorlet blessé à l’entraînement de la veille

Pourquoi aussi peu de monde de disponible pour le premier match de cette nouvelle saison? En raison des vacances, déjà, qui concernent Arbnor Ademaj et Ardian Hoti, par exemple. Payerne avait deux suspendus (Benjamin Burla et Christophe Carrel), quelques joueurs pas encore qualifiés, et comme si cela ne suffisait pas, les Broyards ont perdu leur capitaine et leader de la défense, l’excellent Nathanaël Vorlet, la veille du match.

Présent au match avec les béquilles, le grand défenseur central a été touché à l’entraînement et souffre des ligaments. Difficile d’en savoir plus pour l’instant, mais il pourrait manquer de longues semaines aux Payernois si les résultats de la prochaine IRM se révèlent problématiques. Un sacré coup dur, pour lui déjà, pour son équipe ensuite.

A la mi-temps, déjà, il y aurait pu y avoir 3 ou 4-0

Alors oui, le Stade Payerne a souffert à Bouleyres vendredi, dans la lignée de ses matches amicaux (quatre défaites, 21 buts encaissés). A la mi-temps, déjà, il y aurait pu en y avoir trois ou quatre dans la cage d’Arnaud Rapin, au bas mot. Le blond gardien du Stade a réussi quelques miracles, eu pas mal de réussite aussi et profité de la maladresse d’attaquants bullois pas très inspirés dans le dernier geste. Mais pour le reste, pardon, mais ce FC Bulle a été impressionnant de vitesse et de percussion. Et comme derrière, les Fribourgeois sont extrêmement solides, dans la foulée de leur très bon exercice 2014/2015 sur le plan défensif, Payerne, qui a eu une seule occasion dans les 45 premières minutes, ne pouvait rien espérer d’autre que la défaite. Restait à tenir le plus longtemps possible.

Payerne a tenu 49 minutes

Combien de temps? 49 minutes, exactement. C’est à ce moment-là que Maxime Afonso a surgi côté gauche pour placer un plomb au premier poteau, sous la latte d’Arnaud Rapin qui n’y pouvait absolument rien. Aurait-il dû boucher son angle? Dans un monde idéal, oui, mais la frappe était tellement soudaine, tellement pure, tellement forte, que personne ne peut en tenir rigueur au portier payernois. 1-0 et bientôt 2-0, quelques secondes plus tard, sur une réussite de Micael Da Silva, de près. Match fini, plié, emballé, terminé. Merci d’être passé.

Romain Vaucher: à Londres à 17h, buteur à Bulle à 21h57

Payerne a donc tout perdu en trois minutes, mais ce n’est pas là, dans ces 180 secondes ponctuées par deux buts encaissés, que la différence s’est faite. Sur le plan comptable, oui, d’accord, mais Bulle était tellement plus fort partout que les Broyards auraient fini par craquer à un moment ou à un autre. Obligé.

Ils ont eu deux occasions, en fait, les hommes de Cédric Mora. Une pour Bapstiste Bersier à la 31e et une pour Fabio Furtado suite à un corner à la 60e. C’est tout? Mis à part le but de Romain Vaucher à la 87e qui leur a redonné l’espoir, oui, c’est tout. Romain Vaucher, donc, était à Londres à 17h, à Cointrin à 19h, et devant le but de Cédric Zimmermann à 21h57 pour inscrire le 2-1 de l’espoir. Belle performance. Mais cela n’a pas suffi, car Bulle, qui s’était un peu relâché, a réaccéléré dans la foulée et inscrit deux nouveaux buts. 4-1, score final.

La bonne entrée de Jérémy Pereira, avec un but à la clé

A noter du côté de Bulle la bonne entrée de Jérémy Pereira. L’ancien ailier de LUC-Dorigny et de Napoli Vevey, avec qui il vient de jouer les finales de 3e ligue, est entré à la 80e dans les rangs des Gruériens et s’est même offert le luxe de marquer le 3-1, dribblant habilement Arnaud Rapin, tout en vitesse, pour inscrire le but de la sécurité dans le but vide. Il y avait au moins un Vaudois qui avait le sourire en ce vendredi.

Il a dit à Footvaud.ch

Cédric Mora, entraîneur de Stade Payerne

Je suis fier des gars. Ils se sont bien battus, ils ont eu la bonne habitude. Après le match, j’ai tenu à les réunir sur le terrain pour leur dire ça en face, pas qu’ils rentrent aux vestiaires trop abattus. Venir ici avec seulement un gardien remplaçant au coup d’envoi, c’était compliqué… Mais on a montré du coeur, on a bien tenu et à 2-1, on y a même cru un petit peu! Il ne faut surtout pas dramatiser ce résultat. Oui, c’est 4-1. Oui, c’est une claque. Mais on savait que notre premier mois allait être compliqué avec quatre déplacements consécutifs, dont le prochain à La Sarraz. On aura récupéré quelques joueurs d’ici-là et on va travailler toute la semaine pour livrer un bon match là-bas. J’ai quelques regrets quand même… A 0-0, Baptiste Bersier a une belle occasion. Quand on est à onze, qu’on défend comme ça, on doit se montrer plus tueur. Une offrande comme ça, elle doit finir au fond! On mène 1-0, ils doutent et on ne sait jamais… Et leur 1-0, justement, on a la balle, on a un joueur blessé et on se fait planter. Mais bon, sur l’ensemble du match, il n’y a rien à dire. Bulle a amplement mérité sa victoire. Je me réjouis qu’on soit plus nombreux, il devrait y avoir une saine concurrence dans ce groupe.

Les hommes du match

Difficile de sortir deux Payernois. Disons que Samuel Amomah s’en est bien sorti face à Hakim Khadrouche en défense centrale. Il a mis quelques boîtes, mais il a surtout bien défendu et son sens du placement, ainsi que son autorité, ont fait merveille. Pour être plus clair, si Payerne n’en a pas pris plus, c’est aussi grâce à lui. Sinon? Fabio Furtado a été plutôt bon au milieu de terrain, mais rien qui nous fasse écrire de trop grandes phrases non plus. Il a bien travaillé, il a énormément couru, comme son camarade Sylvain Renevey, lui aussi infatigable à mi-terrain.

Les prochains rendez-vous

Déjà un derby vaudois pour Payerne, qui se rendra à La Sarraz-Eclépens le dimanche 16 août à 15h30. Joli choc en vue!

FC Bulle – Stade Payerne 4-1 (0-0)

Buts: 49e Afonso 1-0; 51e Da Silva 2-0; 87e Vaucher 2-1; 88e Jérémy Pereira 3-1; 90e Afonso 4-1.

Arbitres: M. Marco Lopez, assisté de M. Florian Zürcher et de M. Bruno Blaser.

Bulle: C. Zimmermann; J. Yenni, Mallein, Bochud, Fasel; Barnabo, C. Jaquet (63e T. Jaquet); Afonso, A. Yenni (80e Jérémy Pereira), Da Silva (85e Charrière); Khadrouche.

Entraineur: Dullio Servadio

Payerne: Rapin; Rui Brito, Amomah, Scheidegger, Loup; Renevey, Marcus Fernandes, Furtado; Hostettler (83e Vaucher), Bersier, Gamba.

Entraîneur: Cédric Mora

Bouleyres, 283 spectateurs.

Categories: 2e ligue inter

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